Gabriel Ardant
Gabriel Ardant
Finances, monnaie, impôts : mots qui rebutent bien souvent et pourtant, pour ceux qui aiment l'Histoire et qui, surtout, veulent la comprendre, l'étude de ces notions est indispensable. Gabriel Ardant montre qu'aujourd'hui comme hier, dans l'Antiquité comme de nos jours, les États ont besoin d'avoir les moyens de leur politique. Et que si l'ambition et l'idéologie jouent un rôle dans la construction des États et la naissance des Empires, leur réussite et leur continuité ne sont assurées que s'ils s'appuient sur des techniques solides : finances, monnaie, impôts.
Pierre Mendès France et Gabriel Ardant veulent montrer que la science économique importe au sort de chacun d'entre nous, car il n'est pas un homme qui ne pâtisse lourdement des erreurs d'analyse ou qui, au contraire, ne profite des progrès de la réflexion. Les auteurs ont tenté de débarrasser les problèmes de notre temps - inflation, sous-emploi, inégalité, pollution, etc, de toute l'obscurité qui empêche de comprendre comment se posent - à l'Est comme à l'Ouest - les questions fondamentales dont dépendent le niveau de vie, la qualité de l'existence et parfois l'existence elle-même. Leur propos essentiel : une science économique qui soit au service des hommes, une science économique qui change leur vie.
Dans Semaine sainte, Jean Bouvier Cavoret explore les abîmes de l’âme humaine à travers le destin de Markus, obsédé par l’idée d’une mort pure en pleine mer.
Peut-on instaurer le socialisme dans la liberté ? On en disserte, on en fait la théorie. Gabriel Ardant s'est efforcé d'apporter une réponse fondée sur les faits, c'est-à-dire sur l'examen d'un pays, la Suède, où depuis quarante ans le socialisme est en voie de construction. Il s'agit là d'une véritable révolution qui vise à supprimer les aliénations de toutes natures, les inégalités, les barrières de classe. C'est en l'étudiant de près que l'on peut mesurer les sérieux obstacles à surmonter quand on veut transformer la société en tablant sur l'adhésion et non sur la contrainte. Cette démarche révolutionnaire, calme et sans romantisme, laisse souvent indifférents les Français. Elle leur paraît relever d'un réformisme médiocre, et non d'une révolution. Or, il s'agit bel et bien d'une révolution, n'en déplaise aux dogmatiques. Il est vrai que les Suédois n'ont pas commencé par les réformes de structure mais par le changement de la condition des hommes et des rapports qu'ils ont les uns avec les autres. Ils ont fait beaucoup de progrès dans ces domaines ; maintenant, ils en sont arrivés au point où, pour aller de l'avant, il leur faut s'attaquer aux structures de l'économie et plus encore au mode de gestion des entreprises. Dans l'usine comme dans la cité, substituer aux hiérarchies autoritaires la participation des travailleurs, aller de la démocratie politique à la démocratie industrielle, c'est un des enjeux de cette révolution suédoise.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Quand la croissance n'est pas au rendez-vous, les politiques publiques doivent donner la priorité à la création d'emplois et non à l'austérité budgétaire. Tel est l'argument développé dans ces extraits de La Science économique et l'action, de Pierre Mendès France et Gabriel Ardant, publié en 1954. Pour le démontrer, ils s'appuient sur l'histoire : le mauvais exemple des politiques de Brüning et de Laval au début des années 1930, le bon exemple du New Deal de Roosevelt. Ces textes semblent avoir été écrits aujourd'hui tant ils font écho aux préoccupations économiques françaises sur l'austérité budgétaire et la montée du chômage. Une contribution très actuelle au débat politique européen !