Albert Mathiez
Albert Mathiez
Quinze mois s'écoulent entre la chute de Robespierre et l'avènement du Directoire, quinze mois dont on parle rarement : ils sont l'objet de ce livre. L'incandescence révolutionnaire s'éteint, la réaction triomphe partout. « La grande période de la République est désormais finie. Les rivalités de personnes prennent le pas sur les idées ; le Salut Public s'efface ou disparaît derrière les rancunes et les passions. Le politicien remplace le politique. L'intérêt privé et collectif des députés s'oppose scandaleusement à l'intérêt national. » La lutte est féroce entre les thermidoriens de droite et de gauche, les Girondins de retour, les royalistes qui relèvent la tête. Le peuple est réprimé : après l'écrasement des émeutes de prairial au faubourg Antoine, il n'y aura plus d'insurrection dans le pays avant trente ans. De cette période violente et sombre, Mathiez dresse un tableau qui, souvent, résonne avec notre actualité, tant il est vrai que les gouvernements de fripons se ressemblent ou plutôt se répètent. Dans leur présentation, Florence Gauthier et Yannick Bosc replacent Albert Mathiez dans son époque et, plus encore, dans la trajectoire de l'historiographie révolutionnaire. Adhérent au Parti communiste un temps mais refusant la dictature d'un parti unique dès les années 1920, puis critique perspicace du stalinisme naissant, occulté à la fois par les communistes encasernés et les réactionnaires, il nous apparaît aujourd'hui comme le plus grand historien moderne de la Révolution. Albert Mathiez (1874 -1932), historien, professeur à l'Université de Dijon puis à la Sorbonne et à l'École des hautes études, est le fondateur de la Société des Études robespierristes et des Annales Historiques de la Révolution française. Ami de Charles Péguy, dreyfusard et militant de la ligue des droits de l'homme, il adhère au Parti Communiste en 1920 et en démissionne en 1922. En 1930, il soutient les intellectuels russes exécutés et critique le régime stalinien. Yannick Bosc est maître de conférences en histoire moderne à l'Université de Rouen. Florence Gauthier est maître de conférences HDR en histoire moderne à l'Université Paris Diderot-Paris 7.
Dans 'La Révolution Française : Cinq OEuvres Classiques', le lecteur est invité à explorer les riches thèmes de la liberté, de l'égalité et des bouleversements sociaux, à travers une collection variée de styles littéraires allant de l'essai philosophique à l'analyse historique. Cette anthologie rassemble des oeuvres d'envergure qui se distinguent par leur capacité à capturer les aspirations et les tensions d'une époque révolutionnaire. Chaque pièce contribue, par des perspectives distinctes, à une compréhension plus approfondie de la Révolution française, mettant en lumière le dynamisme et la complexité de cet événement mondial. Les auteurs présents, tels qu'Albert Mathiez, F.-A. Aulard et Jules Michelet, apportent une contribution significative à l'étude historique et idéologique de la Révolution, avec des réflexions dérivées de leurs travaux académiques et expériences personnelles dans le monde politique. Aux côtés de figures littéraires comme Madame de Staël et le Comte de Mirabeau, ces auteurs évoquent un dialogue complexe entre les idéaux révolutionnaires et leurs impacts. En conjuguant les points de vue de philosophes, de politiciens et d'historiens, l'anthologie offre un panorama enrichissant sur les causes et les conséquences de ce moment charnière. 'Recommandée aux amateurs d'histoire et de littérature, cette collection stimule une exploration intellectuelle des fondations de la société moderne. Elle encourage le lecteur à s'engager avec les récits entrecroisés des auteurs qui tracent le parcours tumultueux de la Révolution française. Ainsi, elle ne se contente pas d'informer, mais inspire une réflexion critique et un discours continu sur les valeurs universelles mises à l'épreuve lors de cette tumultueuse période de l'histoire.
De la Restauration à la IIIe République, voici l’anthologie des textes fondateurs qui ont façonné la France moderne.
1793 : la Révolution française bascule dans la Terreur. Albert Mathiez, historien majeur de la période, révèle ici les mécanismes de la corruption qui a rongé les institutions révolutionnaires.
Un ouvrage devenu un classique incontournable de l'histoire révolutionnaire ; un ouvrage où le grand historien de la Révolution française Albert MATHIEZ (1874-1932) voulait "tracer un tableau, aussi exact, aussi clair et aussi vivant que possible, de ce que fut la Révolution française sous ses différents aspects" et "mettre en lumière l'enchaînement des faits en les expliquant par les manières de penser de l'époque et par le jeu des intérêts et des forces en présence, sans négliger les facteurs individuels" (in avertissement de l'historien de 1921). Edition complète contenant : I. La chute de la royauté (1787-1792) ; II. La Gironde et la Montagne ; III. La terreur. Format professionnel électronique © Ink Book édition.