Andre Thirion
Andre Thirion
Fils de la guerre de 14 et du surréalisme, adepte puis critique lucide du marxisme et du communisme, adversaire brillant de tous les poncifs intellectuels ou sociaux, tel apparaît André Thirion dans cet Éloge de l'indocilité. Les lecteurs du désormais classique Révolutionnaires sans révolution trouveront ici les pensées et les rêves de l'écrivain indépendant et vif dont ils ont dévoré les mémoires. Qu'il s'agisse de narrer par le menu un cas d'incohérence stratégique - la bataille de Baccarat - ou de disséquer en profondeur un cas d'incohérence idéologique - le concept d'aliénation - d'exalter Stirner et Fourrier contre Hegel et Marx, de nous replonger dans l'élaboration de L'Age d'Or de Dali et Bunuel, d'attaquer le travail ou de démythologiser OEdipe au bordel, André Thirion articule, avec ce livre riche et divers, une même et constante profession d'insoumission. Livre insolite, rationnel dans chacune de ses parties et surréaliste dans sa structure d'ensemble, Éloge de l'indocilité prendra place parmi les "exercices spirituels" familiers de tous ceux qui ne veulent pas seulement subir leur époque, mais y devenir libres et au besoin s'en divertir.
« Mais d'où sort-il donc, cet André Thirion ? Sa ligne recoupe tout ce qui s'est accompli en politique et en littérature durant un demi-siècle. Au tard de sa vie, cet inconnu nous offre un témoignage irremplaçable sur deux très hautes aventures de ce temps, le surréalisme et le communisme » Gilles Lapouge. « Plutôt militant qu'artiste, il n'était pas assuré de laisser mieux qu'un nom au bas de manifestes. Il vient de prendre une sérieuse option pour le passage à la postérité avec cette autobiographie qui constitue le premier témoignage d'envergure sur des hommes, des événements, une époque que la jeunesse d'aujourd'hui ignore ou mythifie » Maurice Nadeau. « Il ne sera plus possible d'évoquer l'évolution des idées dans le deuxième quart du XXe siècle sans tenir compte du témoignage d'André Thirion. Mais, surtout, dès aujourd'hui, pour chacun de nous, « Révolutionnaires sans révolution » est le récit merveilleusement amusant d'une vie de luttes et d'aventures qui ne trouve son accomplissement que dans ce retour sur elle-même. » Jean d'Ormesson. Voici « Révisions déchirantes », la suite des « Mémoires » d'André Thirion.
Cette pièce est une imitation de La tempête, dont elle reprend les thèmes en inversant le déroulement de l'action. Le lecteur est autorisé à y trouver les marques d'une notable décadence, mais il serait injuste de ne l'attribuer qu'à la pauvreté des moyens en oeuvre... Les absences superbes ont été remplacées par une forte dose de pessimisme : la recherche du bien porte malheur, l'indulgence n'est pas récompensée, le bon sens ne convient qu'aux médiocres...