Alexandre Bande
Alexandre Bande
Janvier 1945, Auschwitz. Les SS fuient, les Soviétiques découvrent l’indicible. Alexandre Bande retrace ces jours décisifs où l’horreur fut révélée au monde.
Les questions soulevées par l'histoire de la Shoah méritent des réponses claires. Or depuis trente ans l'historiographie sur le nazisme et la Shoah a profondément évolué, et nombre d'interrogations ont trouvé leur réponse grâce aux travaux d'une nouvelle génération de chercheuses et chercheurs. C'est pourquoi, sans délaisser les questions cruciales des origines, du déroulement et de la géographie de la Shoah, les auteurs fournissent ici des éléments clés pour comprendre des sujets essentiels : le rôle des ghettos, les centres de mises à mort, Vichy et la Shoah, les résistances juives face à la répression et aux déportations, le sort des Roms et des Sinti, ce que savaient les Alliés, mais aussi les défis de l'enseignement de la Shoah, les enjeux des voyages sur les lieux de mémoire, ou encore le négationnisme et le lien entre complotisme et antisémitisme... Tous ont accepté de se prêter à l'exercice délicat de la synthèse, leurs chapitres répondant à une volonté assumée de proposer aux lecteurs une approche précise, actualisée, accessible et concise de l'histoire de la Shoah.
Nul n'a jamais songé à interroger le sens profond des sépultures de coeur des rois et reines de France à une époque où souverains, théologiens et médecins, par le biais de sermons, de traités et de Miroirs, font de ce «grand promu de la fin du Moyen Âge», selon la formule de Jacques Le Goff, le réceptacle de toutes les vertus et de tous les vices. Si la pratique de l'inhumation séparée du coeur est ancienne en Angleterre et dans l'Empire, elle n'est attestée dans le royaume de France que dans la première moitié du XIIIe siècle. Ce rituel se diffuse ensuite, au XIVe siècle, au sein du domaine capétien et se mue en un véritable privilège dynastique grâce à une exceptionnelle autorisation pontificale. À partir de 1380, à la mort de Charles V, le coeur du roi est l'objet de tous les égards. Inhumé lors d'une cérémonie spécifique, il est placé dans une urne richement décorée ou repose sous un somptueux gisant. L'objectif est multiple : les tombeaux de coeur attirent les prières et valorisent le sanctuaire qui l'accueille tout en enracinant la mémoire du lignage capétien sur le territoire de France, des couvents mendiants parisiens à Saint-Louis de Poissy, de la cathédrale de Rouen à la nécropole dionysienne. Alexandre Bande livre ainsi la singulière histoire des sépultures de coeur du XIIIe siècle au XVe siècle et narre la naissance d'un coeur personnifié, déifié et hypostasié.