Christian Fauré
Christian Fauré
Folklore et Révolution nationale entretiennent un rapport étroit pendant le gouvernement de Vichy. Le folklore touche l'instruction, la jeunesse, l'agriculture, l'équipement, la propagande..., légitimé en cela par la science ethnologique. Son concept, étroitement imbriqué à celui du régionalisme, en appelle au système de représentation de tout un peuple et incite la société à rechercher son identité culturelle dans un espace clos où langues, savoir-faire, habitats, fêtes, arts populaires... en deviennent les signes majeurs. La communauté ethnique reconnue ici est le paysan et son corollaire l'artisan. L'affirmation d'une appartenance s'accompagne d'un programme de retour aux traditions, aux ancêtres, à la communauté, à travers la pureté de la race, et fait du folklore, par glissements successifs du jeu à la science, de la science à la reconstruction du visage de la France un modèle normatif, partie intégrante de l'idéologie vichyssoise. Le folklore comme forme et sens de la Révolution nationale livre, à travers ses apologies renouvelées du terroir, le racisme de l'ordre nouveau et la paix sociale, fondements de sa durée.
À travers le prisme de l'arc-en-ciel, ce livre explore les aspects de la vie en Russie. La période dont il est question ici marque un tournant. Entre deux présidents, Eltsine et Poutine, entre deux siècles et même deux millénaires. Les changements décisifs s'opèrent souvent en Russie à la conjointure des siècles. Compte-rendu de séjour, essai se référant à la culture russe, cet ouvrage est un témoignage original, un point de vue personnel fondé sur l'expérience.
Mai 68 : une révolte étudiante contre une société conservatrice ? Les courants révolutionnaires de mai 68 ont ouvert la voie à des innovations en rupture avec les canons de la modernité, permettant à la « génération 68 » d'accéder au pouvoir et de créer une nouvelle étape : la postmodernité. Étudiant les idées d'alors et l'état de la France aujourd'hui, l'auteur pointe les contradictions et les impasses où la postmodernité a mené la France et l'Occident.
Le déclenchement de la guerre contre l'Ukraine a surpris un peu partout. Pourtant, elle participe d'un continuum historique où s'inscrit la gouvernance selon Vladimir Poutine. On voit dans cette agression se manifester des traits anciens relevant du despotisme en Russie. En lançant cette guerre sur la base d'un mensonge - le régime en Ukraine serait « nazi » ! -, le président russe a remis en cause le système de sécurité en Europe ainsi que les rapports de force géopolitiques. Les crimes de guerre commis depuis le 24 février 2022 peuvent aussi être considérés sous un angle eschatologique. En somme, les forces du mal à l'oeuvre dans cette agression accélèrent la marche vers la fin des temps.
Avec la fin du «siècle de l'automobile» et de l'«ère du pétrole», ce sont aussi la télévision, les industries de programme et les industries culturelles en général qui sont entraînées dans une crise profonde, subissant la désaffection d'une partie croissante de la population. L'ensemble du système consumériste s'avère aujourd'hui caduc. Dès son origine, Ars Industrialis a soutenu que le consumérisme constitue un processus autodestructeur, soumettant les technologies d'information et de communication à l'hégémonie d'un marketing irresponsable et empêchant la formation d'un nouvel âge industriel. Car au cours de la dernière décennie, un autre modèle comportemental est apparu qui dépasse l'opposition de la production et de la consommation, dont le logiciel libre et les licences creative commons sont les matrices conceptuelles et historiques. Ce nouveau modèle constitue la base d'une économie de la contribution. Il permet d'espérer qu'après la domination de la bêtise systémique à laquelle aura conduit le consumérisme, les technologies numériques seront mises au service d'une nouvelle intelligence collective et d'un nouveau commerce social - pour autant qu'émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s'engage la lutte pour en finir avec la mécroissance.
Où en est la société française un demi-siècle après la disparition du Général de Gaulle ? La dissémination en archipel des différents pans de la société française traduit un délitement croissant. Il est patent que la France a vu sa cohésion et sa puissance en tant que nation diminuer au cours du demi-siècle. En atteste sa disparition comme référence obligée dans les discours officiels, la nation étant remplacée par la République et ses « valeurs ». Pour conduire l'analyse, l'auteur procède par plans de coupe conceptuels étagés selon une hiérarchie traditionnelle. Il examine ensuite les courants nouveaux issus de mai 68 militant pour des causes fondées sur des postulats idéologiques dont la radicalité, les contradictions internes et externes ne font qu'accentuer le délitement en cours. L'issue ne réside pas dans la militance. Pour retrouver l'unité perdue de la France, patrie de Jeanne d'Arc, la « voie intérieure » s'impose. De la sorte on pourra mettre fin aux conflits et violences en tous genres qui s'avèrent de puissants agents de désagrégation.