Atd quart monde
Atd quart monde
Non, « riches ou pauvres, on n'est pas tous égaux face à la pollution » : les quartiers populaires, proches des axes routiers ou des usines, sont bien plus exposés, et leurs habitants moins armés pour se protéger. Non, « les pauvres n'abîment pas la planète » : leurs pratiques quotidiennes de réparation, de seconde main et de sobriété contrainte génèrent une empreinte carbone bien plus faible que celle des plus riches. Non, « avec les aides, tout le monde ne peut pas rénover son logement » : les démarches complexes et le reste à charge excluent ceux qui en auraient le plus besoin. À travers des exemples concrets - canicules meurtrières dans les cités, passoires thermiques, inégalités d'accès aux espaces verts ou aux soins - ce livre révèle l'absurdité d'une transition écologique pensée sans les premiers concernés. Porté par ATD Quart Monde et présenté par Isabelle Motrot, il offre un plaidoyer limpide : il n'y aura pas de transition réussie sans justice sociale et environnementale.
"Les pauvres font tout pour toucher des aides." "Les pauvres ne savent pas gérer leur argent, ils sont responsables de leur pauvreté." "Les pauvres sont incapables d'élever leurs enfants, il vaut mieux les placer." "La France distribue trop d'aides aux étrangers." (...) Les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté ont la peau dure, comme celle des crocodiles. Gangrenant trop souvent le débat public, elles nourrissent la pauvrophobie et aggravent la fracture sociale. Ce petit livre, illustré par des dessins de presse (Gros, Pancho, Gelück...), propose de faire le point sur ces idées reçues pour mieux les combattre et montre que la lutte contre la maltraitance institutionnelle et l'éradication de la misère sont un même combat. Un focus sur 20 idées reçues particulièrement tenaces !