Tahar Ben Jelloun
Tahar Ben Jelloun
De l’école coranique au prix Goncourt, Tahar Ben Jelloun retrace les visages et les histoires d’amitié qui ont marqué sa vie. Un récit intime et universel, où chaque rencontre devient une pépite de mémoire et de tendresse.
Un travailleur immigré, reclus dans une malle, noue une relation avec une femme rêvée à laquelle il livre son histoire intime et les souvenirs de son pays. Pour échapper à son fantasme qui l'isole, il décide de retourner vers le monde des vivants. Dans la rue, il subit la violence, la haine et le racisme mais rencontre aussi Gazelle, une jeune Palestinienne, qui l'aide à rompre avec sa solitude. « Copyright Electre »
"Ils avaient regardé ensemble Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman. Ils étaient jeunes et amoureux. Très amoureux. Ils avaient ri à la fin du film, convaincus que cela ne leur arriverait jamais." Casablanca, 2016. Nabile et Lamia forment un couple solide depuis plus de dix ans. Jusqu'au jour où elle s'éprend de Daniel, un homme à la réputation sulfureuse. Six mois plus tard, elle demande le divorce... Mais à quel avenir une femme ambitieuse peut-elle prétendre dans un monde patriarcal où la liberté se paie au prix fort ? Entre fresque sociale et roman psychologique, Les amants de Casablanca explore la grande aventure du mariage, les oscillations du désir, les petits arrangements avec la religion et la capacité de l'être humain à embrasser ses contradictions.
"Ils avaient regardé ensemble Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman. Ils étaient jeunes et amoureux. Très amoureux. Ils avaient ri à la fin du film, convaincus que cela ne leur arriverait jamais." Casablanca, 2016. Nabile et Lamia forment un couple solide depuis plus de dix ans. Jusqu'au jour où elle s'éprend de Daniel, un homme à la réputation sulfureuse. Six mois plus tard, elle demande le divorce... Mais à quel avenir une femme ambitieuse peut-elle prétendre dans un monde patriarcal où la liberté se paie au prix fort ? Entre fresque sociale et roman psychologique, Les amants de Casablanca explore la grande aventure du mariage, les oscillations du désir, les petits arrangements avec la religion et la capacité de l'être humain à embrasser ses contradictions.
Plongez dans les coulisses du Monde avec Tahar Ben Jelloun ! Pigiste au Monde révèle 40 ans d’expérience journalistique, entre passion, désillusions et portraits saisissants d’une époque révolue.
De 1973 à 2011, j'ai été pigiste au Monde. J'ai écrit pour Le Monde des livres, Le Monde aujourd'hui, Le Monde diplomatique, et pour les pages du service "Étranger". Ceci n'est pas un livre sur le journal Le Monde, mais le récit de mon expérience dans ce journal, avec des moments de ferveur et d'autres de contrariété. Je retrace dans ce récit une époque. Je me souviens. Mais les souvenirs peuvent parfois nous induire en erreur et embellir la réalité, ou la noircir. T. B. J.
Qu'est-ce que l'amitié? L'imagination? L'égalité? Le racisme? Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour apprendre à penser, Tahar Ben Jelloun invite le lecteur à s'initier dès le collège aux notions clefs de la philosophie. Une leçon de sagesse lumineuse et nécessaire qui, dans un monde toujours plus complexe, nous aide à mieux comprendre notre rapport à nous-même, à l'Autre et à notre planète.
Qu'est-ce que l'amitié? L'imagination? L'égalité? Le racisme? Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour apprendre à penser, Tahar Ben Jelloun invite le lecteur à s'initier dès le collège aux notions clefs de la philosophie. Une leçon de sagesse lumineuse et nécessaire qui, dans un monde toujours plus complexe, nous aide à mieux comprendre notre rapport à nous-même, à l'Autre et à notre planète.
Nabile et Lamia se sont rencontrés à Paris lors de leurs études, il est devenu médecin, elle pharmacienne et femme d'affaires. Ensemble, ils ont fait construire une maison à Casa et ont eu deux beaux enfants, avant d'en adopter un troisième. Mais après sa liaison avec Daniel, un collectionneur de femmes à la réputation sulfureuse, elle a demandé le divorce... Une quinzaine d'années plus tard, alors que Nabile et Lamia ont refait leur vie, ils se retrouvent. Elle vient de perdre son deuxième mari, plus âgé qu'elle, il s'est lassé de sa deuxième femme, qu'il n'a jamais vraiment aimée. Le temps a passé, charriant avec lui son cortège de désillusions, mais leur amour est resté intact. Sous l'impulsion de Lamia, plus passionnée et libre que jamais, ils vont se réinventer une vie à deux, à rebours de la tradition, et voir leurs enfants, devenus adultes, faire des choix différents des leurs. Jusqu'à ce que la maladie menace de faire voler leur bonheur en éclats. Entre fresque sociale et roman psychologique, ce deuxième volet des Amants de Casablanca explore la puissance d'un premier amour, la fragilité du désir, et les aléas d'un couple à l'épreuve de l'âge, dans un pays partagé entre modernité et forces de la régression. Céline Espérin et Pierre Rochefort incarnent avec une grande justesse cette palpitante suite des Amants de Casablanca, où l'on retrouve Lamia et Nabile, et leur subtil chassé-croisé amoureux dans le Casablanca contemporain. Couverture : © Amine Houari / Face à la mer / Hans Lucas
Nabile et Lamia se sont rencontrés à Paris lors de leurs études, il est devenu médecin, elle pharmacienne et femme d'affaires. Ensemble, ils ont fait construire une maison à Casa et ont eu deux beaux enfants, avant d'en adopter un troisième. Mais après sa liaison avec Daniel, un collectionneur de femmes à la réputation sulfureuse, elle a demandé le divorce... Une quinzaine d'années plus tard, alors que Nabile et Lamia ont refait leur vie, ils se retrouvent. Elle vient de perdre son deuxième mari, plus âgé qu'elle, il s'est lassé de sa deuxième femme, qu'il n'a jamais vraiment aimée. Le temps a passé, charriant avec lui son cortège de désillusions, mais leur amour est resté intact. Sous l'impulsion de Lamia, plus passionnée et libre que jamais, ils vont se réinventer une vie à deux, à rebours de la tradition, et voir leurs enfants, devenus adultes, faire des choix différents des leurs. Jusqu'à ce que la maladie menace de faire voler leur bonheur en éclats. Entre fresque sociale et roman psychologique, ce deuxième volet des Amants de Casablanca explore la puissance d'un premier amour, la fragilité du désir, et les aléas d'un couple à l'épreuve de l'âge, dans un pays partagé entre modernité et forces de la régression. Céline Espérin et Pierre Rochefort incarnent avec une grande justesse cette palpitante suite des Amants de Casablanca, où l'on retrouve Lamia et Nabile, et leur subtil chassé-croisé amoureux dans le Casablanca contemporain. Couverture : © Amine Houari / Face à la mer / Hans Lucas
Nabile et Lamia se sont rencontrés à Paris lors de leurs études, il est devenu médecin, elle pharmacienne et femme d'affaires. Ensemble, ils ont fait construire une maison à Casa et ont eu deux beaux enfants, avant d'en adopter un troisième. Mais après sa liaison avec Daniel, un collectionneur de femmes à la réputation sulfureuse, elle a demandé le divorce... Une quinzaine d'années plus tard, alors que Nabile et Lamia ont refait leur vie, ils se retrouvent. Elle vient de perdre son deuxième mari, plus âgé qu'elle, il s'est lassé de sa deuxième femme, qu'il n'a jamais vraiment aimée. Le temps a passé, charriant avec lui son cortège de désillusions, mais leur amour est resté intact. Sous l'impulsion de Lamia, plus passionnée et libre que jamais, ils vont se réinventer une vie à deux, à rebours de la tradition, et voir leurs enfants, devenus adultes, faire des choix différents des leurs. Jusqu'à ce que la maladie menace de faire voler leur bonheur en éclats. Entre fresque sociale et roman psychologique, ce deuxième volet des Amants de Casablanca explore la puissance d'un premier amour, la fragilité du désir, et les aléas d'un couple à l'épreuve de l'âge, dans un pays partagé entre modernité et forces de la régression. Céline Espérin et Pierre Rochefort incarnent avec une grande justesse cette palpitante suite des Amants de Casablanca, où l'on retrouve Lamia et Nabile, et leur subtil chassé-croisé amoureux dans le Casablanca contemporain. Couverture : © Amine Houari / Face à la mer / Hans Lucas
' La maison nous écrase. La maison nous nargue. La maison nous tue lentement. Elle a été la scène de notre bonheur bref et de notre malheur permanent. ' Tanger, années 2000. Mourad et Malika ne se supportent plus. Voilà plusieurs années que le poison du drame qui a détruit leur foyer se distille dans leur couple. Samia, leur fille de seize ans, n'est plus parmi eux. Dans la société marocaine corsetée par le poids de la tradition, qu'est-ce qui a poussé la jeune fille à commettre l'irréparable ? Ses parents, que la honte et le chagrin ont brisés, parviendront-ils à surmonter leur amertume ?
' La maison nous écrase. La maison nous nargue. La maison nous tue lentement. Elle a été la scène de notre bonheur bref et de notre malheur permanent. ' Tanger, années 2000. Mourad et Malika ne se supportent plus. Voilà plusieurs années que le poison du drame qui a détruit leur foyer se distille dans leur couple. Samia, leur fille de seize ans, n'est plus parmi eux. Dans la société marocaine corsetée par le poids de la tradition, qu'est-ce qui a poussé la jeune fille à commettre l'irréparable ? Ses parents, que la honte et le chagrin ont brisés, parviendront-ils à surmonter leur amertume ?
'J'ai tué ma mère. Un oreiller sur le visage. J'ai appuyé un peu. Elle n'a même pas gigoté. Elle a cessé de respirer. C'est tout. Ensuite j'ai dormi, longtemps, profondément.' Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère est sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe et il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Mais une erreur de scénario, et tout peut basculer...
'J'ai tué ma mère. Un oreiller sur le visage. J'ai appuyé un peu. Elle n'a même pas gigoté. Elle a cessé de respirer. C'est tout. Ensuite j'ai dormi, longtemps, profondément.' Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère est sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe et il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Mais une erreur de scénario, et tout peut basculer...
'J'ai tué ma mère. Un oreiller sur le visage. J'ai appuyé un peu. Elle n'a même pas gigoté. Elle a cessé de respirer. C'est tout. Ensuite j'ai dormi, longtemps, profondément.' Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour bien dormir il lui faut tuer quelqu'un. Sa mère est sa première victime. Hélas, avec le temps, l'effet s'estompe et il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages. Il commet des crimes qu'il rêve aussi parfaits qu'au cinéma. Mais une erreur de scénario, et tout peut basculer...
Tahar Ben Jelloun Le racisme expliqué à ma fille " Un enfant est curieux. Il pose beaucoup de questions et il attend des réponses précises et convaincantes. On ne triche pas avec les questions d'un enfant. C'est en m'accompagnant à une manifestation contre un projet de loi sur l'immigration que ma fille m'a interrogé sur le racisme. Nous avons beaucoup parlé. Les enfants sont mieux placés que quiconque pour comprendre qu'on ne naît pas raciste mais qu'on le devient. Parfois. Ce livre qui essaie de répondre aux questions de ma fille s'adresse aux enfants qui n'ont pas encore de préjugés et veulent comprendre. Quant aux adultes qui le liront, j'espère qu'il les aidera à répondre aux questions, plus embarrassantes qu'on ne le croit, de leurs propres enfants. " TBJ Vingt ans après la publication de l'édition originale de ce livre (1998), alors que plus d'un million d'exemplaires se sont écoulés de par le monde, une nouvelle édition s'imposait. La voici, enrichie par l'expérience tragique de ces deux décennies, vingt années marquées notamment par l'entrée en scène du terrorisme islamiste et ses conséquences sur l'expression de la haine de l'autre. Une édition refondue et augmentée pour comprendre mieux encore et pour mobiliser.
Dans l'islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme "mariage de plaisir". C'est ainsi qu'Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse Temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s'approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu'Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L'un blanc, l'autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Puissante saga s'étalant sur trois générations entre Dakar, Fès et Tanger, Le mariage de plaisir est aussi un grand roman d'amour.
'Des ordres fusent, des insultes du genre "on va l'éduquer ce fils de pute". Le moteur de la jeep militaire crache une fumée insupportable. C'est l'époque où l'on vit dans la peur, où l'on parle à voix basse, en soupçonnant les murs de retenir les phrases prononcées contre le régime, contre le roi et ses hommes de main. Avant de repartir, l'un des deux soldats dit à mon père : "Demain ton rejeton doit se présenter au camp d'El Hajeb, ordre du général. Voici le billet de train, en troisième classe. Il a intérêt à ne pas se débiner."' En 1965, sous le règne d'Hassan II au Maroc, quatre-vingt-quatorze étudiants sont arrêtés pour avoir manifesté en faveur de la démocratie. Pendant dix-neuf mois, ils sont enfermés, humiliés, maltraités. Tahar Ben Jelloun a été l'un d'eux. La punition raconte au plus près ce que furent ces longs mois, qui le marquèrent à jamais et le firent secrètement naître écrivain.
'Des ordres fusent, des insultes du genre "on va l'éduquer ce fils de pute". Le moteur de la jeep militaire crache une fumée insupportable. C'est l'époque où l'on vit dans la peur, où l'on parle à voix basse, en soupçonnant les murs de retenir les phrases prononcées contre le régime, contre le roi et ses hommes de main. Avant de repartir, l'un des deux soldats dit à mon père : "Demain ton rejeton doit se présenter au camp d'El Hajeb, ordre du général. Voici le billet de train, en troisième classe. Il a intérêt à ne pas se débiner."' En 1965, sous le règne d'Hassan II au Maroc, quatre-vingt-quatorze étudiants sont arrêtés pour avoir manifesté en faveur de la démocratie. Pendant dix-neuf mois, ils sont enfermés, humiliés, maltraités. Tahar Ben Jelloun a été l'un d'eux. La punition raconte au plus près ce que furent ces longs mois, qui le marquèrent à jamais et le firent secrètement naître écrivain.
La poésie n'est ni la marge ni le corollaire de l'oeuvre romanesque de Tahar Ben Jelloun. Comme le souligne l'auteur lui-même, elle en est la constante la plus évidente et sans doute son soubassement. Empreinte d'un lyrisme fervent, généreux, ouvert, levée jusqu'à la colère parfois contre les défaites de l'humain, cette poésie est aussi constamment attentive aux raisons de l'espoir, aux preuves de l'amour et de la beauté.
La poésie n'est ni la marge ni le corollaire de l'oeuvre romanesque de Tahar Ben Jelloun. Comme le souligne l'auteur lui-même, elle en est la constante la plus évidente et sans doute son soubassement. Empreinte d'un lyrisme fervent, généreux, ouvert, levée jusqu'à la colère parfois contre les défaites de l'humain, cette poésie est aussi constamment attentive aux raisons de l'espoir, aux preuves de l'amour et de la beauté.
Dans l'islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme "mariage de plaisir". C'est ainsi qu'Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse Temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s'approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu'Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L'un blanc, l'autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Puissante saga s'étalant sur trois générations entre Dakar, Fès et Tanger, Le mariage de plaisir est aussi un grand roman d'amour.
Le 28 février 1766, le chevalier de La Barre, jeune homme de dix-huit ans accusé d'avoir gardé son chapeau et chanté des chansons impies sur le passage d'une procession, est condamné à avoir la langue arrachée, la main coupée, et à brûler à petit feu. Sur son bûcher, on brûle aussi, pour le symbole, un exemplaire du Dictionnaire philosophique. C'est dire le rôle de Voltaire et de son « diabolique Dictionnaire » dans le combat des Lumières contre le déchaînement du fanatisme et l'intolérance des Églises. Au soir de sa vie, le patriarche de Ferney a dressé le plus implacable réquisitoire avant L'Antéchrist de Nietzsche contre la religion judéo-chrétienne et son livre fondateur, la Bible. Mais, au-delà du but affiché d'« écraser l'Infâme », Voltaire s'en prend aussi aux préjugés et aux vains systèmes des philosophes tant anciens que modernes ; persuadé que nous ne pouvons rien connaître, il élève sa voix contre ceux qui tuent et emprisonnent au nom d'une vérité révélée. Deux siècles et demi plus tard, les 118 articles du Dictionnaire philosophique n'ont rien perdu de leur actualité. Chaque fois que les coutumes les plus rétrogrades et les traditions les plus contestables s'allient afin d'imposer silence à la raison critique et à sa libre expression, il est urgent de reprendre avec Voltaire la lutte pour l'émancipation de l'homme et le progrès de l'esprit humain.
Ce dictionnaire est le portrait d'un Maroc personnel, profond et intérieur, celui que Tahar Ben Jelloun porte en lui depuis qu'il a ouvert les yeux dans la vieille médina de Fès et qu'il n'abandonne jamais." Le plus beau pays du monde " ! C'est ainsi, qu'entre nous Marocains, nous désignons notre pays. C'est à peine ironique. Sa beauté, sa lumière, son mystère ont été tant célébrés par des peintres, des cinéastes que nous ne doutons pas une seconde de la fascination qu'il exerce sur les étrangers, qu'ils soient simples touristes ou historiens, ethnologues, archéologues, artistes etc. J'aime mon pays. Plus je voyage dans le monde, plus je l'aime. Chaque fois que je me trouve dans un pays lointain et accueillant, je me pose la question de savoir si je pourrais y vivre. Pas besoin de réfléchir. C'est non. Entre 2006 et 2010, j'ai quitté la France et je me suis installé à Tanger avec une partie de ma famille. J'ai profité des facilités de la vie quotidienne mais j'ai souffert de l'absurdité de son administration. Une corruption à tous les niveaux. Un manque de culture (pas de musée, pas de théâtre, seulement deux librairies dignes de ce nom dans une ville d'un million d'habitants). Le Maroc me suit partout où je vais. Je suis sidéré par cette fidélité, par cette présence et ce lien. La diaspora marocaine n'a jamais définitivement réglé son compte à la nostalgie. Et pourtant, travailler et vivre au Maroc est loin d'être simple. Des problèmes de toutes sortes, des plus absurdes aux plus complexes se posent tout le temps au citoyen marocain. Nous avons hérité de la France sa bureaucratie lourde et son appétit pour de la paperasse. Mais, comme par magie, des solutions finissent par surgir au moment où l'on s'y attend le moins. Ce dictionnaire est le portrait d'un Maroc personnel, profond et intérieur, celui que je porte en moi depuis que j'ai ouvert les yeux dans la vieille médina de Fès, un jeudi matin du mois de décembre de 1947et que je n'abandonne jamais.
Les jeunes sont une proie privilégiée pour la peur qui s'est installée au cœur de l'Europe, et en France en particulier, depuis les derniers attentats djihadistes. Comment les aider à s'en libérer ? En mettant des mots sur la chose. En retraçant l'histoire du mot terrorisme et des réalités qu'il désigne, depuis certains des épisodes les plus sanglants de l'histoire jusqu'au déchaînement actuel du fondamentalisme islamiste, auquel l'essentiel du dialogue est consacré. A nouveau, c'est avec sa fille que Tahar Ben Jelloun s'explique ici. Écrivain, romancier, Tahar Ben Jelloun a reçu le prix Goncourt en 1987 pour La Nuit sacrée (Seuil). Le Racisme expliqué à ma fille et L'Islam expliqué aux enfants (et à leurs parents) ont connu un succès public considérable.
Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d'expositions, de voyages et de liberté, foudroyée. Muré dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son mariage est responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d'écrire en secret un livre qui racontera l'enfer de son couple. Un travail d'auto-analyse qui l'aidera à trouver le courage de se libérer de sa relation perverse et destructrice. Mais sa femme découvre le manuscrit caché dans un coffre de l'atelier et décide de livrer sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari. Qu'est-ce que le bonheur conjugal dans une société où le mariage est une institution ? Souvent rien d'autre qu'une façade, une illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances. C'est ce que raconte ce roman en confrontant deux versants d'une même histoire.
Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d'expositions, de voyages et de liberté, foudroyée. Muré dans la maladie, il rumine sa défaite, persuadé que son mariage est responsable de son effondrement. Aussi décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d'écrire en secret un livre qui racontera l'enfer de son couple. Un travail d'auto-analyse qui l'aidera à trouver le courage de se libérer de sa relation perverse et destructrice. Mais sa femme découvre le manuscrit caché dans un coffre de l'atelier et décide de livrer sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari. Qu'est-ce que le bonheur conjugal dans une société où le mariage est une institution ? Souvent rien d'autre qu'une façade, une illusion entretenue par lâcheté ou respect des convenances. C'est ce que raconte ce roman en confrontant deux versants d'une même histoire.
"Témoins vigilants, observateurs attentifs, il arrive parfois que les romanciers se voient confier des vies pour les raconter dans leurs livres. Ils font alors fonction d'écrivain public. C'est ce qui m'est arrivé il y a deux ans lorsqu'un ami, qui avait été opéré de la prostate, m'a demandé d'écrire l'histoire de son ablation. Je l'ai écouté pendant des heures. Je l'ai accompagné dans ses pérégrinations hospitalières. Je suis devenu ami avec le professeur d'urologie qui le suivait. L'idée d'un livre s'est imposée peu à peu. Un livre utile qui rendrait service aux hommes qui subissent cette opération, mais aussi à leur entourage, leur femme, leurs enfants, leurs amis, qui ne savent comment réagir. Mais la situation était délicate : fallait-il, comme le demandait mon ami, tout raconter, tout décrire, tout révéler ? Après réflexion, j'ai choisi de tout dire." Tahar Ben Jelloun
"Témoins vigilants, observateurs attentifs, il arrive parfois que les romanciers se voient confier des vies pour les raconter dans leurs livres. Ils font alors fonction d'écrivain public. C'est ce qui m'est arrivé il y a deux ans lorsqu'un ami, qui avait été opéré de la prostate, m'a demandé d'écrire l'histoire de son ablation. Je l'ai écouté pendant des heures. Je l'ai accompagné dans ses pérégrinations hospitalières. Je suis devenu ami avec le professeur d'urologie qui le suivait. L'idée d'un livre s'est imposée peu à peu. Un livre utile qui rendrait service aux hommes qui subissent cette opération, mais aussi à leur entourage, leur femme, leurs enfants, leurs amis, qui ne savent comment réagir. Mais la situation était délicate : fallait-il, comme le demandait mon ami, tout raconter, tout décrire, tout révéler ? Après réflexion, j'ai choisi de tout dire." Tahar Ben Jelloun
Entre Casablanca la bruyante, Tanger la rêveuse et Fès la spirituelle, Au plus beau pays du monde vous invite à découvrir le Maroc à travers des récits tantôt tendres, tantôt tragiques.
"Ils avaient regardé ensemble Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman. Ils étaient jeunes et amoureux. Très amoureux. Ils avaient trouvé ce film fort et désespéré. Ils venaient juste de se marier et, leurs études terminées, chacun entrait dans la vie active. Lui comme médecin pédiatre, elle, pharmacienne. Ce fut son père qui lui acheta la pharmacie Derb Ghellef dans un des quartiers les plus vivants du centre-ville, dans la médina de Casablanca. Lui reprit le cabinet de son oncle qui avait une clientèle fidèle. La vie était facile, le ciel d'un bleu limpide et la paix régnait sur leur monde. Ils avaient ri à la fin du film, convaincus que cela ne leur arriverait jamais." Casablanca, 2016. Nabile et Lamia forment un couple solide depuis plus de dix ans. Jusqu'au jour où elle s'éprend de Daniel, un homme à la réputation sulfureuse. Six mois plus tard, elle demande le divorce... Quel avenir pour une femme ambitieuse dans un monde patriarcal où la liberté se paie au prix fort ? Entre fresque sociale et roman psychologique, Les amants de Casablanca, magnifique histoire d'amour, explore la grande aventure du mariage, les oscillations du désir, les petits arrangements avec la religion et la capacité de l'être humain à embrasser ses contradictions. Céline Espérin et Pierre Rochefort incarnent avec une grande justesse Lamia et Nabile, la femme et le mari dont l'histoire d'amour et le mariage se délitent inexorablement.