David Olivier
David Olivier
Nicolas n'est pas un enfant comme les autres et pour cause, il est handicapé depuis sa naissance. Contraint de circuler en fauteuil roulant, isolé sentimentalement et amicalement, il supporte difficilement d'être différent des autres enfants qui ne le ménagent pas. Une différence aggravée par l'absence de son père, qui n'a souhaité ni le reconnaître ni l'assumer. Sa vie va pourtant basculer le jour où il fait la connaissance de Charlotte, une étudiante qui souhaite devenir professeur de sport, et qui va s'improviser auxiliaire de vie pour financer ses études. Elle sera donc amenée à s'occuper de Nicolas durant son année de CM2. Après une période d'adaptation entre ces deux personnes que tout oppose, Charlotte va petit à petit réussir à gagner la confiance de Nicolas, le sociabiliser auprès des autres écoliers et surtout, lui redonner goût à la vie... "Ça roule" est un histoire touchante mais également parfois très drôle. L'auteur croise les points de vue du jeune Nicolas, de sa maman, de son auxiliaire de vie et de son professeur, pour mieux appréhender la complexité du traitement du handicap en France. On y découvre ainsi les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes "différentes", surtout quand c'est un enfant de dix ans qui les exprime...
L'histoire intellectuelle n'est pas le champ le plus reconnu pour ses innovations. Dans son ouvrage généraliste qui constitue une introduction au champ, intitulé What is Intellectual History?, Richard Whatmore nomme d'emblée les critiques fréquemment adressées à la discipline et à celles et ceux qui la pratiquent : « Intellectual historians have been called idealists, antiquarians of no relevance to the present, advocates of a policy of "books talking to books", students of the elite and the eminent alone, and of being unable to understand society, having no faith in causal factors other than ideas. » Whatmore tente par la suite de tailler ces critiques en pièces en montrant les apports non négligeables de l'histoire intellectuelle pour comprendre les idées qui ont façonné la société. Pour lui, les idées constituent des « forces sociales » qui ont le pouvoir de transformer le monde. Il souligne également le caractère mouvant de la discipline, sa définition même demeurant objet de débat. Toutefois, un principe commun relierait ses praticiens et ses praticiennes, soit un attachement rigoureux aux sources primaires. Le ou la spécialiste de l'histoire intellectuelle ne peut se contenter d'interprétations de seconde main; il ou elle doit retourner aux textes, les replacer dans leur contexte d'énonciation et en dégager le sens. Dans le dernier chapitre de son livre, Whatmore revient sur le présent et l'avenir de l'histoire intellectuelle et sur les possibilités qu'elle permet. Il soutient qu'avoir une compréhension fine des débats intellectuels du passé, des affrontements d'idées, des raisons pour lesquelles certaines idées se sont imposées au détriment des autres, permet aussi de mieux saisir les limites imposées par des cadres idéologiques à l'action humaine. Il rappelle le rôle que peut jouer la discipline pour éclairer le débat public en remettant en question certains mythes propagés par les responsables politiques.