Ernst Jünger
Ernst Jünger
Entre guerre et poésie, Chasses subtiles révèle l'obsession secrète d'Ernst Jünger : l'entomologie.
21 août 1941 : l'aspirant Moser est mortellement blessé à la station de métro Barbès-Rochechouart par deux jeunes résistants qui disparaissent sans être identifiés. C'est le premier d'une longue série d'attentats qui déclencheront de sanglantes représailles allemandes. Otto von Stülpnagel, gouverneur militaire de la France occupée, d'un naturel scrupuleux et indécis, est soumis aux pressions impitoyables de Hitler et de Keitel, le commandant en chef de la Wehrmacht, qui réclament toujours plus d'exécutions d'otages. Opposé à cette politique qu'il condamne pour des raisons aussi bien humanitaires que tactiques, il louvoie, marchande mais ne parvient pas à faire entendre sa voix. Conscient de sa lourde responsabilité, il demande à un brillant officier de son état-major, l'écrivain Ernst Jünger, de rédiger un rapport sur ses vains efforts. Jünger a ainsi accès aux dernières lettres des fusillés de Châteaubriant, dont celle de Guy Môquet : profondément ému par le courage et la noblesse de ces témoignages, il décide de leur rendre hommage en les traduisant en allemand. On croyait ces textes perdus, car Jünger les avait brûlés après l'échec de l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler, mais une copie a été miraculeusement sauvegardée. À la suite de son rapport, on découvrira ici, retraduites en français et s'ajoutant à celles que l'on connaissait déjà, une dizaine de lettres totalement inédites qui viennent les compléter en leur apportant un éclairage nouveau. Le grand cinéaste Volker Schlndorff, qui a rédigé l'avant-propos de cette édition, a consacré aux fusillés de Châteaubriant un très beau film, La mer à l'aube, en s'inspirant à la fois des textes de Jünger et d'une nouvelle de Heinrich Bll.
Plongez dans l'univers déjanté de Les Légendaires - Parodia T02 ! Ce tome hilarant regorge de gags et de références pop culture, où Maître Pamplemousse et ses héros préférés se moquent d'eux-mêmes pour votre plus grand plaisir.
Hostile très tôt au monde bourgeois, élève médiocre, fuguant à dix-huit ans pour rejoindre la Légion étrangère, héros couvert de décorations, Ernst Jünger (1895-1998) est un parfait autodidacte qui n'a effectué à l'université que de brèves études en zoologie. Boulimique de lecture depuis son enfance, nourri de Nietzsche et de Schopenhauer, il allie à une culture immense et diversifiée l'expérience traumatisante de la nouvelle guerre de matériel. Bien qu'il se considère modestement comme un « amateur », il a composé de nombreux essais éclairants sur la crise du monde moderne, l'usage des drogues ou encore l'entomologie. Nous avons privilégié ici les textes qui s'interrogent sur le triomphe de la technique, marqué par l'avènement de la figure du Travailleur : celle-ci commence par fasciner Jünger avant de l'inquiéter, dans sa méfiance envers l'État technocratique, hautement suspect eu égard à sa sensibilité libertaire et précocement écologiste.Édition établie, présentée et annotée par Julien Hervier.Ce volume contient :Lettre de Sicile au bonhomme de la Lune / Le Travailleur / Sur la douleur / La Paix / Passage de la Ligne / Traité du rebelle / Le Mur du temps / Maxima-Minima / Sens et signification / Les Ciseaux.
Ernst Jünger nous livre ici une nouvelle facette de son immense talent : le symbolisme de Sur les falaises de marbre, d'Héliopolis et des Abeilles de verre a cédé la place à un récit empreint d'une prenante nostalgie. Dans Le lance-pierres, l'auteur a recréé l'Allemagne d'avant la guerre de 1914 dans une petite ville de garnison où le XIXe siècle n'en finit plus de mourir. Dans ce monde à la veille de s'écrouler, un enfant cherche le visage de celui qu'il sera demain. Dès les premières pages, le lecteur se sent transporté dans le monde de l'enfance, d'une enfance mélancolique et inquiète. Pour le jeune Clamor Ebling, l'école, la pension, la ville elle-même, avec ses venelles et les secrets de ses jardins, deviendront les lieux de perpétuels combats contre la brutalité et l'absurdité d'un univers dont les clés lui échappent encore.
Ernst Jünger nous livre ici une nouvelle facette de son immense talent : le symbolisme de Sur les falaises de marbre, d'Héliopolis et des Abeilles de verre a cédé la place à un récit empreint d'une prenante nostalgie. Dans Le lance-pierres, l'auteur a recréé l'Allemagne d'avant la guerre de 1914 dans une petite ville de garnison où le XIXe siècle n'en finit plus de mourir. Dans ce monde à la veille de s'écrouler, un enfant cherche le visage de celui qu'il sera demain. Dès les premières pages, le lecteur se sent transporté dans le monde de l'enfance, d'une enfance mélancolique et inquiète. Pour le jeune Clamor Ebling, l'école, la pension, la ville elle-même, avec ses venelles et les secrets de ses jardins, deviendront les lieux de perpétuels combats contre la brutalité et l'absurdité d'un univers dont les clés lui échappent encore.
Lieutenant Sturm est une œuvre essentielle pour l'éclairage qu'elle apporte sur un des écrivains majeurs de notre siècle. Laurent Dandrieu, Le Quotidien de Paris Pendant la Première Guerre mondiale, dans le calme et la terreur des tranchées, trois officiers allemands se retrouvent pour échanger des idées sur leur destin, leur avenir et leurs émotions. Sans cesse ils reviennent sur le sens de cette guerre qu'ils ont choisi de faire. La tension dramatique naît de la succession des alertes et des attaques, et du contraste entre les monotonies du front et les scènes où le lieutenant Sturm lit à ses amis les textes qu'il a ébauchés, qui apparaissent comme des prolongements et des éclaircissements du désastre qu'ils vivent. Livre tragique et prémonitoire, Lieutenant Sturm a été publié pour la première fois en 1923 dans un journal de Hanovre, puis repris en volume en 1963. Ernst Jünger est né à Heidelberg en 1895, et mort à Wilflingen le 17 février 1998. Les Éditions Gallimard ont publié ses Journaux de guerre en Pléiade.