Catherine Valenti
Catherine Valenti
Le mercredi 10 décembre 1947 à 23h15, le téléphone sonne à la gendarmerie de Baugé, gros bourg du Maine-et-Loire situé à une qua- rantaine de kilomètres d'Angers : un assassinat vient d'être commis au domicile des époux Leloy, marchands de charbon. Albert, le mari, a été retrouvé le crâne fendu. D'après Germaine, son épouse, un individu aurait fait irruption chez eux vers 23 heures, alors qu'Albert était déjà couché et qu'elle s'affairait à des travaux de couture. L'agresseur aurait violemment frappé son époux et l'aurait menacée avant de la blesser au visage et de s'enfuir avec toutes les économies du ménage. Rapidement, les fonctionnaires constatent des incohérences dans les déclarations de la veuve éplorée. Interrogée pendant près de vingt heures, Germaine Leloy finit par craquer : c'est elle qui a massacré son mari à coups de hache, avec la complicité de son amant, Raymond Boulissière, le jeune commis employé par le couple. Commence alors une affaire judiciaire à la fois ordinaire - l'homicide conjugal est loin d'être rare dans les annales judiciaires - et excep- tionnelle, en ce sens que, condamnée à mort, Germaine Leloy sera la dernière femme à être guillotinée en France. À travers son histoire, Catherine Valenti livre une réflexion sur le statut des femmes en France à la fin des années 1940, dans un pays encore marqué par la guerre. Quelle est la place des femmes au sein de la socié- té et de la famille, où en est alors l'émancipation féminine, comment la justice trait
Quelle Histoire raconte l'extrême droite ? Comme tout courant idéologique, l'extrême droite française en général, et les idéologues du Front national en particulier, ont leur lecture de l'Histoire. Largement développée dans les colonnes du National Hebdo (principale source de l'autrice), leur vision de l'Histoire de France s'appuie sur une approche traditionaliste du XIXe siècle. L'hebdomadaire frontiste réhabilite le Moyen Âge ainsi que certains souverains d'Ancien Régime maltraités par l'idéologie républicaine, et dénonce la Révolution française et ses méfaits, dans la continuité de l'historiographie contre-révolutionnaire apparue dès la fin du XVIIIe siècle. Eloignés dans le temps, les événements retenus par le front National semblent conserver une brûlante actualité. Ce sont ceux d'une part qui permettent de rappeler les origines chrétiennes de la France - ainsi le baptême de Clovis -, ceux d'autre part qui servent à dresser une analogie entre passé et présent, à alerter sur les dangers contemporains en remémorant des catastrophes anciennes : il en va ainsi de la décadence et de la chute de l'empire romain, qui avait accueilli et naturalisé des « barbares ». Fortement présentes dans les discours de Jean-Marie Le Pen et, dans une moindre mesure, dans ceux de sa successeuse Marine Le Pen, les références historiques continuent de nourrir aujourd'hui l'idéologie du Rassemblement national, tant il est vrai que l'instrumentalisation de l'histoire est une pratique courante, qui n'est d'ailleurs spécifique ni à l'extrême droite ni à la France.
Embarquez pour un tour du monde chronologique !À quand remonte la construction de la pyramide de Khéops ? En quelle année l'éruption du Vésuve a-t-elle enseveli Pompéi ? Quelle date a vu Neil Armstrong poser le pied sur la Lune ? Les dates clés de l'histoire du monde ont été minutieusement compilées ici, des origines de l'humanité à 2022. Les événements incontournables de l'histoire n'auront plus de secret pour vous !
De l'ombre à la lumière... D'Aliénor d'Aquitaine à Ségolène Royal, en passant par Louise Labé, la reine Margot, Camille Claudel ou Simone Veil, retrouvez le portrait de près de cent femmes qui, toutes, ont laissé une marque dans l'histoire de France.Artistes, reines, écrivaines, aventurières, religieuses... chacune a connu un destin extraordinaire et continue de fasciner
Ce livre s'adresse à tous ceux qui, connaissant peu ou mal cette figure contemporaine si importante du point de vue de l'engagement et du féminisme, approfondiront leurs réflexions sur ces sujets à la faveur de cet essai écrit à quatre mains. Metoo qui dénonce les agressions et les comportements déplacés des hommes, les collages sur les murs qui s'en prennent aux violences faites aux femmes et tout particulièrement aux féminicides, le gouvernement qui se saisit de la question de la contraception des jeunes femmes et de la précarité menstruelle... L'exigence d'égalité que porte le féminisme est aujourd'hui au coeur du débat public. Or, Gisèle Halimi, décédée à l'été 2020 à 93 ans, incarnait le féminisme. Les jeunes femmes d'aujourd'hui ignorent souvent ce qu'elles lui doivent. Elle n'en a pas été la théoricienne à la manière d'une Simone de Beauvoir mais plutôt une stratège. De par ses origines, elle a dû batailler dur pour s'émanciper, comprenant très tôt que le savoir et les études étaient des armes ainsi que l'indépendance financière, gage de liberté. Les auteurs retracent son itinéraire et sa pensée à travers cet ouvrage, de sa carrière d'avocate au cours de laquelle elle s'est distinguée, de sa capacité à mobiliser l'intelligentsia sur des causes telles que la torture pendant la guerre d'Algérie (avocate de Djamila Boupacha en 1960); (procès de Bobigny de 1972 très médiatisé qui lui permet de revenir sur la loi interdisant l'avortement légalisé deux ans plus tard). Elle est également à l'origine de la loi sur la parité sur laquelle elle a travaillé à partir de 1988. Gisèle Halimi a, de par ses multiples actions, contribué à accompagner la plus grande révolution du XXe siècle: l'émancipation des femmes pour une société d'égaux. N'avait-elle pas d'ailleurs annoncé qu'elle était devenue avocate "pour changer le monde"?
Avant de devenir un homme de lettres, il était un homme qui voulait se battre. Si on connaît Romain Gary comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle, on ignore souvent le rôle important qu'il a joué pendant la Seconde Guerre mondiale. Incorporé dans l'armée de l'air en 1938, Gary se distingue par sa bravoure. En Angleterre, il intègre les Forces aériennes françaises libres pour combattre l'ennemi nazi. Le 25 janvier 1944, il réussit à bombarder des rampes de lancement de V1 allemands au sud de Saint-Omer, et bien que blessé, parvient à ramener son équipage sain et sauf. Ce fait d'armes lui vaut de recevoir le titre de Compagnon de la Libération.
L'homme du 17 juin Lorsque le jeune sous-lieutenant Pierre Messmer entend à la radio que le maréchal Pétain a demandé l'armistice aux Allemands, il n'en revient pas. Pour lui, c'est inadmissible, on ne peut pas cesser le combat. L'armistice s'apparente à une trahison. Il ne voit qu'une seule solution : désobéir, car désobéir à un traitre, c'est son devoir de Français. Avec Jean Simon, soldat comme lui, celui qui deviendra ministre des Armées, puis Premier Ministre, prend la route de l'Angleterre, prêt à livrer le combat de sa vie à l'invitation de De Gaulle : celui de la résistance.
Elle est l'une des six femmes « compagnons de la Libération ». D'autres figures de femmes résistantes sont passées à la postérité, ce n'est pas le cas de cette modeste employée de l'administration postale. Simone Michel-Lévy va pourtant contribuer de façon décisive à la lutte contre l'occupant nazi. En poste à Paris en 1940, est profondément choquée par l'invasion de la capitale et les débuts de l'Occupation. Elle va organiser avec des collègues un réseau aux multiples ramifications : le mouvement « Action PTT » qui secondera l'action des résistants tout au long de la guerre.
L'année 2023 marque le 120e anniversaire du prix littéraire créé par Edmond de Goncourt par voie de testament : le premier prix Goncourt a en effet été attribué le 21 décembre 1903 à John-Antoine Nau pour son roman Force ennemie. Il paraissait donc pertinent de célébrer cet anniversaire par un ouvrage s'attachant à retracer l'histoire de ce prix qui s'est rapidement imposé comme le plus prestigieux et le plus convoité des prix littéraires français. En 1892, Edmond de Goncourt nomme pour exécuteur testamentaire son ami Alphonse Daudet, " à la charge pour lui de constituer, dans l'année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d'hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, et qui a pour objet la création d'un prix annuel de 5 000 francs destiné à un ouvrage littéraire, et d'une rente annuelle de 6 000 francs au profit de chacun des membres de la société ". Ce n'est pourtant que onze ans plus tard, le 19 janvier 1903, que naît cette " contre-Académie française " – constituée pour mettre en valeur le roman, genre méprisé par les Immortels du quai Conti – dont le prix est rapidement devenu le plus prestigieux et le plus convoité des prix littéraires français. Cet ouvrage encyclopédique, composé de 120 notices, érudit mais souvent drôle dans la forme comme dans le fond, s'intéresse aux grandes controverses qui ont agité le paysage littéraire français comme aux polémiques, aux conflits et aux psychodrames qui secouent régulièrement l'Académie Goncourt. Chaque roman primé se découvre dans son contexte littéraire, politique, social et culturel. C'est aussi toute l'histoire de France qui défile, la littérature de notre pays étant le reflet de ses combats et de ses épreuves. De la Grande Guerre à la décolonisation en passant par la Shoah, Vichy, et les questions de mœurs, l'exil, l'identité, le deuil, la sexualité… Maîtresse de conférences en histoire contemporaine
La pratique de l'avortement s'est très largement répandue au XIXe siècle, en rapport avec les profondes mutations sociales et matérielles de la nouvelle civilisation industrielle. La généralisation des moyens mécaniques a complété voire supplanté les vieilles potions herbacées et les remèdes plus ou moins inefficaces issus de l'Antiquité. Cependant les ressorts moraux viennent justifier la répression : crime contre Dieu, l'avortement devient également et avant tout, de la fin du XIXe siècle jusqu'à 1945, un crime antinational et antipatriotique qui enlève de nouveaux citoyens et de nouveaux soldats à une communauté angoissée par son atonie démographique et par le dynamisme de la natalité allemande. La revendication du droit à l'avortement va néanmoins se faire entendre. D'abord par la reconnaissance thérapeutique, en 1852. Défendu ensuite dans une perspective révolutionnaire par les neo-malthusiens de la Belle Époque, le droit des femmes a disposer de leur corps finit par s'imposer au début des années 1970, entraînant avec lui un débat passionné qui ne cessera pas avec le vote de la loi Veil.
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500 dates qui ont marqué l'Histoire de l'humanité La naissance de l'empire du Japon ? 660 ! La découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb ? 1492 ! Les premiers pas de l'Homme sur la Lune ? 1969 ! La chute du Mur de Berlin ? 1989 ! Pour connaître encore plus de dates-clés de l'Histoire du monde, pour les retenir aisément et les évoquer brillamment dans les dîners en ville, voici des origines jusqu'à nos jours un petit livre fourmillant de dates et d'événements incontournables. Pour remonter le temps et s'approprier les pages les plus belles ou les plus fortes de notre Histoire !
Les 100 femmes qui ont fait l'Histoire de France ! Les femmes, sujets d'histoire ? Pendant longtemps, elles n'ont pas intéressé les historiens. Pour autant aujourd'hui ces itinéraires individuels nous fascinent. Ces femmes ont dû, pour passer à la postérité, surmonter un certain nombre d'obstacles : absence d'éducation, infériorisation sociale et politique ? et ceci est vrai même pour les reines qui, en France, ne sont jamais que les épouses des rois. Ce sont donc 100 parcours féminins, typiques ou singuliers, qui sont retracés ici. Très célèbres ou moins connues, ces femmes ont contribué à tisser, au même titre que les hommes, la trame si bigarrée de l'Histoire de France. Quelques exemples : Jeanne d'Arc, Catherine de Medicis, la Reine Margot, Diane de Poitiers, Madame de Pompadour, Marie-Antoinette, Joséphine de Beauharnais, George Sand, Camille Claudel, Marie Curie, Colette, Coco Chanel, Arletty, Marguerite Yourcenar, Lucie Aubrac, Françoise Giroud, Simone Veil, Ségolène Royal...