Carlos Lévy
Carlos Lévy
Vespasien, qui ne manquait pas d'humour, s'écria, au moment où il se sentit envahi par la maladie: « Malheur! je crois que je deviens dieu », exprimant ainsi son attachement à la vie et le peu de prix qu'il accordait à l'immortalité liée à son statut d'empereur. Cette divinisation des souverains apparaît pourtant comme le point culminant d'un processus au cours duquel, des épopées homériques au néoplatonisme, l'Antiquité n'a cessé d'explorer les frontières séparant l'humain du divin. C'est le récit de ces variations que ce livre propose, depuis la proximité très charnelle des hommes et des dieux dans la mythologie jusqu'au moment où les rois hellénistiques et les empereurs romains décidèrent qu'il était plus simple d'affirmer qu'on était un dieu que de suggérer laborieusement qu'on pouvait presque le devenir. De l'homme-dieu à l'avènement du Dieu-homme, plus d'une centaine de textes en traduction nous raconte l'histoire d'un rêve éternel, l'immortalité.
De l'Antiquité à la Renaissance, Hédonismes explore les débats philosophiques sur le plaisir à travers les écoles cyrénaïque, épicurienne et néoplatonicienne.
Régulièrement la défaite du septicisme est annoncée, mais de Pyrrhon à la philosophie analytique contemporaine en passant par Cicéron, Augustin ou Montaigne, les traditions sceptiques sont nombreuses, parfois contradictoires et il est peu de doctrines qui auront autant contribué à la transformation historique, scientifique et culturelle de l'Occident. Cet ouvrage montre qu'il est erroné de se représenter le scepticisme comme un système anhistorique. C'est dans la plasticité de la pensée sceptique que se trouve l'explication de son efficacité et de ses limites.