Anne Terral
Anne Terral
"Dans l'agenda, marquer d'une croix ce jour. Le jour de l'inconcevable joie. Je marche vite alors que rien ne presse. C'est à cause de toi et de ce qui nous arrive, à cause de ce qui dépasse l'entendement et ne peut être nommé." Ce matin-là, des pas se hâtent, la course légère d'une robe rouge. Bien des années plus tôt, juste avant la rentrée des classes, il y a eu pourtant la mort du père. Il y a eu le silence en grand et les heures floues. Ou vif raconte cette douleur précise, mais aussi le prodige d'un rendez-vous dans les derniers jours d'août : une revanche solaire.
Plongez dans Ou vif, le roman poignant d’Anne Terral, où une fille imagine un rendez-vous impossible avec son père disparu. Entre douleur et lumière, ce récit ciselé explore la magie des retrouvailles et la puissance de l’écriture face à l’absence.
Eddy fait partie d'une famille de pirates tous plus effrayants les uns que les autres. Quant à lui, il est... tout petit ! Alors, quand leur bateau se fait attaquer, Eddy décide de montrer qu'on peut faire peur à ses ennemis, même quand on est riquiqui.
La rencontre d'une fille qui a un secret et d'un garçon malicieux, dans l'ambiance feutrée du quartier des peintres à Montmartre... La rencontre d'une fille qui a un secret et d'un garçon malicieux, dans l'ambiance feutrée du quartier des peintres à Montmartre... D'abord un stylo quatre-couleurs. Puis une gomme jaune et mauve, toute neuve. Après, un petit carnet à spirale, deux rouges à lèvres pour dame, un foulard à pois, des timbres rares, un cadenas... Suzanne cache ses trésors sous son lit. Tous les soirs, elle s'endort au-dessus de son archigrand secret.
Deux voix se mêlent et se racontent. Celles d'un homme et d'une femme qui se sont aimés et qui se souviennent. Il y a la petite ville de S. où elle tient un magasin d'alimentation et le marché sur lequel il vend des robots ménagers. Il y a le père dont elle doit chaque jour s'occuper dans la maison au bord du fleuve. Elle s'appelle Louise. On ne sait pas le nom de l'homme. Depuis sept mois qu'ils sont séparés, il est venu la voir parce qu'il veut comprendre. Ils se rappellent la rencontre sur la place, le désir dans une caravane garée au bord d'une route, les regards dans une maison envahie par les plantes, les ombres du passé et presque le début d'une folie. Comme dans un jeu de miroirs, ces voix s'interrogent, se doublent, explorent ce que chacun ignore, poursuivant ce qui dans une vie demeure inatteignable. Ces voix nous parlent de la nuit contre laquelle on ne peut lutter, de la nuit qui aveugle la mémoire et entraîne chacun au coeur de la plus grande obscurité qui soit. Un jour peut-être, Louise n'aura plus peur, elle sortira de la pénombre.