Claude Arlet
Claude Arlet
L'amateur de peinture demeurait béat devant la toile. - Ça c'est de la peinture ! Quel talent vous avez jeune homme ! - Tout le monde ne sera pas de votre avis, je ne fais pas partie de la Nouvelle Vague, et je crains de n'avoir pas beaucoup d'amateurs. - Si, moi. Je tiens absolument à avoir ce paysage. Combien en voulez-vous ? Interloqué, John regarda le vieux monsieur, se demandant si son offre était vraiment sincère. Il savait bien que son talent n'atteindrait jamais les sommets, et que ce vieil original ne cherchait pas à faire la moindre spéculation. L'acheteur ne le perdait pas de vue, et semblait deviner les fluctuations de l'esprit du jeune homme...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Gladys Wells est pauvre. Au manoir de Knoxley, où elle est la pupille des O'Brien et où elle sert, en fait, de bonne, son tuteur s'est mis en tête de la marier à un homme d'affaires à qui il veut emprunter de l'argent. Elle s'enfuit, plutôt que d'accepter. Patrick O'Brien, son ami d'enfance, se blesse gravement en essayant de la retrouver... Mais Gladys l'ignorera toujours. Elle a rejoint Londres, fait des études d'infirmière, et elle part au Nigéria, soigner les nègres d'une exploitation. Elle y deviendra amoureuse d'Eric, et découvrira, dans un bungalow de la forêt, un secret qui pourrait transformer son existence... Mais pourra-t-elle jamais reprendre aux O'Brien cette fortune usurpée ? Surtout lorsqu'elle apprend le sacrifice que Patrick, pour elle, a consenti... Sera-t-elle vouée à soigner un infirme ?... Ou le destin sera-t-il favorable, en remettant toutes les cartes en place, en donnant à la fois le bonheur à Gladys et Eric, à Patrick et Mireille ?
Le prince Alexandre de Balthanie, monté sur Tifor, son pur-sang préféré, faisait par les allées du parc sa promenade matinale, grisé par la vitesse, l'air pur, les parfums du sous-bois. Soudain, à cinquante mètres, une amazone croisa la piste à une allure folle. Son alezan semblait emballé : il alla buter contre une racine, piqua du nez et s'arrêta d'un coup, mais sans tomber. La cavalière avait sauté, d'un geste précis et souple... Ce visage ravissant, ces cheveux d'un blond vénitien, ces grands yeux sombres subjuguaient les regards du prince. Mais déjà la jeune fille était remontée en selle ; d'un coup de stick elle lança sa monture, laissant à son admirateur un ironique adieu... Alexandre et son aide de camp Etel, déguisés en marchands, ont fui la Révolution. Ils arrivent en pleine nuit devant la masse sombre d'un château, perdu dans un décor de neige. Armé d'une lanterne sourde, un homme les reçoit, méfiant. Puis, une silhouette s'approche, une très jeune femme enveloppée dans un long manteau de fourrure fauve. L'exquise Mariska soignera le prince blessé, sans le connaître ; pour le sauver, elle risquera sa vie. Le souvenir de Patricia, l'indomptable, celui de la douce Mariska, se disputent maintenant le coeur du fugitif. Vers laquelle des deux son destin tourmenté le ramènera-t-il un jour ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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