Frédéric Monier
Frédéric Monier
Quatrième album de la série Je Veux une Harley, créée par Marc Cuadrado et Frank Margerin, deux bikers de la BD. Marc, Tanie, Alain et Mylène décident de partir en Provence, chez Jean-Mi, frère aîné de Marc et maître praticien en thérapies alternatives. Mais pendant le voyage, les contrariétés s'enchaînent, Alain décide même de troquer sa Harley pour un side-car ! Et la cohabitation s'annonce difficile... Comédie savoureuse, Je veux une Harley, donne envie de jouer les bikers !
Un pouvoir malhonnête présente une histoire de la corruption publique en France, telle que les Français l'ont perçue et comprise, des années 1750 aux années 1950. La corruption, en politique, évoque à la fois des pratiques répréhensibles d'intérêts et de pouvoir, mais aussi un problème de moralité collective qui a suscité débats, polémiques et réformes. Dès la fin de l'Ancien régime, les critiques se focalisent sur la vénalité des charges publiques, sur les octrois de faveurs par le roi et sur certaines formes de spéculation. Avec la Révolution française, s'ouvre une ère qui, au nom d'une nouvelle morale, entend régénérer la nation en abrogeant la corruption. C'est cette quête, entreprise au nom de la vertu, des Lumières et du progrès, dont l'histoire est proposée ici. Spécialiste d'histoire politique de la France, et en particulier des phénomènes de complot, de corruption, de patronage et de clientélisme, Frédéric Monier a notamment publié Corruption et politique : rien de nouveau ( Armand Colin, 2011) et Léon Blum, la morale et le pouvoir (Armand Colin, 2016).Il enseigne l'histoire contemporaine à l'université d'Avignon.
Cette biographie de Léon Blum propose de faire la synthèse du parcours d'un homme qui incarne, entre Jaurès et Mitterrand, le socialisme français. On redécouvre l'importance d'une figure atypique d'intellectuel engagé dans la politique, bien plus complexe que l'image que nous avons conservé à travers la mémoire du Front populaire; on mesure aussi à quel point l'engagement démocratique et réformiste qui était le sien à été mal compris.Ce sont toutes les faiblesses d'une gauche française peu apte à faire coincider l'exercice du pouvoir avec ses vues éthiques, mais aussi la longue résistance de pans entiers de la société française aux évolutions nécessaires de la gouvernance que ce livre donne à mieux comprendre.
Second volume consacré à l'étude des coulisses du politique à l'époque contemporaine, ce livre collectif s'attache à traiter sur un mode universitaire du patronage et de la corruption, objets politiques aujourd'hui particulièrement sensibles et polémiques dans les sociétés européennes. Si les contributeurs français et étrangers réunis viennent de spécialités différentes, l'approche choisie se veut résolument constructiviste, historique et comparatiste. Il s'agit en effet, après en avoir questionné les fondements, de poser les jalons d'une histoire de la corruption à l'échelle européenne du début du XIXe siècle à nos jours. Si les cas français et allemands sont privilégiés, d'autres aires géographiques, de l'Europe orientale à l'Europe latine, font également l'objet d'une attention soutenue. En mettant l'accent sur des moments et des territoires variés, l'ouvrage ambitionne de saisir la corruption à travers la pluralité des acteurs qu'elle met en jeu (des hommes politiques dispensateurs de faveurs aux bénéficiaires des recommandations), la diversité des lieux où elle se développe (d'une permanence électorale à un conseil municipal) et des moments où elle prend forme (des opérations électorales à la conclusion de marchés publics). C'est donc à l'histoire d'un ordinaire de la corruption qu'il s'est agi de prêter attention plus encore qu'aux scandales qui feront l'objet d'un troisième volume qui clôturera cette série.
Dans cet ouvrage, Frédéric Monier retrace l'histoire de ces " stratégies du secret " et s'efforce de présenter une analyse globale du phénomène. De la conspiration boulangiste à la tentative de putsch menée par la Cagoule en passant par les menaces de complot bolchevique dans les années vingt, la France de la IIIe République a vécu au rythme des conspirations. Des années 1880 à l'effondrement de juillet 1940, une série de poursuites judiciaires pour complot et atteinte à la sûreté de l'État ont révélé l'inquiétude persistante des gouvernements devant les menaces de sédition. Pour la première fois, un ouvrage tente de mettre en perspective cette histoire secrète des complots politiques. Pour Frédéric Monier, ces épisodes souvent dramatiques, parfois rocambolesques, viennent témoigner de la crainte de voir le pays céder sous les assauts de minorités résolues, unies dans le secret et prêtes à employer la force pour renverser le premier régime démocratique stable qu'ait connu la France : le général Boulanger en 1889, Déroulède en 1899, des dirigeants de la CGT dans les premières années du siècle. Après les complots communistes des années vingt, ce fut au tour de l'extrême droit de se trouver dans la ligne de mire des pouvoirs publics pendant les années trente. À la suite de la nuit d'émeute du 6 février 1934 et de la dissolution des ligues, il restait à affronter un dernier complot, le plus impressionnant sans doute, celui du comité secret d'action révolutionnaire, surnommé la " Cagoule ". Dans cet ouvrage, Frédéric Monier retrace l'histoire de ces " stratégies du secret " et s'efforce de présenter une analyse globale du phénomène. En distinguant la conspiration, révolutionnaire et subversive, le complot, judiciaire et répressif, et la conjuration, fabuleuse et mythologique, il nous invite à découvrir l'histoire obscure des rapports de la République et de ses ennemis, réels et imaginaires.
"Les coulisses du politique dans l'Europe contemporaine" offre en 3 volumes une autre histoire du politique dans un souci de transparence par rapport à ces phénomènes, à la fois montrés du doigt et dissimulés. Rédigé par un collectif d'historiens qui éclairent d'un jour nouveau les critiques et les jugements pesant sur la scène actuelle du politique en en discréditant les acteurs, cet ouvrage met à la disposition des chercheurs, enseignants et étudiants les outils propres à décrypter cette "histoire du politique".
L'affaire Woerth-Bettencourt a agité la vie politique française. Ce n'est certes pas la première fois que la République est touchée par un scandale : un avatar de plus d'une corruption bien dans ses meubles au sein du système français de pouvoir ? Méfions-nous des apparences et d'une prise en otage du passé nourrie par l'incapacité de penser les spécificités du présent. Paradoxalement, c'est l'historien qui est le mieux à même de faire la part des choses. Et c'est donc en historien, et non pas en politiste, et encore moins en journaliste, que Frédéric Monier analyse cette affaire. Il nous livre un éclairage précieux sur cette France d'aujourd'hui, qui, de droite à gauche, de dissensions en fractures, de malaises en psychodrames, se donne tant de mal pour retarder ses rendez-vous avec un avenir démocratique.