J.-H. ROSNY AINE
J.-H. ROSNY AINE
Il y a des dizaines de milliers d’années, la survie des Oulhamr dépend d’un trésor plus précieux que tout : le feu.
BnF collection ebooks - "Le samedi soir, les hommes de Tavesco se réunissent pour parler, jouer et boire, dans les deux cabarets du village. Ils ne connaissent guère qu'une seule boisson, un vin opaque, au goût fort et au bouquet presque nul, dont tous ceux qui l'ont pratiqué gardent un souvenir nostalgique." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
BnF collection ebooks - "Dans le pays que nous parcourions, il règne une fécondité merveilleuse. Les hommes y sont rares. Le silence stagne autour de formidables marécages ; la Bête, libre de croître, s'est multipliée sur les terres et dans les eaux ; les oiseaux remplissent jusqu'aux nuages, les rivières bouillonnent d'une population grouillante et profonde." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
BnF collection ebooks - "C'était mille ans avant le massement civilisateur d'où surgirent plus tard Ninive, Babylone, Ecbatane. La tribu nomade de Pjehou, avec ses ânes, ses chevaux, son bétail, traversait la forêt farouche de Kzour, vers le crépuscule du soir, dans l'océan de la mer oblique." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
1922, Afrique inconnue. Hareton Ironcastle et son expédition s’aventurent en terre hostile, où l’évolution a pris des chemins insoupçonnés.
BnF collection ebooks - "Le samedi soir, les hommes de Tavesco se réunissent pour parler, jouer et boire, dans les deux cabarets du village. Ils ne connaissent guère qu'une seule boisson, un vin opaque, au goût fort et au bouquet presque nul, dont tous ceux qui l'ont pratiqué gardent un souvenir nostalgique."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
BnF collection ebooks - "Dans le pays que nous parcourions, il règne une fécondité merveilleuse. Les hommes y sont rares. Le silence stagne autour de formidables marécages ; la Bête, libre de croître, s'est multipliée sur les terres et dans les eaux ; les oiseaux remplissent jusqu'aux nuages, les rivières bouillonnent d'une population grouillante et profonde."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Cinq récits fondateurs de la science-fiction française, des ballons aux automates en passant par Mars : une anthologie qui révèle les origines audacieuses d’un genre toujours moderne.
L'oeuvre de J.H. Rosny l'aîné vient de passer en domaine public. Mais, 70 ans après sa mort, avons-nous cessé de le lire, avec ce mélange d'effroi et de malaise qui signe les grandes oeuvres de la science-fiction ? Etrange, de le voir correspondre avec Conan Doyle, et inventer simultanément avec H.G Wells des thèmes qui nous touchent avec la même urgence aujourd'hui. On sait - depuis 1945 exactement - que l'homme a désormais la possibilité d'annihiler sa propre planète. On sait, avec de plus en plus de signaux d'alerte, que la façon dont nous utilisons les ressources de notre propre planète nous mettent nous-mêmes collectivement en danger. Ce qui est fascinant dans "La mort de la terre", c'est que Rosny l'aîné en fait une fable merveilleuse, avec de la douceur et du rêve. L'homme est composé d'eau : on va le priver d'eau. Les survivants errent sur une planète mise à mal. Les peuplades qui ont réchappé pratiquent l'euthanasie. Et, surtout, une nouvelle vie se saisit de la planète, via d'étranges êtres issus du monde minéral, ou bien le concept de la vie ayant migré de l'organique au minéral - avec explications scientifiques à la clé. Mais acceptons de rêver : la littérature naît de notre inquiétude, et la réveille. Elle est aussi ce qui nous induit à la résistance, voire la survie. S'il faut se laisser à nouveau surprendre par Rosny l'aîné, et ne pas le laisser discrètement à l'ombre de la "Guerre du feu" qui touche pourtant aussi un fantasme sensible, c'est bien parce que les problèmes qu'il évoque pourraient bien, à un siècle de distance, se révéler nos pires maladies, nos risques premiers. Et c'est pour cela que, par delà le plaisir de la fable, et cette langue belle et directe, nous l'en remercions. FB
L'oeuvre de J.H. Rosny l'aîné vient de passer en domaine public. Mais, 70 ans après sa mort, avons-nous cessé de le lire, avec ce mélange d'effroi et de malaise qui signe les grandes oeuvres de la science-fiction ? Etrange, de le voir correspondre avec Conan Doyle, et inventer simultanément avec H.G Wells des thèmes qui nous touchent avec la même urgence aujourd'hui. Nous savons aujourd'hui que, dans les galaxies voisines, et même dans d'autres confins de la nôtres, des planètes semblent autoriser la formation de la vie. Nous avons découvert la présence d'eau sur Mars, qui garde bien de ses secrets. Ces derniers mois, un équipage d'astronaute s'est entraîné en temps et vaisseau réels à l'accomplissement d'un voyage de reconnaissance. Et nous savons déjà avoir été les artisans de notre irréversible déclin sur notre propre planète. Questions donc à forte résonance pour nous. Mais quelle étrangeté de voir Rosny l'aîné les affronter dès 1921, avec cette finesse et ce pessimisme qui lui sont propres, et qui résonnent dans sa belle langue. Nous avons aussi appris que nous portons des gènes de l'homme de Néanderthal, et des biologistes d'aujourd'hui tentent de réussir d'improbables clonages : voilà ce dans quoi aussi se risque ce roman suspendu et décalé, précis et prenant, qu'est "Les navigateurs de l'infini". S'il faut se laisser à nouveau surprendre par Rosny l'aîné, et ne pas le laisser discrètement à l'ombre de la "Guerre du feu" qui touche pourtant aussi un fantasme sensible, c'est bien parce que les problèmes qu'il évoque pourraient bien, à un siècle de distance, se révéler à la fois nos meilleurs rêves et nos risques premiers. Et c'est pour cela que, par delà le plaisir de la fable, et un roman tendu et visionnaire, nous l'en remercions. FB
J.-H. Rosny Aîné (1856-1940) "Cette terre est redevenue sauvage. Ayant perdu le goût de se reproduire, une race d'hommes, qui remontait à la Gaule Celtibère, s'éteignait ou fuyait vers les villes. En un demi-siècle, ce fut le désert, où les herbes dévorantes et les arbres patients combattaient pour l'étendue. Vainqueurs, les arbres se massent en bois ou en forêts ; vaincus, ils meurent lentement dans les savanes ; souvent, une lutte indécise mélange les combattants. On rencontre aussi des marécages, des landes, des collines et des rocs ; les bêtes ont repris possession de leur domaine antique. Au milieu du désert, dans une ferme vermoulue, une femme s'était réfugiée avec une enfant - presque femme aussi. Des misères sinistres les avaient ramenées dans le domaine où leur père, homme opiniâtre, sauvage et téméraire, avait persisté seul, jusqu'à la mort. On voyait des traces de culture ; des porcs pareils à des sangliers dormaient la nuit, dans une étable en ruines ; les vignes s'obstinaient à produire des raisins et, au delà d'emblaves abandonnées, croissait, à l'aventure, un bois de châtaigniers. Créature fauve, agile, d'une grâce ténébreuse et menaçante, la femme parvenait à vivre là - approximativement." Trois femmes aiment Roland... et Roland les aime... Nicole la sauvage... sa soeur Magali, la pureté de la jeunesse... Maya l'ensorceleuse...
J.-H. Rosny Aîné (1856-1940) "Tout est prêt. Les cloisons du Stellarium, en argine sublimé, d'une transparence parfaite, ont une résistance et une élasticité qui, naguère, eussent paru irréalisables et qui le rendent pratiquement indestructible. Un champ pseudo-gravitif, à l'intérieur de l'appareil, assurera un équilibre stable aux êtres et aux objets. Nous disposons d'abris dont la contenance totale atteint trois cents mètres cubes ; notre chargement d'hydralium doit suffire à nous approvisionner d'oxygène pendant trois cents jours ; nos armures hermétiques d'argine nous permettront de circuler dans Mars à la pression terrestre, notre respiration étant assurée par des transformateurs directs ou pneumatiques. D'ailleurs, les appareils Siverol nous dispenseraient de respirer pendant plusieurs heures, par leur action globulaire et par l'anesthésie des poumons. Enfin, notre provision de vivres comprimés, auxquels nous pouvons rendre à volonté leur volume primitif, est assurée pour neuf mois. " "Les navigateurs de l'infini" - "Les astronautes" Le vaisseau spatial le "Stellarium" atterrit sur la planète Mars. Les trois astronautes, Antoine Lougre, Jean Gavial et Jacques Laverande, se retrouvent face aux dangers de l'inconnu et font connaissance avec les Martiens...
J.-H. Rosny aîné (1856-1940) "Le vicomte Guillaume de Rocheverne dépouillait sa correspondance avec cette fureur qu'il transportait dans le plaisir, dans le travail, dans l'amour même... Parce qu'elle remontait à son enfance, il savait la juguler ; elle piaffait, elle écumait, mais ne démarrait que lorsqu'il le voulait bien : seulement, elle lui dévorait les entrailles et lui congestionnait le cerveau... - Crétin ! Crétin ! Crétin ! grogna-t-il en rejetant une épaisse missive bleue. À ce gentilhomme aux mains rudes, aux joues larges, dont les yeux scintillaient dans la pénombre, la nature avait départi une poitrine profonde, une stature de cent-garde et une vaine force musculaire. Il boitait, ayant reçu un éclat d'obus dans la cuisse. Bientôt, il repoussa les lettres et jeta un regard vers sa fille. Elle éprouvait une compassion impuissante pour ce solide organisme qui semblait si bien fait pour vaincre et qui perdait constamment la bataille." Denise est une jeune fille volontaire, âgée de 19 ans. Elle demande à son père de l'émanciper afin de pouvoir, comme lui, faire des affaires. Qu'a-t-elle en tête ?
J.-H. Rosny Aîné (1856-1940) "Nous partons après-demain pour Vichy, dit la vieille Mme Rivelaines pendant un entr'acte de Topaze. Roland de Langares pâlit sous le coup. - J'ai le foie fatigué, soupira la dame... Il paraît qu'il me faut boire leur eau sur place, à la source. Je suis sceptique, mais disciplinée : j'obéis ! Comme l'homme emporté par la rivière, Roland s'accrocha à la première touffe d'herbes : - Mme Montaverne vous accompagne ? - Et qui m'accompagnerait ? se récria Mme Rivelaines, indignée. C'était la catastrophe. Roland regarda l'étincelante Gilberte Montaverne avec désespoir. Tous ses goûts l'avaient entraîné vers cette femme, avant l'amour même. Jamais elle ne l'avait déçu. Attaché à elle comme à sa propre vie, il ne concevait plus qu'aucune autre, jusqu'à la fin de ses jours, pût la remplacer. C'était une de ces rencontres rares, où les préférences innées interviennent. Presque toujours, nous faisons nos pauvres amours selon les hasards - nous sommes forcés de nous adapter aux êtres, de les embellir par des qualités imaginaires. Rien de pareil pour Gilberte ; Roland avait mieux compris, de jour en jour, pourquoi il l'aimait. Roland est amoureux de Gilberte mais celle-ci est mariée. Par amitié, il accompagne Gilberte et sa tante, Mme Rivelaines au théâtre. Cette dernière, qui est riche, perd son portefeuille ; Roland le ramasse et le garde... 20.000 franc... une somme inespérée pour lui !
Découvrez l’intégrale des œuvres de Rosny aîné, pionnier de la science-fiction moderne, réunies en un seul ebook. De La Guerre du feu aux Navigateurs de l’Infini, plongez dans des récits visionnaires qui ont marqué l’histoire littéraire.
Daniel Valgraive est un roman écrit par J.-H. ROSNY aîné écrivain belge, pseudonyme de Joseph Henri Honoré Boex, publié en 1891. Extrait préface |...C'est la Fatalité du Bien que subit Daniel, et non pas la Fatalité du Mal. Si ses volontés finales sont discutables, si elles peuvent ne paraître pas la meilleure oeuvre à faire, du moins impliquent-elles une indéniable noblesse. Valgraive lui-même n'ignore pas certaines de leurs imperfections, mais il n'a pas le temps. Il est irrémissiblement condamné à faire vite, par conséquent tout proche de lui. Qu'il s'aventure à des projets lointains, il risquera d'aboutir au Néant. Le don de la femme aimée, la transmission de ses pouvoirs comme de ses tendresses, le choix d'êtres familiers tels que Hugues, Charles, les Sigismond, George, cela lui apparaîtra le maximum réalisable...|
L'auteur situe son roman au coeur de la Préhistoire, soit environ cent mille ans dans le passé. Depuis des générations, la vie de la tribu des Oulhamrs s'est organisée autour du feu. Mais s'ils savent conserver les braises et attiser les flammes, ils sont en revanche incapables d'allumer le feu, qu'ils conservent précieusement dans trois cages gardées jour et nuit par quatre femmes et deux guerriers. Or un jour, au cours d'un affrontement sauvage avec une tribu ennemie, les cages où brûlait le Feu, source de vie, sont détruites. C'est la catastrophe. Vaincu, le clan fuit derrière son chef Faouhm, en proie au froid et à la nuit. En désespoir de cause, celui-ci promet alors sa nièce Gammla ainsi que le bâton du commandement au guerrier qui rapportera le feu à la tribu. Un volontaire se présente immédiatement : Naoh, fils du Léopard, le plus grand et le plus agile des Oulhamrs qui depuis longtemps épiait et convoitait Gammla. Il choisit pour compagnons Nam et Gaw, deux jeunes guerriers légers et rapides, plutôt que deux autres guerriers plus robustes. Puis, par défi et goût du combat, Aghoo fils de l'Aurochs - une brute velue qui vit à l'écart avec ses deux frères et quelques femmes terrorisées - défie Naoh en promettant qu'il sera celui qui conquerra la flamme. Le lendemain, chaque groupe part de son côté affronter les multiples dangers du monde hostile qui les entoure... Au cours de leur quête, Naoh, Nam et Gaw, devront échapper aux mammouths et aux aurochs, au Lion Géant et à la Tigresse, aux Dévoreurs d'Hommes, aux Nains-Rouges et à l'ours Géant qu'ils croiseront en chemin. Après un ultime combat contre Aghoo et ses frères, ils rapportent finalement le feu au peuple Oulham
Dans un futur lointain, la Terre est devenue, du fait de sa surexploitation par l'espèce humaine, un immense désert desséché. Les quelques communautés restantes limitent les naissances et incitent les humains à pratiquer l'euthanasie pour obtenir une mort plus rapide. Targ, sa femme, sa soeur, et leurs enfants, les derniers vivants sur Terre encore prêts à survivre, partent à la recherche d'eau et de nouvelles terres pour reconstruire. En parallèle, une autre race d'êtres mi-vivants mi-minéraux, prospère sur les ruines de la civilisation humaine : les ferromagnétaux.
Il y a des millions d'années, le monde était complètement sauvage. Les animaux, mammouths gigantesques, aurochs et autres lions géants réprésentaient un danger permanent pour l'homme, réduit à sa simple nudité. Pour la race humaine, il n'était pas de trésor plus précieux que le feu, objet d'une quête périlleuse et source de combats sans merci.
Plongez dans Les Navigateurs de l'infini, chef-d’œuvre visionnaire de Rosny Aîné, où trois astronautes français découvrent sur Mars des civilisations extraterrestres aussi fascinantes que mystérieuses.
Dans plusieurs millénaires, la Terre est à bout de ressources. Les derniers humains peuplent quelques oasis dispersées dans un monde hostile et désertique. Ils communiquent à distance, se déplacent dans des planeurs et dialoguent avec les oiseaux. Le jeune Targ, intrépide et déterminé, lutte pour la survie. Son amour pour la belle Érê et l'appui de sa soeur Arva le portent à croire en l'avenir. Mais pourra-t-il résister à la violence des éléments et affronter la nouvelle menace qui prolifère sur les sols ? S'il échoue, c'est l'espèce humaine qui périra. Né à Bruxelles en 1856 et mort en 1940, Joseph Henri Honoré Boex est un romancier et homme de lettres. Membre fondateur et président de l'Académie Goncourt, il s'est illustré dans de nombreux genres populaires entre les XIXe et XXe siècles. Considéré aujourd'hui comme le père du roman préhistorique (La Guerre du feu) et de la science-fiction, il a publié principalement sous le pseudonyme de J.H. Rosny aîné. Son oeuvre abondante est constituée de plusieurs dizaines de romans, contes et nouvelles.
A Londres, une jeune femme de bonne famille meurt, puis revient à la vie sous les yeux de son mari mais quelque chose en elle à changer...
La Guerre du feu est un roman écrit par J.-H. Rosny aîné et paru pour la première fois en France en 1911. Il remporta un gros succès et a suscité de nombreuses adaptations. L'auteur situe son roman au coeur de la Préhistoire, soit environ cent mille ans dans le passé. Depuis des générations, la vie de la tribu des Oulhamrs s'est organisée autour du feu. Mais s'ils savent conserver les braises et attiser les flammes, ils sont en revanche incapables d'allumer le feu, qu'ils conservent précieusement dans trois cages gardées jour et nuit par quatre femmes et deux guerriers. Or un jour, au cours d'un affrontement sauvage avec une tribu ennemie, les cages où brûlait le Feu, source de vie, sont détruites. C'est la catastrophe. Vaincu, le clan fuit derrière son chef Faouhm, en proie au froid et à la nuit. En désespoir de cause, celui-ci promet alors sa nièce Gammla ainsi que le bâton du commandement au guerrier qui rapportera le feu à la tribu.
Dans le conte fantastique La Jeune Vampire (1920), une jeune fille de Londres est possédée par une entité qui mute son corps et la transforme en un vampire vivant. Le vampirisme relèverait d'une explication scientifique et serait une modification génétique héréditaire. Suspens, passion, et mystère sont les ingrédients de cette nouvelle inquiétante. Rosny Aisné décrit le vampirisme comme dans une approche non fantastique (le vampirisme relevant d'une explication scientifique) qui sera reprise en 1954 par l'écrivain américain Richard Matheson dans son roman Je suis une légende. J.-H. Rosny aîné est un écrivain belge, un des grands fondateurs de la science-fiction moderne. Ses oeuvres de " science-fiction " les plus connues comprennent Le Cataclysme, Un Autre Monde, (1895), La Mort de la Terre (1911), La Force mystérieuse (1913), Les Navigateurs de l'infini (1925).
J. - H. Rosny Aîné (1856-1940) "- Il est près de huit heures, dit la vieille Catherine, Monsieur aura certainement dîné quelque part... Mademoiselle devrait se mettre à table. Avec son visage basané, ses prunelles de feu noir, une chevelure tordue, couleur de goudron, et sa bouche enveloppée de poils rudes, Catherine évoquait les vieilles sorcières. Celle qui l'écoutait semblait une fée blonde, une fée des forêts gauloises, ou encore une jeune druidesse à la faucille d'or. Une lueur s'élevait d'elle, de la chevelure tissée de lumière d'aurore, de fils de la Vierge, de cocons dorés. Elle tournait vers la vieille servante un visage de perle et d'églantine, des yeux de flamme bleue, pleins de la candeur des belles filles du Nord. L'endroit semblait presque fantastique, une vieille gentilhommière de granit, une large cour aux murailles crénelées, un parc de rouvres et de hêtres rouges, puis un cercle de collines boisées dont les échancrures s'ouvraient à tous les méandres du rêve, à toutes les invitations au voyage." Denise et la vieille Catherine sont seules aux "Gerfauts". Elles attendent le retour de M. de Morneuse. Les deux femmes sont nerveuses car le chien, Jaguar, ne cesse d'aboyer : on a pénétré dans la propriété. Des bandits parviennent à entrer dans la demeure.... Mais est-ce seulement pour l'argent ?
Dans un monde préhistorique sauvage, Glâva ose braver les traditions et s’enfuit pour sauver sa sœur d’un sacrifice rituel.
Et si la Terre mourait de soif ? Dans un futur lointain, l'humanité agonise sur une planète désertifiée, où l'eau se raréfie et où une nouvelle forme de vie minérale émerge. La mort de la terre, chef-d'œuvre visionnaire de J.-H.
Aoûn et Zoûhr, deux chasseurs de la préhistoire, explorent des terres inconnues peuplées de grands fauves. Entre amitié, danger et amour, leur quête les mène au cœur des mystères de la nature sauvage.
Septembre 1914, sur un champ de bataille dévasté : deux soldats identiques, portant le même nom et les mêmes blessures, sont secourus par des brancardiers. Qui est le vrai Pierre de Givreuse ?
J.-H. Rosny Aîné (1856-1940) "- Vous passerez par la route des Loups, dit au cocher, Mme Francisca de Escalante, lorsque le coupé arriva au plus haut de la forêt. C'est un site convulsé. Les futaies alternent avec des granits, des porphyres et des grès rouges ; les rocs ont d'étranges figures et des chênes six fois séculaires jaillissent sur des corniches indestructibles ; des labyrinthes tournoient parmi les blocs et les arbres. Ce fut jadis une formidable retraite de bêtes sauvages, un nid de parias, d'outlaws, de bandits, de sorciers et de sorcières. Les loups y dévoraient la chair vivante des voyageurs, on y célébra la messe noire ; les chauffeurs y rôtirent les pieds et y concassèrent les os de leurs victimes. Francisca aimait ce lieu redoutable. Peut-être y retrouvait-elle l'âme des fauves sierras où avaient vécu ses ancêtres. Cet après-midi, dans la grande solitude, elle y examinait ses chances et ses malchances. Ses mains brûlaient ; tour à tour elle subissait les émotions qui soutiennent et qui dépriment. Elle considérait le site d'une prunelle fervente. Pâle et presque tragique, c'était une émouvante créature. La nature lui avait donné le rythme, la grâce flexible, le « sel de séduction » des sensuelles Castillanes. Avec le feu noir de ses yeux, sa chevelure « nuit d'été », son teint de nacre et de muguet, sa bouche écarlate, avec ses gestes beaux comme ses contours, elle était faite pour donner aux hommes une image terrible du bonheur. Son agitation parut s'accroître ; elle murmurait tout bas, avec une amère mélancolie : - La reverrai-je jamais ?." Lors d'une promenade en forêt, la voiture de Francesca est attaquée par des bandits ; Son cocher est tué. Elle réussit à s'enfuir mais les malfaiteurs la poursuivent. Les recherches ne donnent rien et l'enquête piétine ; Qu'est-elle devenue ? morte ou prisonnière ? Simone, la filleule de Francesca, ne désespère pas et part sur les traces de la femme disparue...
J.-H. Rosny Aîné (1856-1940) "L'image de Georges Meyral semblait traversée de zones brumeuses qui tantôt se rétractaient et tantôt s'élargissaient - faiblement ; elle apparaissait moins lumineuse qu'elle n'aurait dû l'être : - C'est inadmissible ! grommela le jeune homme. Les deux lampes électriques, après examen, se révélèrent normales, et le miroir fut essuyé. Le phénomène persistait. Il persista encore quand Meyral eut remplacé successivement les lampes : - Il est arrivé quelque chose au miroir, à l'électricité ou à moi-même. Une glace à main révéla des singularités identiques : par suite, le miroir était sans reproche. Pour mettre sa propre vision hors de cause, Georges appela sa bonne à tout faire. Cette créature hagarde, à la face rôtie et aux yeux de pirate, vint examiner sa propre image. D'abord, elle ne remarqua rien, car elle avait presque perdu le sens de la coquetterie, puis, sans avoir subi aucune suggestion, elle déclara : - On dirait qu'y a des raies et puis une petite vapeur. - Mes yeux sont innocents ! grommela Meyral... Marianne, apportez-moi une bougie." Un étrange phénomène détériore le rayonnement électromagnétique... La lumière, l'électricité et même le feu sont atteints. Peut-être rien de grave, malheureusement cette destruction s'en prend également aux êtres vivants... la folie, la violence, la mort et bien d'autres phénomènes des plus troublants. Georges Meyral et son mentor Gérard Langre, deux chercheurs en physique, parviendront-ils à solutionner cette catastrophe ?
Il y a des dizaines de milliers d’années, Naoh, jeune guerrier de la horde des Oulhamr, part en quête du feu volé par une tribu ennemie.