André Malraux
André Malraux
Deux frères, un secret de sang, et la certitude que certaines vérités ne sont pas enfouies par hasard.Arkhmana - Tome 1. Les Fils perdus ouvre une fresque initiatique où deux jeunes princes découvrent un secret ancestral intimement lié à leur lignée.Les deux jeunes princes du royaume de Ragorm, l'un intrépide, l'autre plus réfléchi, partagent un même trait de caractère : la curiosité.Un soir d'orage, leur goût de l'aventure les pousse à explorer les ruines d'un vieux pavillon de chasse. Ils y découvrent une pièce secrète, remplie de manuscrits oubliés, de croquis étranges... et d'indices sur un pouvoir ancien.Peu à peu, ce qui n'était qu'un jeu devient une obsession. Le savoir, d'abord mystérieux, prend un tout autre sens lorsque les deux frères comprennent que ce pouvoir est lié à leur propre lignée.Pourquoi ce secret a-t-il été enfoui si près du trône ? Et que risque-t-on réellement à vouloir l'éveiller ?Né en 1991 à Lyon, Julien Baril est passionné de littérature et de cinématographie fantastique. Après des années d'écriture en huis clos, il publie aujourd'hui son premier roman, accompagné d'illustrations détaillées, pour faire rêver le plus grand nombre. À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1991 à Lyon, Julien Baril est passionné de littérature et cinématographie fantastique. Inspiré par les récits les plus célèbres du genre, l'idée de créer son propre univers germe peu à peu dans son imagination. Un roman fantastique voit le jour après des années d'écriture, complété d'illustrations détaillées qui permettent au lecteur d'embrasser la vision de l'auteur et d'entrer dans son univers. Après ces nombreuses années de travail en huis clos, Julien publie aujourd'hui son roman pour faire rêver le plus grand nombre.
Félix Riopel découvre que la vie dans la LHJMQ n'est pas l'aventure rêvée qu'il espérait... À seize ans, son adaptation se fait difficilement dans un monde plus vieux. Pour la première fois depuis ses débuts dans le hockey, Félix doit jouer les seconds violons. Son entraîneur, Richard Caisse, le laisse plus souvent qu'à son tour sur le banc et ça fait rager le jeune joueur de centre. En plus, il s'ennuie énormément de sa famille et de sa gang de Louiseville. Peu avant Noël, Félix se met les pieds dans les plats et s'attire les foudres de la direction. Les Huskies songent même à le retourner dans les rangs midget. Une rencontre fortuite et une discussion avec une légende du hockey amènent toutefois l'entraîneur à reconsidérer sa décision. Puis, en deuxième moitié de saison, Félix reviendra dans les bonnes grâces de l'organisation. Il n'est pas trop tard pour sauver cette première année junior. Déchiré entre son amoureuse et une nouvelle flamme, Félix met ses histoires de coeur en veilleuse. Le combatif joueur retrouve son aplomb habituel et devient une des pierres angulaires dans les succès de son équipe. Le club se rendra-t-il jusqu'à la prestigieuse Coupe Memorial? Et si l'effet domino venait encore une fois changer les choses?
"Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L'angoisse lui tordait l'estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n'était capable en cet instant que d'y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu'une ombre, et d'où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même - de la chair d'homme." "Une véritable méditation sur le tragique de l'action." Pascal Bruckner, Le Figaro. "Un roman d'action, un roman politique et un roman métaphysique." François Busnel, La P'tite Librairie. "Une magistrale réflexion sur l'humanité." Coup de coeur de la librairie Vivement Dimanche (Lyon)
Plongez dans La condition humaine, chef-d'œuvre d'André Malraux, Prix Goncourt 1933. Ce roman puissant explore la révolte, la liberté et l'engagement à travers l'insurrection communiste de Shanghai en 1927.
Le livre de Malraux reflète fidèlement le désarroi, les promiscuités et les atrocités d'une révolution ; mais il en exprime aussi la conscience, le sens, le mouvement souterrain. Et c'est parce qu'il ne cache rien des horreurs et des niaiseries de la guerre civile, qu'il charge son titre d'une valeur singulière. Voici les fautes, voici les sots, les mercenaires, les guerriers, voici le doute qui prend le plus résolu quand, à l'instant de mourir, il sent que son corps était beau ; mais voici cette attente, cet appel, cette recherche, on ne sait au juste de quoi, de quelque chose qui efface le passé, d'une communion plus intime dans le danger, la lutte, la souffrance, d'une patrie, d'une gestation, d'une justification par le sacrifice ; - l'espoir.
Erri De Luca accompagne la célèbre alpiniste italienne Nives Meroi dans l'une de ses expéditions himalayennes. Réfugiés sous la tente, en pleine tempête, ils engagent une conversation à bâtons rompus. Dans ce lieu magique à la jonction entre le ciel et la terre, où la beauté des montagnes contraste avec la violence des conditions climatiques, les récits d'altitude de la jeune femme sont une trame où se tissent réflexions et souvenirs de l'auteur autour du métier d'écrire et de la Bible. Présenté sous les traits d'une Pénélope qui n'a de cesse de faire et de défaire son ouvrage - car son ascension se conclut fatalement par le retour vers la plaine et par un nouveau départ vers une nouvelle conquête -, le personnage de Nives, symbole de force et de courage, est l'occasion pour l'auteur d'explorer plus avant les chemins de son écriture et de dévoiler au lecteur d'autres facettes de son parcours à la fois humain et littéraire.
Erri De Luca accompagne la célèbre alpiniste italienne Nives Meroi dans l'une de ses expéditions himalayennes. Réfugiés sous la tente, en pleine tempête, ils engagent une conversation à bâtons rompus. Dans ce lieu magique à la jonction entre le ciel et la terre, où la beauté des montagnes contraste avec la violence des conditions climatiques, les récits d'altitude de la jeune femme sont une trame où se tissent réflexions et souvenirs de l'auteur autour du métier d'écrire et de la Bible. Présenté sous les traits d'une Pénélope qui n'a de cesse de faire et de défaire son ouvrage - car son ascension se conclut fatalement par le retour vers la plaine et par un nouveau départ vers une nouvelle conquête -, le personnage de Nives, symbole de force et de courage, est l'occasion pour l'auteur d'explorer plus avant les chemins de son écriture et de dévoiler au lecteur d'autres facettes de son parcours à la fois humain et littéraire.
"Si toute condition humaine n'est pas renfermée dans ces pages, du moins est-il certain qu'elle ne cesse pas d'y être en question, et si tragiquement, si profondément que le livre se trouve encore accordé par ses accents aux peines les plus lourdes et aux plus grandes souffrances. C'est un sûr gage de son exceptionnelle valeur. [...] La plus grande beauté du livre - et je ne dis rien de l'intensité de certaines descriptions ou de certaines scènes qui appellent l'image de reproduction cinématographique - est dans quelques conversations terriblement lucides au cours desquelles les personnages, haussés au-dessus d'eux-mêmes par l'événement, livrent tout leur secret. C'est là qu'il faut chercher l'esprit de l'oeuvre, la définition qu'on peut tirer de notre condition. Nous sommes seuls, d'une solitude que rien ne peut guérir, contre laquelle nous ne cessons pas de lutter." Jean Guéhenno Prix Goncourt
Plongez dans La condition humaine, chef-d'œuvre d'André Malraux, lauréat du prix Goncourt 1933. Ce roman captivant explore la quête de sens et l'engagement à travers la révolution chinoise de 1927.
Lorsqu'on croit tout connaître d'un auteur, il manque encore sa vie intime, dont les lettres apportent la trace. On trouvera ici un autre Malraux, simple, drôle, ami fidèle, tantôt lyrique, tantôt farfelu. Et puis un réseau d'amis qui s'appelaient André Gide, Roger Martin du Gard, Raymond Aron, Max Jacob, Louis Guilloux. Et la présence de l'histoire, quand il s'agit du général de Gaulle et d'Indira Gandhi. On entre ainsi, à travers ces lettres pour la première fois livrées aux lecteurs, à l'intérieur d'un des plus grands cerveaux de notre époque et on lit une oeuvre dans l'oeuvre, où il est de nouveau question du roman, de l'art et de la vie.
Lorsqu'on croit tout connaître d'un auteur, il manque encore sa vie intime, dont les lettres apportent la trace. On trouvera ici un autre Malraux, simple, drôle, ami fidèle, tantôt lyrique, tantôt farfelu. Et puis un réseau d'amis qui s'appelaient André Gide, Roger Martin du Gard, Raymond Aron, Max Jacob, Louis Guilloux. Et la présence de l'histoire, quand il s'agit du général de Gaulle et d'Indira Gandhi. On entre ainsi, à travers ces lettres pour la première fois livrées aux lecteurs, à l'intérieur d'un des plus grands cerveaux de notre époque et on lit une oeuvre dans l'oeuvre, où il est de nouveau question du roman, de l'art et de la vie.
Découvrez L'Homme précaire et la Littérature, où André Malraux révolutionne notre regard sur l'art et la fiction. Une plongée captivante dans l'histoire de la création littéraire, de l'ère sacrée à l'avènement de la modernité.
L'Homme précaire est à la littérature ce que La Métamorphose des dieux est aux beaux-arts. Malraux propose d'appliquer à la littérature la périodisation de l'histoire de l'art qu'il avait dégagée pour renouveler notre expérience des oeuvres : une première période de figuration d'un surnaturel invisible, objet de prière et de dévotion ; une deuxième, à partir de la Renaissance, au cours de laquelle l'art visait à représenter le monde réel, pour s'approcher toujours plus de l'illusion ; mais plus cette illusion était poussée, plus elle occultait l'acte créateur, qui, dans un troisième temps et grâce à la rupture initiée par Manet, devint désormais l'essentiel. Appliquée à la littérature, cette tripartition en bouleverse notre conception. La fiction est la notion pivot qui permet de distinguer respectivement les trois moments. Elle est, pour chacun d'entre nous, une expérience majeure : parce qu'elle nous fait vivre par procuration une vie, c'est-à-dire un temps autre que le nôtre, elle porte plus loin qu'un simple divertissement.
Énigme des Noyers de l'Altenburg : c'est un dernier roman. Quand le livre paraît, André Malraux a quarante et un ans ; dans le tiers de siècle qui lui reste à vivre, il publiera la longue suite des écrits sur l'art et ces oeuvres dont le titre, Antimémoires, résume l'ambition. Si le cas des Noyers est singulier, c'est qu'il y a abandon non seulement d'un projet, mais du genre même où Malraux avait affirmé sa maîtrise : le roman. Dans ce livre, nombreux sont les souvenirs personnels : l'Alsace entrevue en 1922, le premier retour en Europe, à Marseille, la découverte de la Perse et de l'Afghanistan, les décades de Pontigny, l'expérience militaire de 1939-1940. Tout ce qu'a vécu Malraux, il l'a "transformé en fiction", prêtant tantôt au narrateur, tantôt à son père, ses propres aventures et sentiments. Parfois l'auteur transpose simplement les lieux ou les dates : ainsi la cathédrale de Sens est transportée à Chartres. Pour l'écrivain, tout devient métamorphose : la vie, les lectures, les souvenirs, les passions...
- Pourquoi faut-il attendre l'âge de quarante ans pour être écouté? André Malraux - Avec votre question m'apparaît ceci : en réalité ce qu'on a à dire d'important, on le dit toujours à des jeunes gens. L'Europe et sa construction, le communisme, les héroïnes romanesques, Dieu, la révolution et les barricades... Questionné par des étudiants quelques mois avant Mai 68, puis en conférence de presse peu après les événements, André Malraux se prononce.
- Pourquoi faut-il attendre l'âge de quarante ans pour être écouté? André Malraux - Avec votre question m'apparaît ceci : en réalité ce qu'on a à dire d'important, on le dit toujours à des jeunes gens. L'Europe et sa construction, le communisme, les héroïnes romanesques, Dieu, la révolution et les barricades... Questionné par des étudiants quelques mois avant Mai 68, puis en conférence de presse peu après les événements, André Malraux se prononce.
Hector Obel a 10 ans et vit à Starkley, la quatrième ville la plus ennuyeuse d'Angleterre, où il ne se passe JAMAIS RIEN. Enfin, jusqu'à ce qu'Hector remarque un phénomène très inhabituel : de temps à autre, le monde entier s'arrête. Les oiseaux dans les airs. Les gens dans la rue. L'horloge du couloir. Comme si tout était pétrifié. Paralysé. N'avançait plus. Coincé. Coincé coincé. Tout le monde sauf... Hector. Mais pourquoi la planète entière se met-elle en pause ? Et d'où viennent ces créatures horriblement hideuses qui prennent possession de la ville? Mais surtout quel est ce mystérieux FSP (Force Spéciale contre les Pauses) qui semble connaître les réponses à toutes ces questions ?
Hector Obel a 10 ans et vit à Starkley, la quatrième ville la plus ennuyeuse d'Angleterre, où il ne se passe JAMAIS RIEN. Enfin, jusqu'à ce qu'Hector remarque un phénomène très inhabituel : de temps à autre, le monde entier s'arrête. Les oiseaux dans les airs. Les gens dans la rue. L'horloge du couloir. Comme si tout était pétrifié. Paralysé. N'avançait plus. Coincé. Coincé coincé. Tout le monde sauf... Hector. Mais pourquoi la planète entière se met-elle en pause ? Et d'où viennent ces créatures horriblement hideuses qui prennent possession de la ville? Mais surtout quel est ce mystérieux FSP (Force Spéciale contre les Pauses) qui semble connaître les réponses à toutes ces questions ?
Cet essai légendaire (1926) se présente comme une correspondance entre deux jeunes gens: le Français voyage en Extrême-Orient, le Chinois visite l'Europe. A.D. est tenté par le confort de la pensée orientale, Ling rebuté par la sécheresse intellectuelle de l'Occident. Un plaidoyer pour l'harmonie asiatique, une introduction à la vie et à la pensée de Malraux
Une île australe, perdue. Aux antipodes de tout. Antipodia. Battue par les vents. Loin des zones de pêche. Dessus, entre deux coups de chien, un chef de poste qui se fait donner du « gouverneur », un mécano qui cache son jeu, quelques chèvres. Si le premier tourne en rond, remâchant sa disgrâce sur le petit périmètre de l'île, le second cavale comme un lièvre, heureux, ravi. Son secret? Une plante mystérieuse : le reva-reva. Celui qui l'absorbe fait entrer aussitôt ses rêves dans la réalité. Mais l'hiver et la glace arrivent. Un naufragé aussi, sur un bout de bois, poussé par des vagues. Lui, un Mauricien, s'appelle Moïse. Il se croit sauvé des eaux froides. Il pose son pied nu sur la grève désolée. C'est alors que tout commence. Que tout éclate. Et qu'Antipodia résonne tout entière. Coatalem signe son plus beau roman dans le récit tendu d'une étonnante robinsonnade de notre époque, à mi-chemin entre Jules Verne et Stephen King.
"On lit ce livre avec un plaisir assez unique. Il peut tour à tour réjouir et indigner n'importe qui. Les étrangetés y sont convaincantes, les textes connus y paraissent neufs. La durée y est non pas fiévreuse, mais infatigable. À tout instant, sans un temps mort, on change de lieu, de sujet, d'interlocuteur. Malraux fait revivre la célèbre vivacité napoléonienne, Napoléon se prête merveilleusement à un film malrucien. Alors paraissent au grand jour toutes nos contradictions innées. Le rassembleur est un individualiste. Une révolution qu'on sauve est tuée et une révolution qui se suicide se propage. Napoléon a des modesties provocantes et des hauteurs ubuesques. Sa lucidité surprend et ses inconsciences n'étonnent pas moins. Sa promptitude légendaire n'est pas exempte de bévues. Il touche à tout avec un bonheur déconcertant et de sinistres lacunes. Une réussite de rêve aboutit à une chute qui fait songer mais qui nimbera l'épreuve. Malraux a cru n'avoir qu'ausculté son héros à travers les textes qui en émanent, au point de n'avoir ni signé ni présenté son montage. Mais le découpage des phrases, leur isolement ou leur regroupement, leur transposition, leur distribution selon l'irréversible chronologie d'une vie, et aussi, bien sûr, les omissions font un Napoléon plus vrai que nature." Jean Grosjean.
"Un sous-officier me fit signe de sortir ; la cour était pleine de soldats. Je pouvais faire quelques pas. Il me tourna vers le mur, les mains appuyées sur les pierres au-dessus de ma tête. J'entendis un commandement : Achtung, je me retournai : j'étais en face d'un peloton d'exécution."
'Ce qui me fascine dans mon aventure, c'est la marche sur le mur entre la vie et les grandes profondeurs annonciatrices de la mort. C'est aussi le souvenir de ces profondeurs. Les réanimés ne se souviennent de rien (de rien, mais de conversations entre les médecins !). La rencontre avec la part de l'homme qui marche, geint ou hurle quand la conscience n'est pas là. J'ai été conscient de ne plus savoir où j'étais -, d'avoir perdu la terre. Pas d'autre douleur que celle des autres, qui bat confusément cette chambre blanche où veille la petite lampe de la nuit comme, dans ma chambre de Bombay, la rumeur de l'Océan battait la grève. Je suis lucide, d'une lucidité limitée au ressassement d'une terre de nulle part, à la stupéfaction devant cet état ignoré. Ce qui s'est passé n'a rien de commun avec ce que j'appelais mourir.' En 1972, André Malraux, 'atteint d'une maladie du sommeil', est hospitalisé à la Salpêtrière. De cette expérience va naître Lazare, un de ses plus beaux livres, celui qu'il choisit pour clore le cycle du Miroir des limbes.
Quand ce livre paraît, en 1928, on s'interroge : est-ce un roman ? un reportage ? un document historique ? Un livre important, qui d'emblée, après La Tentation de l'Occident, place le jeune Malraux parmi les plus grands. 1925 : nous sommes en pleine révolution chinoise ; Garine et Borodine, exaltés, rongés par l'Asie, réalisent l'oeuvre qu'avaient rêvé les grands empereurs. Leurs énergies s'affrontent, se renforcent, et parviennent à galvaniser une masse amorphe, à briser enfin l'étreinte de l'Europe. Entourés d'espions, usant tour à tour de la terreur et de la ruse, ils modèlent l'argile jaune pour la révolution, impitoyables et farouches, sans scrupules : conquérants. Dans une atmosphère de roman policier et de drame classique, la révolution chinoise répand ses cendres et la liberté...
"Le poète et le fayseur de dyables complètent le monde." André Malraux, Les Voix du silence. Poétiques, précis et précieux, ces centaines de "dyables", dessins qu'André Malraux a offerts à sa femme Madeleine, révèlent de lui une facette méconnue : farfelue, familiale et joueuse.
« Comprendre Malraux, c'est d'abord l'écouter. Sa parole est une illumination. Un éclairage indispensable (...) Au commencement, donc, il y a sa voix. Cette voix, que nous avons voulu faire entendre ici, surgie des limbes, intacte, est un défi au temps qui nous broie et à l'intelligence qui nous manque. Une voix à l'affût des éternelles projections de l'âme humaine. La voix, chez Malraux, est le pendant du regard - ce regard unique qu'il sut porter sur la politique, l'histoire, l'art. C'est la voix de la France. » François BUSNEL
La Grande Catherine, 'Étoile du Nord', 'Mère Tsarine' de toutes les Russies, est un personnage légendaire. Si légendaire qu'on en oublie souvent la vérité historique. Zoé Oldenbourg s'est attachée à nous montrer un être humain, qui souffrit et qui lutta ; et c'est dans son humanité qu'elle a tenté de la peindre. C'est pourquoi son livre est consacré surtout à la première partie de la vie de Catherine, temps où elle n'était pas encore un monstre sacré.
Découvrez le scénario du film Ridicule Versailles, 1780. À la cour de Louis XVI, chacun rivalise d'esprit pour être bien coté au sein de cette société mondaine et oisive. Et les brillants esprits naviguent de table en table, louvoyant pour éviter la seule situation qui gâcherait toute leur vie : se rendre ridicule...
"Un sous-officier me fit signe de sortir ; la cour était pleine de soldats. Je pouvais faire quelques pas. Il me tourna vers le mur, les mains appuyées sur les pierres au-dessus de ma tête. J'entendis un commandement : Achtung, je me retournai : j'étais en face d'un peloton d'exécution."
Enregistrement inédit de l'Assemblée nationale. « (...) une bande magnétique miraculeusement conservée au Palais Bourbon nous donne à entendre la voix inimitable, la verve et la force démonstrative du grand Malraux, auditionné le 12 mai 1976 par les députés membres de la commission spéciale dite « des libertés ». Evoquant tour à tour l'Etat, la démocratie, l'enseignement, l'ancien ministre de la Culture développe sa vision de la liberté et de l'action publique. Le premier, Malraux avait proposé d'enregistrer les cours des grands philosophes contemporains pour les diffuser dans le pays et par-delà le temps ; à son tour, six mois avant sa mort, c'est un testament politique et moral qu'il laisse aux générations à venir. J'ai voulu rendre accessible à tous cette archive sonore exceptionnelle, un enregistrement qui témoigne par ailleurs de ce que peut être le travail en commission, moins connu que la séance publique et pourtant si crucial. « Il y a un héritage de la noblesse du monde et il y a notamment un héritage de la nôtre », disait Malraux. Soyons à
La voie royale, c'est « la route qui reliait Angkor et les lacs au bassin de la Ménan. Aussi importante que la route du Rhône au Rhin, au Moyen-Âge ». Piste dans la jungle, voie de terre balisée par des temples khmers oubliés, que fit connaître Malraux en 1930, dans ce livre ardent. Perken est un aventurier qui n'a que sa vie à jouer, dans un pari contre la mort. Il guide le jeune Claude Vannec dans son initiation tragique, sur cette route sans espoir : lutte contre les pierres antiques, qu'ils dérobent pour les revendre, contre les Moïs, qui ont réduit en esclavage un Français, Grabot, attaché à une meule, lutte contre soi-même, et contre la mort, enfin, quand Perken est blessé par une flèche empoisonnée... Jours de marche dans la forêt étouffante, nuits d'attente, d'angoisse, et, au bout du chemin, la mort face à l'homme : voici la Voie royale.