Henri de Régnier
Henri de Régnier
Quatre nouvelles autour de l'amour, du désir, de l'esquive, de la séduction, de toutes ces subtilités dont les hommes et les femmes aiment tisser leurs relations. Les nouvelles, chacune dans un monde bien différent, sont pourtant liées. La dernière, qui noue la gerbe, jette sur la vie intime de l'auteur, amoureux reconnu des femmes, de bien étranges lueurs.
Voici enfin publiée intégralement - les seules lettres de Régnier l'avaient été il y a vingt-cinq ans - l'importante correspondance d'André Gide avec celui qui fut d'abord pour lui un poète admiré (son aîné de cinq ans) et un ami très proche avec lequel il fit son premier vrai voyage (à travers la Bretagne, en 1892). Pendant plus de dix ans, leurs lettres font revivre toute cette fin-de-siècle littéraire riche et bouillonnante de productions originales. Pierre Louÿs et le milieu Heredia (Régnier et Louÿs furent les gendres du poète des Trophées), Paul Valéry, Froncis Jammes... sont parmi les acteurs de cette chronique. Mais Gide, en 1900, eut le bon goût de ne guère aimer le roman un peu trop « polisson » de Régnier, La Double Maîtresse : blessé, le susceptible auteur ne devait jamais lui pardonner cette critique, et se déroba toujours à une réconciliation, que Gide souhaitait pourtant. Leurs relations s'espacèrent, dans une progressive glaciation ; un dernier échange épistolaire en 1911 ne fut suivi, de la part de Régnier, que par des témoignages d'hostilité rancunière vis-à-vis de son ancien ami, devenu à ses yeux « un médiocre prosateur à la médiocrité prétentieuse »,- Gide demeurant, lui, fidèle à son admiration de jeunesse et faisant une belle place aux vers de Régnier dans son Anthologie de la poésie française de la Pléiade.
Écrivain influencé par le Parnasse et le Symbolisme, journaliste littéraire et académicien cultivé et raffiné, voire quelque peu maniéré, Henri de Régnier (1864-1936) offre ici sa prose à une petite ville de Bourgogne du sud, Paray-le-Monial. Dans un récit quelque peu nostalgique et mélancolique parsemé des souvenirs de sa famille, il raconte l'histoire et la géographie de ce lieu inspiré fondé avant l'an mille par les moines de l'Ordre de Cluny puis devenu au fil des siècles "cité du Sacré-Coeur" et haut lieu de pélerinage catholique. Avec son sens du passé alliant culture classique et rêve romantique, il traverse les siècles, racontant la fondation du monastère au sommet du "Val d'Or", l'expansion du "Paredum monial" sur les bords de la Bourbince, la construction de ce chef-d'oeuvre d'architecture romane qu'est la basilique, la canonisation de la Bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque, inspiratrice du culte du Sacré-Coeur de Jésus, la généalogie de la noblesse régionale, les guerres de religion, les destructions de la Révolution et autres faits historiques marquants de la petite cité du pays charolais. - "C'est là que je reviens souvent en pensée, au soir de ma vie, vers les chers disparus dont la mémoire se mêle aux souvenirs de mes lointaines années. De là je domine la tranquille petite ville de France à laquelle m'attachent tant de liens de famille, la petite ville que je vois groupée sur les rives de sa Bourbince, avec ses rues, ses places, ses maisons, ses jardins, autour de sa vénérable basilique Clunysienne, le Paray-le-Monial de ma jeunesse, le Paray-le-Monial des "Jours Heureux" et des "Vacances d'un jeune homme sage", à qui j'offre ici ces images de son passé." - Henri de Régnier.
M. de Séguirann'a qu'un souci, dans son château près d'Aix en Provence : avoir une descendance. Les madames de Séguiran sont vertueuses ; la première incapable de fournir l'héritier tant souhaité laisse un veuf éploré. Mais le plus cruel est son frère qui soupçonne M. de Séguiran d'être incapable de procréer ! Avec humour et beaucoup d'allusions fines, Henri de Régnier plante des personnages hauts en couleurs dans des situations rocambolesques. Avec son style précieux et précis, il amuse et émeut jusqu'à la dernière scène !
Paris, 1914-1915 : à travers les yeux de Maurice Demaison et la plume poétique d’Henri de Régnier, revivez le quotidien d’une capitale en temps de guerre.
BnF collection ebooks - "Sire Guillaume, allant en marchandise, Laissa sa femme enceinte de six mois, Simple, jeunette et d'assez bonne guise, Nommée Alix, du pays champenois. Compère André l'allait voir quelquefois : A quel dessein, besoin n'est de le dire, Et Dieu le sait. C'était un maître sire : Il ne tendait guère en vain ses filets ; Ce n'était pas autrement sa coutume."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
- André ! Mme de Vrancourt...Tandis que Pierre de Claircy saluait, l'automobile les dépassait. Son frère André s'était penché en portant la main à son chapeau ; mais il n'acheva pas le geste commencé. L'auto des Vrancourt ne montrait déjà plus que son panneau d'arrière et sa lanterne basse filant à ras de terre, devant la victoria distancée, qui continuait à rouler doucement dans l'avenue des Champs-Élysées, au trot de son vieux cheval.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A JOSÉ-MARIA DE HEREDIA. J'ai conduit le cheval à travers les marais, Dit-il ; l'automne avec les feuilles des forêts Avait jonché la route et comblé les fontaines ; Les durs sabots craquaient sur la coque des faînes, Et je tenais la bride en marchant près de lui, Et je ne voyais plus les arbres dans la nuit, Et la route était longue à travers le bois noir.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Il est un jeu divertissant sur tous, Jeu dont l'ardeur souvent se renouvelle ; Ce qui me plaît, c'est que tant de cervelle N'y fait besoin et ne sert de deux clous. Or, devinez comment ce jeu s'appelle. Vous y jouez, comme aussi faisons-nous ; Il divertit et la laide et la belle ; Soit jour, soit nuit, à toute heure il est doux, Car on y voit assez clair sans chandelle. Or, devinez comment ce jeu s'appelle."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Plongez dans Le Passé vivant, un roman moderne où Henri de Régnier mêle avec brio nostalgie du XVIIIe siècle, intrigues mondaines et une touche de fantastique. Une œuvre d'une élégance rare, où le passé hante le présent jusqu'à l'obsession.
Plongez dans Contes à soi-même, un recueil envoûtant où Henri de Régnier mêle poésie, mélancolie et introspection. Ces nouvelles délicates, entre rêve et réalité, invitent à une lecture intimiste et intemporelle.
Écrivain fin de siècle, admiré de Proust, poète, romancier, essayiste, vénitien de coeur, Henri de Régnier nous livre ici deux nouvelles sur la cité des Doges : L'entrevue et Le Café Quadri, fondées l'une et l'autre sur une ville organique où l'architecture scelle le destin de ses habitants.
Venise, début du XXe siècle : un palais hanté par le regard d’un ancêtre, une rencontre entre deux époques, et l’étrange sensation d’être à la fois spectateur et acteur d’un mystère.
Rapide, imaginative, douée du sens de l'impromptu, forte d'une gaieté d'autant plus sûre qu'elle relevait d'un pessimisme radical, la marquise du Deffand (1696-1780) fut, de son vivant, célèbre pour son salon, où se réunissaient hommes politiques, philosophes, écrivains. À l'âge de 56 ans elle devient aveugle. La parole demeure son seul mode d'être. Madame du Deffand élève à la hauteur d'un art son amour de la conversation - un art dont il ne nous resterait nulle trace sans sa correspondance qui nous restitue à l'état vif le brillant, l'acéré de son esprit. Madame du Deffand est avec Voltaire, dans la prose, le classique le plus pur de cette époque, sans même en excepter aucun des grands écrivains, écrit Sainte-Beuve. Les lettres de la marquise à celui qu'elle considère comme le dernier détenteur du bon goût sont un modèle de style, d'humour et de lucidité. S'y déploient, avec une rare élégance, le génie de la langue française et celui de l'amitié. (Chantal Thomas)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un château hanté, une jeune femme en danger, et un mystérieux trèfle noir aux pouvoirs maléfiques : Le Trèfle noir d’Henri de Régnier mêle romance gothique et fantastique.
C'est après-demain le 1er janvier, et j'ai eu hier trente-trois ans.J'aurais laissé passer inaperçu ce double événement sans la visite que m'a faite, ce matin, mon ami Pompeo Neroli, natif de Sienne et relieur de son état. Oui, sans la venue inopinée de Pompeo Neroli, j'oubliais que l'année nouvelle est sur le point de commencer et que, pour la trente-quatrième, fois, je vais assister à son cours, à moins que le ciel ne m'interrompe en cette occupation, ce qui, en somme, me serait assez indifférent, bien que j'aime la vie, à ma façon.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Oh ! combien l'homme est inconstant, divers, Faible, léger, tenant mal sa parole ! J'avais juré hautement en mes vers De renoncer à tout conte frivole : Et quand juré ? c'est ce qui me confond, Depuis deux jours j'ai fait cette promesse."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
BnF collection ebooks - "Jadis régnait en Lombardie Un prince aussi beau que le jour Et tel que des beautés qui régnaient à sa cour La moitié lui portait envie, L'autre moitié brûlait pour lui d'amour. Un jour, en se mirant : « Je fais, dit-il, gageure Qu'il n'est mortel dans la nature Qui me soit égal en appas, Et gage, si l'on veut, la meilleure province De mes Etats."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
« Je n'aime pas la bonté des autres : elle est une borne à mon égoïsme. » Henri de Régnier « Je crois en fait que les extrêmes se touchent, et que les êtres les plus tristes, souvent, sont aussi les plus drôles. Poussez la tristesse à fond, elle se tourne en humour ; grattez l'humour, la tristesse est en-dessous. Régnier est ainsi : triste et drôle à la fois, avec un humour à froid, très british, ainsi qu'un vieux fond de truculence rabelaisienne, qui confine ici ou là au comique troupier. » Bernard Quiriny
« Je n'aime pas la bonté des autres : elle est une borne à mon égoïsme. » Henri de Régnier « Je crois en fait que les extrêmes se touchent, et que les êtres les plus tristes, souvent, sont aussi les plus drôles. Poussez la tristesse à fond, elle se tourne en humour ; grattez l'humour, la tristesse est en-dessous. Régnier est ainsi : triste et drôle à la fois, avec un humour à froid, très british, ainsi qu'un vieux fond de truculence rabelaisienne, qui confine ici ou là au comique troupier. » Bernard Quiriny
Henri de Régnier (1864-1936) serait un écrivain presque oublié aujourd'hui si Bernard Quiriny ne lui avait, en 2013, consacré un essai qui donne envie de retourner vers son oeuvre. En particulier vers ce singulier recueil de trois nouvelles dont deux se déroulent à Venise. Elles sont pleines d'une rêverie dont l'objet est presque indéterminé. Elles mettent en scène des collectionneurs, des antiquaires, des érudits dans le décor de maisons anciennes chargées d'un passé mystérieux.