Anne-Marie Pelletier
Anne-Marie Pelletier
Les phytotechnologies regroupent toute utilisation de plantes vivantes, répondant à des problématiques d'épuration de l'eau et de l'air, contrôlant l'érosion, restaurant des sites dégradés, captant les gaz à effet de serre ou réduisant la chaleur et la vélocité du vent. La phytoremédiation est une méthode de décontamination des sols, des eaux et de l'air, souillés par des polluants tels que les métaux lourds, les hydrocarbures, les pesticides... Elle est basée sur la capacité qu'ont certaines plantes à se développer en milieux contaminés, et à extraire, accumuler, stabiliser, volatiliser ou dégrader un agent polluant donné. Le but de cet ouvrage est d'analyser les plantes et leur utilisation dans l'habitat, à travers un éventail rigoureux et appliqué. Quelle plante, pour quel usage ? Comment optimiser une construction grâce à ce que l'on appelle le génie végétal ? Cet outil bibliographique pourra être utilisé par des professionnels comme des particuliers souhaitant trouver des solutions raisonnées et raisonnables dans certaines problématiques d'aménagement.
Un réflexe s'installe aujourd'hui dans nos sociétés, et singulièrement chez les croyants : celui du repli sur soi et d'une affirmation identitaire. Le christianisme se vit alors sur un mode défensif, dans la méfiance à l'égard de l'autre, qui finit par son rejet et son exclusion. Cette posture s'incarne de plus en plus dans des politiques, qui se réclament de la défense de « valeurs chrétiennes ». Tragique méprise, qui se dévoile dès l'instant où l'on ouvre les Écritures.Alors se découvre une tout autre logique. Dès les premières lignes de la Genèse jusqu'au terme du Nouveau Testament, s'affirme la dynamique d'un accueil, d'une ouverture à l'autre, qui est la condition de la vie. Et cela, sans naïveté, car la Bible sait combien la rencontre de l'autre comporte une dimension d'épreuve. Mais c'est l'épreuve même de la vie et la condition de son avenir, ce hors de quoi nous glissons vers la barbarie. Impossible d'esquiver cette vérité, sauf à user de la Bible à contresens.« Élargis l'espace de ta tente » : l'injonction d'Isaïe convoque de façon pressante les croyants. L'Église ne peut être fidèle à l'Évangile que si elle consent à cette générosité, qui est intrinsèquement celle du Dieu de la révélation biblique. Anne-Marie Pelletier est agrégée de Lettres, docteure en sciences des religions, professeure honoraire des Universités. Jusqu'en 2022, elle a enseigné l'Écriture et l'herméneutique au Collège des Bernardins et aux facultés Loyola Paris. Outre ses travaux bibliques, elle est l'auteure de plusieurs livres sur les femmes dans l'Église, Le signe de la femme (Cerf, 2006) ; L'Église, des femmes avec des hommes (Cerf, 2019) ; L'Église et le féminin (Salvator, 2021).
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Confrontée à une crise systémique, notamment en raison des abus sexuels et spirituels commis en son sein, l'Église est prise dans une tempête d'une telle intensité que beaucoup se demandent - chrétiens y compris - si elle a encore un avenir. Évitant le double écueil du pessimisme destructeur et de l'optimisme béat, ces sept femmes, toutes théologiennes, qui partagent ici leurs réflexions, proposent une approche fondamentale qui s'appuie sur une expertise biblique, théologique mais aussi sociologique et pastorale. Elles abordent, chacune avec son talent et sa compétence propres, les questions sensibles de l'égalité entre hommes et femmes dans l'Église, du nécessaire empowerment des femmes, d'une ministérialité pensée à partir de la diversité des charismes, de la lutte résolue contre les abus de toutes sortes au sein de l'institution ecclésiale, etc. La question des plus fragiles, des plus pauvres, est aussi au coeur de l'avenir de l'Église, selon elles.
L'Église ne cesse de déclarer son intention de mieux reconnaître la place des femmes en son sein. Si quelques évolutions vont dans ce sens, elles restent toutefois timides. Elles suscitent souvent des résistances et des oppositions parfois très vives. Ces blocages, plus profonds qu'il n'y paraît, témoignent de la difficulté à penser un féminin, paradoxalement d'autant plus célébré qu'il est minoré, marginalisé dans les faits. Dans cet essai stimulant, la théologienne Anne-Marie Pelletier propose de revisiter quelques aspects de l'histoire de la relation de l'Église aux femmes. Elle nous permet d'identifier la manière dont se sont constitués des préjugés, qui continuent à hanter les esprits, en freinant des évolutions aujourd'hui nécessaires. Si l'auteur n'hésite pas à poser des questions dérangeantes, son objectif n'est ni de s'enferrer dans une logique de procès, ni de disqualifier la tradition qui porte jusqu'à nous le trésor de la foi. En revanche, il s'agit de percevoir que des convictions passant pour révélées en anthropologie chrétienne ne sont que le fruit d'un accommodement de la foi aux représentations culturelles d'un moment. Ce faisant, il s'agit de désencombrer les sources vives de l'Évangile pour que celui-ci déploie sa puissance de nouveauté et de vie en un temps qui appelle de courageuses révisions institutionnelles. Agrégée de lettres, docteur en sciences des religions et professeur émérite des universités, Anne-Marie Pelletier a consacré une grande partie de ses travaux aux questions d'herméneutique biblique (D'âge en âge, les Écritures, Lessius, 2004). Elle mène aussi depuis plusieurs années une réflexion autour du féminin à l'aune de la révélation biblique (Le signe de la femme, Cerf, 2006 ; L'Église, des femmes avec des hommes, Cerf, 2019).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Église. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le « temps des femmes » qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Église, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance.Un livre qui nous montre une série d'« éclats de féminin » pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !Agrégée de Lettres et docteur en Sciences des religions, Anne-Marie Pelletier travaille, entre autres, sur la question des femmes dans l'Église. Elle a publié à ce sujet Le christianisme et les femmes et Le signe de la femme. Elle a été lauréate du prix Ratzinger en 2014.