Agnès Fine
Agnès Fine
Cet ouvrage dresse une synthèse des faits démographiques français depuis la Première Guerre mondiale. Il s'appuie sur des indicateurs simples et précis, et les mises au point les plus récentes de l'INED. Il y ajoute une dimension historique des phénomènes démographiques contemporains.
Le point sur la singularité française dans un siècle de transition démographique avec comme double objectif de rendre compte de la spécificité française en mesurant l'importance des changements intervenus et de présenter les facteurs susceptibles d'éclairer le sens de ces mutations. « Copyright Electre »
Si l'on choisit ses amis, on ne peut pas choisir sa famille, déplore l'adage. Ce livre collectif démontre que, bien au contraire, la volonté tient de plus en plus de place dans la création de la filiation. C'est le cas notamment entre parents et enfants adoptés, qu'il s'agisse d'adoptions légales ou de celles, par leurs pères, d'enfants nés d'insémination avec donneurs, ou encore d'« adoptions » informelles au sein des familles recomposées. Nous cherchons aussi à forger, parmi les parents de sang et leurs alliés, des réseaux relationnels privilégiés. Chacun opère des choix, « adopte » ou rejette des ancêtres, des beaux-parents, des frères et soeurs, des parents, voire des enfants. Quelles sont, dans les sociétés occidentales, les formes, les effets et la signification de ces « affinités électives » dans la construction de la parenté ? Et dans la définition de la filiation ? Pour répondre à ces questions, le détour par d'autres sociétés et d'autres temps s'imposait. Qu'est-ce qu'être parent, enfant, frère et soeur, chez les Sulka d'Océanie ou les Inuit de l'Arctique ? Dans la Grèce classique ou dans la Grèce contemporaine ? Dans la France des années cinquante comme dans celle des années quatre vingt- dix ? Ces dix contributions, qu'elles soient centrées sur l'adoption proprement dite ou sur des affiliations informelles, sur des sociétés privilégiant les liens du sang ou l'échange affectif, permettent de mieux comprendre notre propre système de filiation et ses récents bouleversements.
Les débats publics mouvementés et les manifestations qui ont précédé en mai 2013 le vote en France de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe révèlent le trouble ressenti par une partie de la population face à ces changements familiaux. Les résistances tiennent surtout au fait que la loi devrait logiquement conduire à une légalisation de la procréation médicalement assistée pour ces couples. Ces changements législatifs seraient-ils la manifestation d'une véritable révolution dans notre système de parenté ? Pour répondre à cette question, hors du champ des polémiques idéologiques et politiques, ce livre réunit les contributions d'anthropologues et de sociologues qui ont mené depuis plusieurs années des enquêtes sur les relations des gays et des lesbiennes avec les divers membres de leur famille d'origine ainsi qu'au sein des familles homoparentales qu'ils ont créées, cela en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, ainsi qu'aux États-Unis et au Brésil. Le double objectif des auteurs est, d'une part, de contribuer à approfondir les débats à partir d'une analyse des situations concrètes de ces familles et, d'autre part, d'analyser en anthropologues de la parenté les effets de l'homosexualité sur les relations de parenté dans nos sociétés contemporaines. Ont contribué à ce livre : Claire Ansermet, Yazid Ben Hounet, Céline Costechareire, Jérôme Courduriès, Ainhoa de Federico de la Rua, Agnès Fine, Pascal Gaberel, Martine Gross, Miriam Pillar Grossi, Cathy Herbrand, Ellen Lewin, Marianne Modak, Claudia Regina Nichnig, José Ignacio Pichardo Galán, Wilfried Rault, Flávio Luiz Tarnovski.