Casimir Chevalier
Casimir Chevalier
« Il était trois heures du matin quand notre bateau à vapeur le Vésuve, passant à l'est de l'île d'Ischia, entra dans le cratère ou golfe de Naples. Le jour naissant nous permettait de saisir d'une manière un peu confuse les grandes lignes de ce merveilleux tableau. Le rivage, se creusant de Naples à Castellamare, se développait ensuite en deux longs bras qui s'arrondissaient en contours élégants, comme ceux d'une coupe, d'une part jusqu'à la pointe de Sorrente, d'autre part jusqu'au cap Misène. L'île de Capri d'un côté, et de l'autre les îles de Procida et d'Ischia, semblaient prolonger le continent jusque dans la mer, comme pour fermer le golfe et en garder l'entrée par deux forteresses imposantes. La côte, loin de fuir aux regards et de se perdre dans les flots, comme sur les plages basses, s'accusait, au contraire, par un profil nettement dessiné, et se dressait, tantôt avec la grâce des collines, tantôt avec la fierté des montagnes. Tout au fond le Vésuve se détachait sur le ciel comme une masse noirâtre, isolée de toutes parts ; et, plus loin, la chaîne des Apennins formait le dernier plan du tableau. Au moment où nous pénétrions dans le golfe, tous les objets étaient comme enveloppés, non dans la brume, car nous étions au mois de juillet, mais dans une sorte de lumière grise cendrée qui en estompait les contours. Bientôt une ligne rouge se montra à l'orient, et envahit peu à peu le champ du ciel où elle s'était manifestée. Il se faisait de moment en moment dans cette région un mouvement lumineux singulier, les nuances se succédant rapidement les unes aux autres, et passant par mille tons du rouge au rose, puis au jaune d'or, puis au jaune pâlissant. Enfin le soleil se montra, et, lançant aussitôt, ses flèches de feu dans toutes les directions, illumina subitement tout le paysage. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le golfe de Naples. - Naples vu de la mer. - Topographie de la ville. - Les collines Leucogéennes. - Origine géologique du sol napolitain. - Le tuf volcanique et la pouzzolane. - Naples vu du sommet des collines. - La rue de Tolède. - Les rues. - La Villa-Reale. - Les eaux de Naples.Il était trois heures du matin quand notre bateau à vapeur le Vésuve, passant à l'est de l'île d'Ischia, entra dans le cratère ou golfe de Naples.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
François Ier, Diane de Poitiers, Catherine de Médicis, Marie Stuart, Louise de Lorraine, Vendôme, Madame Dupin, Jean-Jacques Rousseau, George Sand... Tous ces personnages célèbres ont fréquenté le château de Chenonceau dont le nom évoque, comme Versailles ou Chambord, les grandes heures de la royauté française. Casimir Chevalier, homme d'église et historien spécialiste de la Touraine, a étudié les archives et consacré de nombreux ouvrages à Chenonceau et à ses différents propriétaires. Synthèse de ces travaux inédits, cette étude brosse un tableau vivant de ce lieu magique et nous entraîne à la découverte de Chenonceau, de son passé, de ses célèbres résidents et de son évolution architecturale du XIIIe au XIXe siècle. Comme au fil de l'eau, laissez-vous emporter au fil d'une Histoire de France qui flirte avec le château des Dames...