Igor Martinache
Igor Martinache
« Citoyenneté », « intégration », « République » : de nos jours ces mots sont souvent galvaudés dans les discours politiques et médiatiques, au point qu’ils semblent avoir perdu toute consistance. La citoyenneté est ainsi le plus souvent présentée comme une vertu morale individuelle, alors qu’elle renvoie avant tout à une forme de lien social comme l’ont montré de nombreux travaux sociologiques, philosophiques et historiques. Ces recherches rappellent notamment comment les différentes dimensions – civile, politique et sociale -, sur lesquelles repose l’appartenance à une même communauté, se sont mutuellement renforcées au cours des derniers siècles, non sans d’âpres luttes sociales. Mais la montée tendancielle de l’abstention comme celle des expressions de rejet de la politique conventionnelle semblent aujourd’hui remettre en cause ce processus intégrateur. Dans le même temps, de nouvelles façons d’envisager la politique se font jour. Le changement actuel des thèmes et des formes d’action sera-t-il suffisant pour raviver le lien politique ? • La citoyenneté est-elle compatible avec les inégalités socioéconomiques ? • Comment en est-on arrivé à confondre citoyenneté et nationalité ? • Les élections, arène fondamentale de la citoyenneté ? • La conflictualité sociale, obstacle ou composante essentielle de la citoyenneté ? • Comment peut-on consolider la citoyenneté ?
Des communes du littoral méditerranéen ont règlementé le port du maillot de bain féminin dans l’entre-deux guerres, interdit les seins nus sur certaines plages dans les années 1960 pour, finalement, interdire le port du burkini, ce maillot de bain intégral, et obliger des femmes à se déshabiller dans les années 2010. Qu’est-ce qu’un déviant ? Et, en l’occurrence une déviante ? Il y a, à l’évidence, la permanence d’un système normatif, d’un contrôle social et d’une déviance, mais ce n’est pas l’acte en lui-même qui est déviant, comme le montre cet exemple et l’explique le sociologue Howard Becker auquel cet ouvrage accorde une place importante. L’analyse de la délinquance juvénile en France en ce début du XXIe siècle montre que les thèses développées dès les années 1960 par Becker et Goffman restent fécondes pour comprendre notre société et ses évolutions. Tout comme la norme et la déviance, le contrôle social est en constante évolution. La mise en spectacle du châtiment jusqu’au XVIIIe siècle, le dressage des corps et des esprits à partir du XIXe siècle et la mise en compétition des individus dans une société où les techniques de surveillance se sont affinées sont trois étapes clés sur lesquelles insistent les auteurs de cet ouvrage. • La déviance, un phénomène éminemment relatif • Comment devient-on déviant ? • Comment réagit-on à la stigmatisation ? • La déviance, un conformisme qui s’ignore ? • Le « jeune de banlieue », nouvel avatar de la déviance juvénile • L’école, un haut lieu du contrôle social • Nos sociétés sont-elles de plus en plus violentes ? • Vit-on un relâchement du contrôle social ?