Bertrand Vergely
Bertrand Vergely
Les traditions spirituelles tentent de répondre à un certain nombre de questions fondamentales associées souvent à des conceptions qui visent à dépasser les limites habituelles du vécu. À l'heure où un certain cléricalisme riposte agressivement à une modernité de plus en plus agnostique, l'Instant nécessaire propose, avec rigueur et sérénité, une réflexion aux sources de l'expérience spirituelle. S'agissant de notre rapport à l'au-delà, nous sommes les jouets de nos images. Alors que l'on y croit, au fond, on finit par détruire cette « réalité » qu'est l'au-delà, en en faisant une réalité familière. Trop familière pour être encore l'au-delà. Mais il est possible de penser un rapport de l'homme à la mort qui n'abolisse ni la vie ni l'homme. Si tel est le cas, cela voudrait dire qu'il existe une possibilité inédite de vie, que nous ne soupçonnons pas encore, donnant à penser l'au-delà au-delà de tout ce que nous pouvons penser encore à cet égard.
Philosopher, c'est être un artisan de la pensée mais c'est aussi, pour Bertrand Vergely, "la plus belle manière de vivre". Dans ce livre, l'auteur partage ses réflexions et ses expériences fortes au fil du quotidien. Un livre riche qui nous aide à penser... avec joie !
Vivre, c'est se mettre au monde plusieurs fois : la première naissance est évidente, physique ; les autres passent parfois inaperçues. Une vie, avec ce qu'elle nous donne et nous inflige, suppose de chercher profondément en soi les ressources pour s'adapter, faire naître en nous, à chaque étape, un être renouvelé, amélioré, plus mûr, plus dense. Une vie pour se mettre au monde c'est une vie pour apprendre à faire corps avec ce qui advient, les joies et les drames ; une vie pour faire de son existence un tout, décousu parfois mais unique ; une vie surtout pour apprendre à rester dans l'émerveillement. On sort de cette lecture extrêmement positif et joyeux, quel que soit son âge.Une série de réflexions à mettre entre toutes les mains, à tous les âges. Luc Chatel, Témoignage chrétien.
Alors que nous traversons une époque trouble où les valeurs de tous bords s'opposent et s'essoufflent, Bertrand Vergely fait le point sur la question de la morale. Il nous apporte une réflexion essentielle pour sortir des contradictions de notre temps et penser le monde qui vient. LA VRAIE MORALE SE SENT, SE VIT, ET PART DU COEUR EN RAYONNANT DANS L'INTIME.La morale est dans l'impasse. Au xviie siècle, déjà, Pascal le constate. Tandis que les dévots, qui incarnent le conservatisme religieux, rêvent d'une dictature morale, les libertins, qui incarnent le progressisme laïc, rêvent d'une dictature antireligieuse. Avec la Révolution française, les libertins gagnent. Pas la société, qui reste désemparée. Alors que dans certains pays, les dévots modernes conduisent une politique morale avec un ministère du vice et de la vertu, les libertins modernes appellent à toujours plus de permissivité. D'où le chaos moral qui mine les démocraties. Toutefois, ce conflit déchirant n'est pas une fatalité. La vraie morale existe. De l'ordre de la finesse, elle n'est ni une règle autoritaire ni une révolte antimorale. Comme le montre Bertrand Vergely dans ce livre, c'est la formidable découverte non seulement philosophique, mais également spirituelle de Pascal. Quand on vit avec le coeur, en sentant ce que l'on pense, on pratique la vie libérée de celui qui, progressant sans cesse, est toujours moral et toujours libre.
« Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes. »À partir de cette magnifique formule de Christiane Singer, qui fut son amie, Bertrand Vergely aborde un sujet non seulement essentiel, mais indispensable à l'équilibre de chaque être humain : la faculté de s'émerveiller, encore et toujours, envers et contre tout. Car celui qui s'émerveille n'est pas indifférent, mais ouvert au monde, à l'humanité, à l'existence. Bertrand Vergely enracine sa grande culture et son savoir dans une véritable philosophie du vécu. Un ouvrage plein d'énergie, profond et libérateur.
Dans un essai vif et provoquant, Bertrand Vergely s'attaque aux effets dramatiques d'un fantasme qui prend aujourd'hui toute la place : le désir d'en finir avec nos limites, la tentation de l'homme-Dieu. Considérer l'homme, ce n'est pas forcément faire de lui un dieu ; respecter la démocratie, ce n'est pas nécessairement céder aux passions démocratiques liées à l'égalité ou à la sécurité. Dans cet essai vif et engagé, Bertrand Vergely pointe les effets dramatiques d'un fantasme qui prend aujourd'hui de plus en plus de place : le désir d'être sans limite. Le transhumanisme promet d'en finir avec la mort : l'homme sera-t-il plus libre en devenant un corps perpétuel ? Sera-t-il plus vivant lorsque la naissance naturelle et la différence sexuée auront été abolies ? Sera t-il plus heureux parce que le monde de demain sera celui de la réussite pour tous et du risque zéro ? En un mot, va-t-on vraiment servir le genre humain en faisant advenir l'homme-Dieu inscrit dans les rêves inavoués de l'humanisme occidental ? Et si nous cessions de promouvoir ce colosse aux pieds d'argile qu'est l'homme-Dieu ? Nous pouvons nous libérer de son désespoir et de son orgueil nihilistes. Sa tyrannie n'est pas une fatalité. Il suffit de le vouloir.
Dans cet essai vif et stimulant, Bertrand Vergely dénonce l'ère post-totalitaire dans laquelle nous vivons, un mélange de socialisme et de libéralisme, qui paralyse les consciences en étouffant la pensée au mépris des fondements de notre humanité. Bertrand Vergely propose une réflexion stimulante sur notre société qui mêle idéologie bien-pensante et consommation en poursuivant comme but une consommation qui pense bien et une bonne pensée qui consomme. Il s'appuie sur le texte retentissant de Vaclav Havel paru en 1978, Le pouvoir des sans pouvoirs, dans lequel ce dernier pressentait la fin du communisme mais aussi ce qui allait advenir : le post-totalitarisme qui nous gouverne aujourd'hui, ce mélange d'idéologie et de consommation apparu dans les années 80 avant la chute du mur de Berlin. Dans ce Traité de résistance à l'usage du monde d'aujourd'hui, Bertrand Vergely pose au lecteur trois questions fondamentales : qu'avons-nous fait de l'amour, prenant l'exemple emblématique du mariage pour tous ? Que faisons-nous de la société, c'est-à-dire sur quoi repose notre pacte social aujourd'hui ? Enfin, quelle est notre conception de l'Homme ? Pour le philosophe, la seule voie envisageable face à ce post-totalitarisme est de vivre pour la vérité, comme les poètes qui disent ce qui vient du plus profond d'eux-mêmes. Il défend avec ardeur un modèle de société dans lequel les gouvernements fondent leurs actions sur le vrai et non le pouvoir et l'argent.
Face à des minorités qui entendent rebâtir à leur façon les données de la morale et de la vie, comment ne pas réagir ? Le coup de force idéologique tenant lieu de pensée, nous nageons sans nous en rendre compte dans l'arnaque intellectuelle systématique. Dans cet essai intempestif, Bertrand Vergely dénonce ces mensonges que sont les prétendues morts de Dieu et de l'homme, la folie du woke et du transhumanisme, ainsi que les vols dont sont victimes l'éthique et la spiritualité. Une invitation tonique et vigoureuse à ne pas se laisser faire. Philosophe et essayiste, Bertrand Vergely a enseigné en classes préparatoires et a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Notre vie a un sens ! (Albin Michel, 2019), Dieu veut des dieux (Mame, 2021) et Voyage en haute connaissance (Le Relié, 2023).
Et si le désir d'immortalité menait à la disparition du réel ? Bertrand Vergely démasque les dangers totalitaires du transhumanisme et interroge notre fascination pour une société parfaite.
Le principe vital personnel et dynamique qu'est l'âme est la grande affaire de la vie. On vit mal quand elle n'est pas là. Tout est terne. Rien ne donne envie. On vit en revanche richement quand on la sent vivre. En épousant sa présence, ce n'est pas simplement le sensible, nos sens et notre sensibilité que l'on fait vivre mais le corps, le monde et la vie toute entière. Tout étant fait dans notre monde pour que l'on ait des émotions, nous pouvons perdre notre âme. Il faut voir comment les circuits commerciaux, les réseaux sociaux, et les pouvoirs politiques ont l'art de nous envoûter chacun à leur manière en usant soit de séduction soit d'intimidation. On peut cependant aussi se désenvoûter et ne plus être victime des émeutes affectives provoquées par les sorciers de notre temps et entretenus par le mimétisme collectif toujours prêt à s'enflammer. En prenant de la distance avec les émotions collectives, en vivant concentré, en apprenant ce qu'est l'amour vrai, on découvre non seulement l'éthique qui libère mais aussi qui guérit, qui sauve et qui fait avancer.
La vie est une qualité d'être et pas simplement une quantité de temps.Il existe aujourd'hui une crise morale et spirituelle très profonde en Occident, qui rend la vie fondamentalement absurde. L' absence de sens se traduit par une fuite dans les illusions et l'irresponsabilité. Bertrand Vergely propose une lecture stimulante et novatrice de l'enseignement christique, qui nous montre comment naître à la vie spirituelle et grandir en conscience. Quand la religion sort des visions politiques et dogmatiques léguées par l'histoire, spiritualité et philosophie se rencontrent. Le Christ n'est pas un adepte du dolorisme, ni uniquement un missionnaire social, il révèle surtout que nous avons en nous une destinée et des potentialités inouïes, qu'il s'agit de découvrir !
On voudrait nous faire croire que les Lumières ont été totalement lumineuses. Mais la Révolution française a débouché sur la Terreur, avant d'accoucher de l'Empire. Est-ce un accident ? Il n'en est rien. Il y a dans la Révolution française une double contradiction. Alors qu'elle se veut antireligieuse, elle donne naissance avec Robespierre au culte de l'Être Suprême. Alors qu'elle se veut morale, elle fait le lit du libertinage poussé au paroxysme par Sade. Il y a une raison à cela. La Révolution française a voulu être révolutionnaire. Elle a cru qu'elle pouvait l'être. Mais elle a été dévorée inconsciemment par l'Ancien Régime dont elle ne s'est jamais vraiment débarrassée. Cette ombre a pesé sur elle. Elle pèse encore sur nous.
Lecteur et interprète de Kant en Allemagne entre les deux guerres, il soutient que les tragédies du xxe siècle ont leurs racines dans une crise de la connaissance.Ainsi que l'ont montré Socrate dans l'Antiquité et Kant pour la modernité, l'humanité a constamment le choix entre deux voies. Dépasser ses limites en se prenant pour Dieu. Ce qui conduit à se donner tous les droits en faisant sa loi au lieu de respecter la loi.
Dans ce texte enthousiasmant et libérateur, à la lisière de la philosophie et de la haute spiritualité, Bertrand Vergely nous invite à prendre pleinement conscience de notre vocation à ce que la tradition orthodoxe appelle la theosis, la déification. La vie divine n'est pas une abstraction lointaine mais la substance même de notre vie véritable, celle que nous sommes appelés à expérimenter ici et maintenant - la vie en plénitude qu'avaient pressentie tous les grands esprits et que tous, qui que nous soyons, nous aspirons à vivre. De sa redécouverte dépendent tant la clef du mystère de notre identité que la solution aux crises de la culture et de l'humanisme.
Bertrand Vergely s'attaque, dans cette réflexion majeure et originale, au sujet clé qui interroge nos existences : quel est le sens de notre vie ? La société ne répond pas à cette question car elle ne voit pas que, au-delà de la consommation matérielle et de la course à la survie, il y a un désir de croissance morale et spirituelle. Et les religions se révèlent souvent trop dogmatiques et sclérosées. Or nous sommes des êtres de coeur, de raison et d'esprit. Il nous est impossible de vivre une vie qui n'aurait aucun sens. C'est donc à nous-mêmes de résoudre intérieurement cette question cruciale en trouvant une direction à notre existence. Bertrand Vergely va nous y aider, en convoquant à l'appui de sa démonstration, la plupart des philosophes, de l'antiquité à nos jours, mais aussi des écrivains, des poètes, des mystiques... Il prouve que nous ne sommes pas qu'un paquet d'atomes jeté dans l'univers, soumis au hasard et à la nécessité. Cet essai, qui fera date et sûrement débat , secoue les idées reçues et les bien-pensants de tous bords !
Les Grecs anciens sont toujours parmi nous. De même qu'ils ont eu leurs dieux, leurs mythes et leurs héros, nous avons aussi les nôtres. En établissant des correspondances entre l'univers de l'Antiquité grecque et le monde contemporain, Bertrand Vergely nous ouvre à la sagesse éternellement moderne des Anciens. Dans ce véritable traité de philosophie active, l'auteur de Retour à l'émerveillement nous invite à renouveler notre vision du passé et du présent et à devenir qui nous sommes vraiment. Comme les philosophes grecs, il préconise de mener une vie « juste et belle » et de nous référer à la fameuse phrase de Socrate : « Donne-moi la beauté intérieure et que l'extérieur soit toujours en accord avec l'intérieur. »
Bertrand Vergely partage ici ses réflexions sur la Beauté. Découvrez quels sont les critères philosophiques qui nous permettent d'en dessiner les contours.
À l'opposé du présupposé général, l'auteur démontre avec force combien la vulnérabilité permet d'habiter le monde avec plus de force et d'harmonie. La vulnérabilité est le plus souvent associée à la faiblesse, vue comme un écueil majeur dans notre société qui promeut la performance et la force, où écraser l'autre ou être écrasé semble être le seul horizon. À l'inverse, la pensée chrétienne valorise la faiblesse vue comme un signe d'humanité. Pour Bertrand Vergely, il est nécessaire de sortir de l'opposition du couple fort-faible et de la violence qu'il engendre. Cela est rendu possible grâce à la vulnérabilité, entendue comme la capacité à être blessé, donc à retirer ses protections pour pouvoir réellement rencontrer l'autre. Ainsi, la vulnérabilité est créatrice. Elle fonde les liens et permet la vie sociale. Elle est un viatique pour entrer dans la plénitude de la vie et donc de l'amour. Et l'on découvre ce paradoxe : la vulnérabilité est la plus grande force qui soit. Il est donc possible de voir le monde autrement et de la vivre différemment en reconsidérant cette force simple, juste et profondément équilibrée qu'est la vulnérabilité. Dans cet essai à la fois philosophique et spirituel, Bertrand Vergely en dévoile les chemins.
Si Dieu existe, comment peut-il supporter la souffrance des enfants ? Bertrand Vergely part de cette question cruciale, que nous nous posons tous lorsque la souffrance et le mal nous touchent de près, pour réfléchir et méditer sur ce silence de Dieu. Si Dieu existe, comment peut-Il tolérer le mal régnant sur terre ? Ce cri d'Ivan Karamazov, le héros de Dostoïevski, est celui d'Albert Camus. C'est aussi le nôtre parfois. S'il nous semble juste qu'un coupable paie et souffre pour ses propres fautes, que dire de la souffrance de l'innocent ? Quelle faute a-t-il commise ? Quelle faute doit-il payer ? Or certaines " sagesses " n'hésitent pas à justifier cette souffrance et à prôner la résignation. Ils innocentent Dieu en culpabilisant l'homme. Limites de la sagesse. Le cri du révolté est là pour rappeler le scandale. Et l'homme moderne se révolte à juste titre contre le fait de ne pas se révolter. Mais il le fait jusqu'à accuser Dieu de non-assistance à humanité en danger, sans voir que tenir Dieu pour absent ou indifférent conduit au meurtre des innocents. Limites de la révolte et du désespoir. Cet essai invite à changer de perspective. La vraie sagesse et la vraie révolte sont autres. Face au mal, on accuse souvent sans agir. Que l'on cherche à le justifier ou que l'on désespère, il se multiplie ; que l'on vive malgré lui sans le justifier ni désespérer, il recule. Quand on le comprend, Dieu n'est plus un problème pour l'homme, ni l'homme pour Dieu. Le silence de Dieu dévoile un homme qui ne parle pas encore.
De Plotin à Descartes, treize siècles se sont écoulés, durant lesquels la pensée philosophique n'a cessé de se développer. Un élan prodigieux à découvrir ici.
"Les philosophes anciens ne sont pas les plus vieux philosophes de l'histoire de la pensée occidentale mais les plus jeunes. En étant les premiers à tenter de vivre selon la Raison, qui est le rapport juste au monde et aux hommes, ils ont été les pionniers d'une vision du monde qui ne cesse de nous inspirer aujourd'hui encore. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui souhaitent comprendre comment cette grande aventure de l'esprit est née, quel rôle ont pu jouer des hommes comme Socrate ou Aristote ou, plus simplement, quel sens revêtent des mots comme Être, devenir ou logos. ".