Andre Sivergue
Andre Sivergue
Du balcon d'une chambre d'hôtel, non loin de l'Opéra, à Paris, un homme guette à la fenêtre d'en face. Cet homme s'appelle Robert Verdaille. Il attend. Celui qu'il attend se nomme Joseph Perez. Verdaille veut tuer Perez. Pourtant, tous deux sont originaires d'Algérie, tous deux ont eu à souffrir d'une décolonisation qui leur a semblé brutale. Pourtant, sa fortune, Verdaille la doit à Perez. Qu'est-ce qui peut bien pousser un homme prudent, rusé, ambitieux à user d'un moyen si dangereux, quel but poursuit Verdaille ? Avec « Quand le vin est tiré », André Sivergue fait une entrée magistrale dans le roman à suspense. Son sens de l'analyse psychologique, autant que son goût du détail vrai, le classent d'emblée parmi les maîtres d'un genre difficile entre tous.
Ce fantôme-là, qui porte le nom insolite et prestigieux de Cléopâtre, fait ses apparitions chaque matin sur le papier encore gras d'encre d'imprimerie du journal local. Pour le bon public de Francheville, il s'agit d'un feuilleton, un peu leste sans doute, mais banal. Pour trois hommes en particulier - Léon Daibrelle, le notaire ; Albert Dubois, le négociant en vins ; Henri Charfaud, l'héritier des super-marchés CHARF - c'est une histoire folle, impossible, scandaleuse. Une histoire qu'ils connaissent bien, pourtant. « Cléopâtre veut se venger, dit Henri Charfaud. Aucun de nous n'en réchappera ».