François Audet
François Audet
Les organisations internationales humanitaires (OIH), qu'elles soient intergouvernementales ou non gouvernementales, sont devenues un acteur incontournable des interventions à la suite de catastrophes naturelles ou de conflits armés. L'importance grandissante de leur rôle dans la protection des civils s'explique notamment par la croissance du nombre de catastrophes dans les dernières décennies et par les incidences des conflits sur les populations. Les organisations humanitaires doivent fonctionner avec des réalités antinomiques. Assujetties aux politiques publiques d'aide humanitaire, elles sont contraintes de compétitionner entre elles pour leurs ressources et les résultats de leurs projets. Elles sont donc, paradoxalement, gérées comme des entreprises privées. Basé sur l'étude de neuf organisations, le présent ouvrage s'intéresse au comportement et au fonctionnement des organisations internationales humanitaires. Il met en lumière les tensions bureaucratiques internes avec, d'une part, l'utilité fonctionnaliste des organisations humanitaires qui leur procure un rôle d'intérêt public de prestation de services sociaux et de redistribution de la richesse et, d'autre part, des considérations d'ordres stratégique et managérial. L'indépendance de ces organisations par rapport aux autorités et politiques publiques est mise en doute et l'impossibilité d'harmoniser leur mission avec leur modèle de gestion est pointée du doigt. Cet ouvrage s'inscrit dans le débat sur les processus décisionnels des organisations humanitaires déchirées entre « ce qu'elles doivent faire » et « ce qu'elles espèrent faire
Le 11 mars 2020, l'Organisation mondiale de la santé déclarait que l'épidémie de COVID-19 s'était transformée en pandémie. Deux ans après le signalement des premiers cas, plus de six millions de personnes sont décédées et, encore aujourd'hui, les efforts de vaccination mondiale sont insuffisants pour enrayer la catastrophe. La vélocité de propagation du virus, la hausse de la détresse psychologique de la population ainsi que la décision des gouvernements d'avoir mis l'économie sur pause alors que le Québec fait face à une pénurie de main-d'oeuvre font partie des nouvelles variables avec lesquelles les décideurs doivent composer. Cet ouvrage porte sur la gouvernance en temps de pandémie ainsi que sur le rôle de l'État par rapport à la crise. Divisé en 17 chapitres, il permet de mieux comprendre la crise, ses conséquences sur les institutions, la société, l'éducation, le développement économique et les finances publiques, pour ne nommer que ces secteurs d'activité. Il s'adresse à tous ceux qui participent de près ou de loin à la prise de décisions gouvernementales en temps de crise, que ce soit à titre de hauts fonctionnaires ou de politiciens. Les étudiants en administration publique et en science politique y trouveront également leur compte.