Auguste Le breton
Auguste Le breton
Paris, 1930. Dans l’ombre des fortifications, Léon de Saint-Ouen et sa bande de loubards survivent entre misère et violence, héritage amer de la Grande Guerre. Un roman brut, où l’honneur se paie en sang et où chaque rue cache une trahison.
Dans la Bretagne rude des années 1950, Kérouan, ancien marin devenu patron d’une ferme, embauche des tricards, ces délinquants interdits de séjour.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Se dissimulant dans la foule bigarrée, Paul Bontemps couvait du coin de l'oeil la jeune marchande. Elle seule avait osé défier la loi de la Cité Interdite pour aider le policier français. Soudain, un hurlement déchira l'air. Le caïd des Anti-gangs se rua. Trop tard, la Chinoise s'effondrait déjà, son corps fendu en deux. Du nombril jusqu'à la gorge... La Cité Interdite l'avait voulu ainsi.
Leurs destins les jettent vers les quais de Hambourg, les cercles de Macao, les boîtes de Harlem, la cité interdite de Hong Kong, le barrio chino de Barcelone, les mines d'émeraudes de Colombie, les bordels de Bangkok, le désert de Jordanie, les forêts de Tchécoslovaquie, les souks de Damas, la pampa d'Argentine, les ruines de Baalbek, les temples d'Angkor, les trésors aztèques, les favellas de Rio, l'ex-bagne de Cayenne, la mer Caraïbe, les bas-fonds canadiens, les docks de Londres... Là où rôde Auguste le Breton, voici les Bourlingueurs.
Le contremaître avança d'un pas : - Donne, amigo. Ce bloc d'or appartient à la mine, tu le sais bien ! La lame le cueillit à la face. Il s'agenouilla, le visage ensanglanté. - Paolo ! Hombres... supplia-t-il. Bontemps lâcha son wagonnet. - T'en mêle pas, Paolo ! lui cria Pepe le minero. C'est la fièvre de l'or. Bontemps fixait le métal jaune. Le rêve de tous les hommes était là, à portée de sa main. Il se secoua. Il lui fallait se terrer encore. À la mine d'El Papayo, il ne cherchait pas fortune. Il y traquait un homme. Un terroriste camouflé parmi les mineros.
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Le juif polonais Jança un bout de filin au naufragé en train de se débattre dans la mer déchaînée. L'homme s'y cramponna à deux mains avec toute la frénésie que donne l'envie de vivre. - Non ! Le juif polonais se retourna. Yvonne, sa femme, se dressait devant lui, l'oeil noir. - Et ceux de Varsovie, ils ont eu cette chance ? Ceux de Buchenwald, d'Auschwitz, est-ce qu'ils s'en sont sortis ? Dis, leur a-t-on donné une dernière chance ?
- Le voilà ! siffla la Chienne Rouge à Yannick Carlec. Carlec récupéra son Herstal 14 coups glissé entre les sièges avant et se coula hors de la voiture. Les deux terroristes n'échangèrent plus une parole. La mise à mort de l'homme qui prétendait les arrêter commençait. Le garçon visa la poitrine, la Chienne Rouge passa le canon de son PM par la vitre baissée... L'homme s'appelait Paul Bontemps. le caïd des Anti-gangs.
Si la holdopeuse ne paniquait pas, son coeur cognait dur. Elle enfonça un peu plus le canon de son pistolet dans le bas-ventre du gardien de la "Banque des Banques". - Tu vas reculer jusqu'au mur ! ordonna-t-elle. Puis, tu appuieras sur le bouton d'ouverture, comme tu fais d'habitude. Le braquage le plus époustouflant de mémoire d'Anti-gangs venait de commencer. Avec ses hommes, Bontemps assistait impuissant à son déroulement. Il avait l'ordre, et cela venait de très haut : laisser faire. A vous dégoûter d'être flic.
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Grâce aux souvenirs inédits de Ginette Richer qui, pendant douze ans, est demeurée auprès de Piaf, Auguste le Breton a pu camper la Môme en véritable héroïne. Une vie pure et scandaleuse, un martyre et une rigolade : les virées, l'alcool, le travail, les liaisons, la drogue, la souffrance. Jouisseuse, jalouse de toutes les femmes, médisante avec génie, tyrannique, fantasque, elle avait des qualités aussi encombrantes que ses défauts : la gaieté et l'humour, la force de caractère, une générosité tous azimuts, la foi du charbonnier, l'intuition et la passion artisanales du métier. Ici revivent dans leur intimité des vedettes comme John Garfield, Charles Aznavour, Georges Moustaki, Jacques Pills, Pierre Brasseur, l'inoubliable Marcel Cerdan, Théo Sarapo et, en contrepoint, ceux qui ont marqué la vie privée de Ginou, tel Humphrey Bogart. Toutes ces rencontres sont révélées en des anecdotes bouleversantes par l'auteur du célèbre Rififi chez les hommes, des Hauts Murs, du Clan des Siciliens, des Pégriots...
"Que reste t-il de morale et d'humanité quand on s'est affranchi de l'une et de l'autre ?" Bertrand Poirot Delpech, Le Monde. "Le meilleur livre d'Auguste Le Breton" Le Canard Enchainé. "Une histoire vraie et tellement puissante, quelque part entre Monte-Cristo et Il était une fois en Amérique..." Olivier Marchal. "Si un jour t'es pas capable de tout laisser à la seconde, de tout briser, femmes, enfants, foyer, amis, c'est que t'es devenu un bon à rien, une lope, un mec pas digne de vivre !" Auguste le Breton nous fait découvrir la vie du gangster français Georges Hainaut plus connu sous le nom de "Jo la Terreur". Des bas-fonds de Montmartre aux bordels d'Amérique du Nord, en passant par les tripots de Londres, c'est un demi-siècle d'aventures et une authentique histoire du milieu français de 1880 à 1945. Parmi les héros de ce roman vrai, Bonnot, Carbone et Spirito, Stavisky et Bonny et Lafont. Et surtout une foule de personnages du peuple de Paris : prostituées, souteneurs, affranchis, policiers et malfrats. Un monde où l'on tue pour un regard et où on pleure sur une chanson des faubourgs. La force d'Auguste le Breton, personnalité en marge du monde de la littérature policière, fut de ne rien inventer dans ses polars : il avait presque tout vécu.