Claro
Claro
Seul l'exercice de l'échec permet d'élargir le champ des possibles. Si, comme le disait Beckett, il importe d'échouer mieux, c'est sans doute parce que créer ne veut pas dire réussir, mais plutôt soutirer à l'obscurité un aveu de lumière. Au risque, consenti, d'aboutir à une impasse - c'est là non une malédiction, mais une chance. Dans cet essai personnel, Claro convoque entre autres Kafka, Pessoa, Cocteau et Hitchcock pour nous plonger dans les failles ouvertes par l'échec. Non sans humour et avec une grande sensibilité, allant jusqu'à dresser la liste de ses propres errements, il nous invite à repenser nos limites et nos fêlures, et à en considérer les bienfaits.
Seul l'exercice de l'échec permet d'élargir le champ des possibles. Si, comme le disait Beckett, il importe d'échouer mieux, c'est sans doute parce que créer ne veut pas dire réussir, mais plutôt soutirer à l'obscurité un aveu de lumière. Au risque, consenti, d'aboutir à une impasse - c'est là non une malédiction, mais une chance. Dans cet essai personnel, Claro convoque entre autres Kafka, Pessoa, Cocteau et Hitchcock pour nous plonger dans les failles ouvertes par l'échec. Non sans humour et avec une grande sensibilité, allant jusqu'à dresser la liste de ses propres errements, il nous invite à repenser nos limites et nos fêlures, et à en considérer les bienfaits.
Dans ce livre où la folie d'écrire produit "des milliers de ronds" dans l'eau de la mémoire, l'auteur de "La Maison indigène" prolonge l'exploration à la fois poignante et ironique de ses origines d'écrivain - afin de vérifier sans doute la fameuse hypothèse de Proust : "La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature."
violent comme vent contrarié seul puisqu'à demi orphelin tenté par la discorde des pages ne confiant ses hantises qu'à ses mains curieuses de chair neuve guettant au-dehors de soi dans le blanc des regards sur le visage des proches ce qui pourrait justifier ses montées de colère invisible à mes yeux mais nécessaire à mon souci je l'ai dit : du linge de corps blanc quelques papiers et cette chose portant le nom intolérable de poésie
Le 7 février 1497, le moine Savonarole fait édifier à Florence un immense bûcher, dans lequel sont jetés œuvres d’art et accessoires frivoles ; le même jour, Josquin Des Prés compose un lamento à la mémoire du maître de chapelle Johannes Ockeghem. Là où l’un décompose, l’autre propose ; d’un côté les flammes rageuses de la destruction, de l’autre l’eau vive de la déploration. Partant de ces deux conceptions opposées de la vanité humaine, Sous d’autres formes nous reviendrons déroule un fil, celui qui va de la reconnaissance d’un vide en nous à notre rapport ambigu face à la mort. Qu’il s’agisse des ensevelis de Pompéi, de l’enfant pétrifié de Sens, des amphithéâtres d’anatomie, des peintures de vanités flamandes, du film La Momie de Karl Freund, ou bien d’événements intimes comme la mort du père, Claro s’interroge – et interroge la poésie – sur le lien qu’entretient l’écriture avec le célèbre adage memento mori – qu’il conviendrait de traduire ainsi : n’oublie pas de mourir.
En 1930, l'architecte Léon Claro, grand-père de l'auteur, fait bâtir, au pied de la Casbah d'Alger, une « maison indigène », à la fois hommage au style néo-mauresque et célébration du centenaire de l'Algérie française .De cette maison (qui existe toujours) ce livre est une visite - intime, historique, littéraire, politique - une « boîte noire » dont Claro extrait la mémoire, laquelle inclut Albert Camus, Le Corbusier, le poète Jean Sénac ou Lucchino Visconti, tous fascinés par la ville blanche ou pris dans la tourmente de la guerre d'Algérie - et chacun détenant, à sa façon, une clé de la « maison mauresque ». Ce livre force donc des serrures, pousse des portes, dont une, inattendue, qui donne sur une pièce que l'auteur croyait vide : celle du père.
Réclamés à parts égales par la fiction et le réel, échappés de l'univers mythique du Magicien d'Oz , quelques orphelins du siècle traversent, des tranchées de 14-18 au champignon atomique d'Hiroshima, un demi-siècle de barbarie. Mise à mal par les diverses tornades de l'Histoire, la petite tribu des "Oziens" se confronte aux politiques monstrueuses qui transformèrent l'Europe en une galaxie de camps de concentration et le reste du monde en parcs d'attraction ou en camps retranchés. CosmoZ, une anti-féérie pour revisiter, à l'aune d'un merveilleux qui se rêve résistance, la mortelle illusion des utopies qui, sous mille visages, nous gouvernent.
Un employé affecté aux "crash-tests" chez un constructeur automobile, une strip-teaseuse se jouant de ses voyeurs mâles, un adolescent qui échappe à la cellule familiale en découvrant l'auto-érotisme dans des BD pour adultes : trois personnages en quête d'un point de rupture, d'une forme d'accident, et qui tous dansent sur le fil du rasoir au centre du sanctuaire que Claro édifie ici à Eros et Thanatos.
Frédéric Léger, correcteur pour une boîte d'édition spécialisée dans les ouvrages défendant un libéralisme sauvage, se trouve filé, puis passé à tabac, par deux types patibulaires qui veulent récupérer un jeu d'épreuves lui ayant été confié... Un vrai polar politique, égayé par un humour irrésistible, qui rappelle qu'aucun écrit n'est complètement innocent.
Propulsé dans le siècle du LSD et de la guerre froide après avoir mangé un morceau de "pain maudit" pendant l'été 1951 à Pont-Saint-Esprit, le jeune Antoine va découvrir un monde où l'improbable est réel et le réel improbable, et entamer un chaotique chemin de croix, qui le mènera des mirages du désert algérien aux sex-shops du Paris de l'après-1968.
Douze nouvelles inédites écrites par de grands auteurs de romans noirs. « Copyright Electre »
Troisième réimpression ce début octobre 2008, à un mois de sa parution, pour les 1200 pages du Contre-Jour de Pynchon : et le traducteur n'y serait pour rien ? Lire Claro dans le tourbillon Pynchon. Et l'occasion d'approfondir avec ces trois incises, comment Claro parle lui-même de son travail....