Essais, Réflexions & Ecrits sur l'islam
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Découvrez la dimension spirituelle et initiatique des cinq piliers de l’islam à travers le regard unique d’Abdennour Bidar.
Ceux qui veulent diviser la société usent de raccourcis témoignant d'une grande ignorance pour associer islam et barbarie. En s'attaquant à plus d'une centaine d'idées fausses, rumeurs, approximations concernant l'islam et les musulmans, Omero Marongiu-Perria propose aux lecteurs et lectrices qui ont déjà profité de sa parole apaisée, ainsi qu'à tous les citoyens qui refusent que cette religion soit stigmatisée, cette troisième édition revue et augmentée. Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, rapports aux autres religions... Autant de thématiques abordées qui montrent qu'il n'y a pas d'uniformité d'opinion et de modes de vie chez les musulmans et que les musulmans français sont majoritairement attachés aux valeurs culturelles de leur pays.
Découvrez Un phénix estrangeant, l’opuscule le plus commenté d’Ibn ‘Arabî, enfin traduit en français. Ce texte fondateur du soufisme explore la sainteté, le messianisme et l’exil spirituel, avec une introduction éclairante de Paul Ballanfat.
Derrière la légende dorée des premiers califes se cache une lutte sans merci pour le pouvoir. Les Califes maudits de Hela Ouardi révèle, sources à l’appui, les trahisons.
Les Califes maudits est un cycle de cinq récits historiques qui reconstituent les règnes des quatre successeurs du Prophète Muhammad. Qualifiés de califes « bien guidés » par la tradition apologétique, ils n'ont cessé en réalité de s'entredéchirer, et ont tous connu une mort violente. Le premier volume, La Déchirure, publié au printemps dernier, nous faisait revivre comme une tragédie grecque la confrontation acharnée des prétendants au califat, et la malédiction proférée contre eux par Fatima, la fille du Prophète, dépossédée de son héritage. Ce deuxième volume nous entraîne, après le coup d'Etat d'Abou Bakr, dans ce que l
Rûmî, sans doute le mystique soufi le plus connu au monde, a fait l'objet de multiples appropriations depuis que l'Occident l'a découvert : « prophète de l'Amour », chantre de la tolérance, poète appelant au dépassement des différences religieuses... La confrérie fondée sur son enseignement, les Mevlevis ou derviches tourneurs, a conquis un public mondial par sa danse rituelle « cosmique » dont la Turquie a fait un argument de tourisme, et l'on a vu se multiplier les maîtres autoproclamés. Dans tout ce foisonnement, où est le vrai Rûmî ? Si la confrérie a été définitivement dissoute en 1925 par la République laïque turque, qui sont ces derviches que l'on voit danser à Konya ? Kudsi Erguner, l'un des derniers héritiers de cette tradition initiatique, nous dévoile les raisons historiques et culturelles de ces récupérations pas toujours heureuses et nous invite à redécouvrir le message authentique de ce très grand maître.
Prix littéraire de la Grande Mosquée de Paris 2025 : Grand Prix du Jury pour l'ensemble de son oeuvre. Dix ans après la disparition d'Abdelwahab Meddeb, le 6 novembre 2014, ce précieux texte inédit s'impose comme le testament spirituel du grand intellectuel tunisien. Mettant en relation de grandes figures de l'islam classique (philosophes comme Averroès, soufis comme Hallâj, Bistami, Jahiz et surtout Ibn Arabî) avec celles de l'Occident chrétien (Dante, Cervantès, Ramon Lull, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila ...), l'auteur se révèle parfaitement « bilingue », maitrisant les références symboliques, jetant des ponts de significations entre des oeuvres a priori distantes mais qui se répondent par-delà les frontières religieuses. Avec l'érudition et le souffle qui caractérisent sa veine d'essayiste - et l'on voit poindre aussi dans cet essai posthume son identité première de poète -, Abdelwahab Meddeb nous invite, comme il a su le faire tout au long de sa vie, à un authentique dialogue des cultures qui fait si cruellement défaut à notre époque.
Prix littéraire de la Grande Mosquée de Paris « Les femmes sont les gardiennes du secret de ce que Dieu garde secret », dit le Coran dans l'un de ses versets énigmatiques. À l'heure où l'injonction de la « vertu » ou celle de la « libération » tentent de s'imposer aux femmes musulmanes, Karima Berger déploie ici sa pensée du féminin, une pensée politique, spirituelle et poétique. En soulevant le voile des apparences, elle découvre l'intelligence des femmes qui est à l'oeuvre et qui irradie tout le corps de l'islam. Les héroïnes de la tradition (Layla, Hagar, Aïcha, Khadîdja, Fâtima, Marie...) donnent chair à la pensée, à la parole, à la beauté. Elles déploient ainsi tous les degrés de ce « secret » dont les femmes sont les Gardiennes. Mêlant sa vie et sa culture de femme d'Orient et d'Occident, l'auteure prolonge dans ces Gardiennes du secret la recherche qu'elle avait engagée avec Etty Hillesum dans Les Attentives (Albin Michel, 2019).
« Nasr Eddin est au plus mal. Sa femme est là, l'imam est là ainsi que le cadi qui est venu entendre ses dernières volontés : - à l'école coranique, dit le Hodja dans un souffle, je lègue dix mille dinars... - Mais mon cher mari, le coupe aussitôt Khadidja, nous n'avons jamais possédé une telle somme ! - Dis donc, proteste-t-il en se redressant un peu, c'est toi qui meurs ou c'est moi ? » Du monde arabe aux pays balkaniques, en passant par l'Asie mineure et centrale, la renommée de Nasr Eddin Hodja - Ch'ha au Maghreb - est sans pareille. Tous les peuples qui connaissent ses aventures se sont approprié le mythique « savant », dont on ne sait jamais si la folie dissimule une grande sagesse... ou l'inverse. Jean-Louis Maunoury, qui régale depuis longtemps les lecteurs français de ses aventures et pitreries, nous en offre ici l'ultime recueil.
L’islam et les musulmans sont trop souvent réduits à des clichés tenaces. En finir avec les idées fausses sur l’islam et les musulmans propose une analyse rigoureuse et apaisée pour démonter plus de 100 préjugés.
À l'encontre de la misogynie ordinaire qui traverse tous les milieux sans épargner les plus « éveillés », il est indéniable que le Divin en islam présente des aspects profondément féminins. Dieu ne se nomme-t-il pas lui-même « le Tout-Miséricordieux » (expression coranique qui renvoie à la « matrice » de la femme) ? Ainsi, nombre de maîtres soufis ont exalté la précellence spirituelle du principe féminin, et se sont parfois adressés à « Elle » plutôt qu'à « Lui ».Éric Geoffroy, islamologue et spécialiste internationalement reconnu du soufisme, rend compte ici de cette face méconnue de l'islam, à travers ses développements sur l'androgynie originelle de l'humanité, l'évocation de grandes figures féminines comme Marie et des saintes soufies.Ce tableau étonnant débouche sur l'évolution actuelle du soufisme qui ouvre des voies nouvelles dans la pratique musulmane : nous découvrons des femmes théologiennes, des imames, et même des cheikhas de confréries, qui s'imposent par leur dimension spirituelle. Il nous permet aussi de mieux saisir en quoi le Féminin semble incarner l'avenir de nos sociétés.
Force est de constater que nous vivons dans un monde fracturé. Ainsi en va-t-il notamment des rapports entre Islam et Occident. De nos jours, il existe dans les mondes musulmans des mouvances radicales qui abhorrent et combattent la civilisation occidentale et les « mécréants ». En face, il est couramment admis que l'islam est une religion régressive et barbare, incompatible avec les valeurs démocratiques, républicaines et laïques. Serions-nous alors sur la voie d'une « guerre de civilisations » ? Ce livre propose une réflexion sur ces idées toutes faites qui ne cessent de circuler et expliquent l'impossibilité d'un « vivre-ensemble ». Il repose sur une analyse en termes de représentations et d'imaginaires qui va au-delà de l'actualité immédiate et des visions qu'elle porte. L'islam des islamistes et des jihadistes n'est qu'une interprétation contemporaine et contingente de la religion musulmane. Il s'inscrit dans un retour du religieux, certes dévoyé et belliqueux, que l'Occident sécularisé a du mal à concevoir, tant il a une conception caricaturale de l'islam. Au fond, cet ouvrage suggère qu'il est nécessaire d'accorder de l'importance et de prendre au sérieux les discours que chaque camp tient sur l'Autre, avec l'idée qu'il convient d'en connaître la grammaire afin de pouvoir les dépasser et parvenir ainsi à des relations apaisées. Il donne quelques clefs permettant de retrouver la voie du dialogue entre Orient et Occident.
« Je suis venu dire un seul mot et ce mot je le dirai. Mais, si la mort devait m'en empêcher, alors il sera dit demain. Car demain ne laissera aucun secret dans le livre de l'Eternité. » Dans ces textes, Khalil Gibran nous propose une invitation à la méditation et à la réflexion. Le fil conducteur de ces poèmes, nouvelles, pièces de théâtre, maximes et manuscrits est l'amour, aux couleurs nuancées par les larmes et les sourires.Khalil Gibran livre ses réflexions sur l'art et la beauté, appelle à la renaissance du Moyen-Orient, parle de son amour pour Salma Karamé et pour l'humanité et chante l'essence du mysticisme.C'est toute l'âme de ce visionnaire « porteur de souffle » qui se découvre. Khalil Gibran (1883-1931) publie Le Prophète en 1923, qui connaît aussitôt un retentissement mondial et devient un classique de la pensée humaniste.
Dans la sidération provoquée par les attentats de novembre 2015, Tristan Vigliano a voulu proposer à ses étudiants quelques leçons d'histoire littéraire, pour évoquer la place de la religion musulmane tant dans les textes du patrimoine que dans l'enseignement contemporain. Il nous livre ici les cours qu'il a alors improvisés, dans la tourmente et dans l'urgence. On y apprendra comment, à travers les siècles, a été nommé et représenté le prophète de l'islam ; comment les craintes inspirées par cette religion ont évolué, des débats théologiques médiévaux aux polémiques d'aujourd'hui ; comment, enfin, trouver dans l'histoire des outils et des méthodes pour affronter les peurs et les divisions de notre temps.
Ce livre regroupe des re´flexions e´labore´es dans des contextes diffe´rents. Elles ont en commun le souci d'historiciser ce qui est souvent pre´sente´ comme des cate´gories consubstantielles de l'islam ou des traits essentiels d'une religion sans effet de l'histoire sur elle et sans rapport avec les re´alite´s des socie´te´s qui s'en re´clament et au sein desquelles elle est apparue et elle e´volue. Certains textes concernent la pe´riode classique, des de´buts de l'islam a` la fin de ce qui est pre´sente´ comme « l'a^ge d'or » de la civilisation arabo-musulmane ; d'autres portent plus sur la pe´riode contemporaine marque´e par des rapports contradictoires avec les e´volutions des temps modernes. Il ne s'agit pas d'une e´tude exhaustive des faits islamiques mais de re´flexions sur des questions particulie`res concernant tel ou tel aspect des re´alite´s passe´es et pre´sentes de l'islam. À PROPOS DE L'AUTEUR Professeur e´me´rite de l'Universite´ Lyon 2, Pre´sident du Haut-Conseil de Timbuktu Institute-African Center for Peace Studies (responsable du Po^le « Religions, Paix et De´mocratie »), chercheur associe´ de plusieurs laboratoires et centres de recherches dont Triangle, UMR 5206, CNRS - Uni- versite´ de Lyon, l'ISERL, et IRMC. Auteur de travaux concernant l'e´tude compare´e des religions et des syste`mes politiques, la gestion de la diversite´ culturelle et religieuse, la se´cularisation et la lai¨cite´, les droits humains, l'histoire des ide´es politiques et religieuses, dont : Pour en finir avec l'exception islamique, E´ditions Nirvana, Tunis 2017, Al-'almana wa'l-'alma^niyya fi^'l-fadha^'a^t al-isla^miyya (Se´cularisation et lai¨cite´ dans les espaces musulmans), Da^r al-Tanweer, Beyrouth2017, Religion et de´mocratisation en Me´diterrane´e, E´ditions Riveneuve, Paris 2015/ Nirvana, Tunis 2016, Le politique et le religieux dans le champ islamique, Fayard, Paris 2005, Islamisme, Lai¨cite´ et droits humains, Amal E´ditions, Tunis, 2012 (l'Hamattan, Paris, 1992), Les voies de l'islam, approche lai¨que des faits islamiques, Le Cerf, Besanc¸on/Paris, 1996, et d'un livre autobiographique : Prison et liberte´, Mots Passants, Tunis, 2015, Nirvana, 2019.
Ce livre est un dialogue imaginaire entre deux imams qui se déroule en France. Le premier est réactionnaire ; il arrive en France pour remplacer le second, un réformateur éclairé. Le dialogue entre les deux abordera toutes les questions contemporaines à travers le prisme de l'islam (la politique, la violence, la liberté, le libre arbitre, le statut de la femme, la relation aux non-musulmans, la modernité, la laïcité, la science...). Ce qui distingue les deux imams est que celui réformiste se réfère uniquement au Coran, alors que l'imam réactionnaire, en plus du Coran, fait référence aux hadiths (les paroles rapportées du Prophète). Cet ouvrage tente de démontrer que, contrairement au courant obscurantiste, l'islam dans le Coran est une religion de paix et d'ouverture.
Fatwa, jihad, charia, islamisme... Simple, efficace et didactique, cet ouvrage accessible à tous présente douze notions clés de l'islam, actuellement devenues sujets de controverses : des mots essentiels, d'abord revendiqués, puis incriminés... des gros mots ! Des mots aux maux, Ghaleb Bencheikh retrace la destinée historique de chacun de ces douze termes. En s'appuyant sur des exemples vivants, il revient sur leur étymologie et leurs sources coraniques d'une part, et il relate les principales étapes qui ont marqué l'évolution de leur usage d'autre part. Un ouvrage constructif, porteur d'espérance.
Savant à la pensée profonde, Mohammed Arkoun (1928-2010) était également un intellectuel engagé. Son analyse serrée des processus à l'oeuvre dans l'islam d'hier était indissociable de ses appels répétés à une réforme des sociétés islamiques contemporaines. Il n'a cessé de porter ce message dans les divers colloques où il était convié, y compris là où l'on ne s'attendrait guère à croiser un islamologue : à un congrès de psychanalystes lacaniens, dans des conférences sur la condition féminine...Il avait choisi de consacrer les dernières années de sa vie à retravailler les textes issus de ces rencontres, qui sont ici publiés dans leur version définitive. Traitant de la nécessité de la réforme, voire de la « subversion » de l'islam, de l'ouverture lacanienne à la parole et à la « raison émergente », de la condition féminine en islam ou encore du rapprochement entre sunnites et shî`ites, ils montrent combien la pensée de Mohammed Arkoun est plus que jamais féconde pour penser notre époque.
Le Coran consacre de nombreux développements à la place de l'homme dans le cosmos, lui qui fait partie, avec les anges, les animaux et les djinns, du « monde des vivants ». Il décrit les rapports complexes entre les anges et Adam, devant lequel ils doivent se prosterner, et évoque l'adoration des animaux envers Dieu. Mais quelle est au final la place de l'homme dans cet univers ? Est-il simplement un être intermédiaire entre l'ange et la bête ? En quoi se différencie-t-il des djinns, qui semblent être eux aussi des créatures de l'entre-deux ? À l'heure où certains fondamentalistes, au nom d'une lecture dévoyée de l'islam, considèrent les infidèles comme « pires que des bêtes » et se figurent réellement se hisser au niveau des anges tout en commettant des atrocités, cette synthèse savante et accessible de Pierre Lory fait le point sur cette anthropologie spirituelle de l'islam en se fondant sur les grands commentaires classiques du Coran et la tradition soufie d'Ibn `Arabi.
Première enquête sociologique d'ampleur sur les musulmans de France face au terrorisme, cet ouvrage propose un éclairage sur les recompositions du paysage musulman hexagonal depuis l'électrochoc des attentats de 2015 et 2016. L'objectif des auteurs est de répondre à deux idées reçues fréquemment répandues : d'une part, celle selon laquelle les musulmans de France seraient restés majoritairement indifférents et silencieux face aux vagues terroristes qui ont frappé le pays ; d'autre part, celle, idyllique, d'une mobilisation musulmane massive pour combattre le djihadisme. À l'heure où les polémiques s'enchaînent, ce livre rend compte de la multiplicité des réactions, des positions et des mobilisations des musulmans de France face au terrorisme, et ce à différentes échelles : instances représentatives, grandes organisations musulmanes de France, associations et mosquées locales, leaders religieux ou d'opinion, aussi bien que croyants ordinaires. Le « défi terroriste » a suscité chez les citoyens français de confession musulmane des phénomènes de conscientisation citoyenne, une pluralité de prises de positions et de réponses, venant casser l'image d'un prétendu communautarisme musulman qui attendrait son heure pour éclore.
Et si la liberté spirituelle était au cœur du message coranique ? Dieu est amour de Mohamed Talbi propose une lecture révolutionnaire du Coran, libérée des carcans traditionnels et centrée sur l'essentiel.
La médiatisation de l'islam et des musulmans opère à travers les prismes déformants de la sécurité et de l'intégration. Que peut-on, dès lors, vraiment savoir de la manière dont les Québécoises et Québécois musulmans vivent leur islam au quotidien ? Peu sont au fait de la genèse de la présence musulmane au Québec, de l'hétérogénéité de ses courants ou de son hyperdiversité ethnique et confessionnelle. Pour lever le voile sur ces expériences, l'étude pluridisciplinaire de l'« islam vécu » semble à privilégier. Quels sont les processus de négociation identitaire, religieuse, sociale et politique, voire du développement du sentiment d'appartenance à la société québécoise, qui sont à l'oeuvre dans le quotidien de converties à l'islam, de féministes musulmanes, de musulmanes algériennes et de soufis marocains montréalais ? Quels sont les rapports que les membres des populations musulmanes entretiennent avec divers milieux institutionnels ? Il en va de leur intégration sociale et professionnelle dans le contexte québécois actuel d'attentes et de contraintes institutionnelles, notamment en regard du dispositif législatif sur la laïcité. L'ouvrage souligne les dynamiques d'adaptation et de négociation des interactions quotidiennes de Québécoises et Québécois musulmans avec les milieux scolaires, le secteur de la santé, la fonction publique, dans la recherche d'une intégration positive de leurs identités culturelles et religieuses au sein de la société québécoise. Ce livre est publié en libre accès par les Presses de l'Université Laval grâce au soutien financier de la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
Transmis à travers la riche tradition littéraire de l'islam, les hadiths consignent les paroles et les actions de ses figures saintes, à savoir le prophète Mohammad, sa fille Fatemeh, et les Douze Imams. Ils forment ensemble le Plérôme des Quatorze Immaculés. Leur rôle fut avant tout de transmettre et d'expliquer le sens de la Révélation. Ainsi, la compréhension du sens spirituel de l'islam ne sera véritablement accomplie qu'avec le retour de l'Imam caché qui émergera de son occultation à la Fin des Temps pour guider les fidèles et les préserver de l'égarement. Une introduction permet d'éclairer les spécificités de l'islam chiite et les particularités des hadiths. Une biographie des compilateurs mentionnés dans ce livre permet de mettre en lumière les figures marquantes de cette discipline et d'offrir un aperçu du contexte et de la méthodologie qui l'entourent.
Depuis plus de deux décennies, la question de l'islam occupe une place de choix dans le débat politique et médiatique français, notamment autour de la formation des cadres musulmans devenue une des préoccupations majeures des politiques publiques. Ce livre explore les dynamiques complexes de la formation privée à l'islam dans l'hexagone. À travers l'analyse pluridisciplinaire des structures de formation, des contenus pédagogiques et des trajectoires des apprenants, les auteurs dévoilent les défis et les opportunités de cette offre exposée aux tensions sociétales et aux enjeux sécuritaires. L'ouvrage s'appuie sur des enquêtes de terrain menées de Lille à Marseille, en passant par Paris, Lyon ou encore Strasbourg. Dressant un état des lieux inédit de l'offre de formation à l'islam, l'étude inclut aussi bien des instituts physiques, des programmes en ligne, que des cercles d'études. Ce livre restitue les logiques socio-historiques sous-jacentes à l'émergence de ces structures et examine les relations entre les entrepreneurs pédagogiques et les synergies en oeuvre, offrant une typologie heuristique de la diversité des offres de formation en fonction de leurs objectifs, ancrages doctrinaux et formes organisationnelles. Il aborde les enjeux d'un marché de la formation islamique en France, marqué par l'action publique et les attentes sophistiquées des apprenants, ainsi que les stratégies d'implantation géographique et marketing déployées par les acteurs pour atteindre leurs publics-cibles. Il a été question d'analyser les modalités de certification, les contenus pédagogiques et les supports didactiques utilisés, tout en mettant en lumière les grandes tendances et les innovations didactiques au sein de l'offre de formation. Plus encore, le présent ouvrage questionne la possibilité de se former à l'islam, au xxie siècle, exclusivement par une offre francophone et permet de comprendre jusqu'où cette stratégie peut mener les apprenants.
Dans cet ouvrage captivant, Mame Goumba Sarr Kane nous emporte avec une foi profondément ancrée, tant dans le corps que dans le coeur, à travers les mystères de l'islam tels qu'ils sont transposés, acclimatés et pratiqués au Sénégal. À travers des anecdotes riches, l'auteur nous enchante avec l'histoire fascinante de son guide religieux, le vénérable Cheikhna Cheikh Abdoul Aziz Aïdara. Ce leader exceptionnel, incontestable Cheikh Al Islam et digne successeur de Cheikhna Cheikh Saadbou dans la tarikha khadria, émerge comme une figure d'exception. L'ouvrage se distingue par sa réussite totale, tant sur le plan littéraire que dans l'hommage sincère d'un disciple conquis. Il offre également une précieuse contribution à la restitution de la vérité historique. Une exploration immersive du mysticisme islamique au Sénégal, cet ouvrage offre une expérience de lecture enrichissante, alliant spiritualité, histoire et révérence envers un guide religieux d'une dimension plus qu'exceptionnelle.
Cet ouvrage jette la lumière sur les travaux des intellectuels et politiciens qui appartiennent à une idéologie qui a pris de l'ampleur ces dernières années : l'islamophobie. Plusieurs chapitres sont consacrés à une critique historique et philosophique des idées islamophobes d'Eric Zemmour en établissant une généalogie de sa pensée et en décortiquant ses arguments. L'auteur s'attaque également aux thèses d'intellectuels occidentaux comme Sylvain Gouguenheim, Tom Holland, Rémi Brague et Richard Dawkins qui ont critiqué l'islam ou son héritage civilisationnel selon différents angles de vue et qui ont contribué à alimenter l'islamophobie intellectuelle. L'essai parvient à deux conclusions importantes : premièrement, l'islamophobie intellectuelle qui alimente l'extrême droite transforme celle-ci en une menace à la civilisation occidentale. La seconde conclusion est que les causes du terrorisme ne sont pas inhérentes à l'islam en tant que religion mais plutôt au déclin de la civilisation islamique à travers l'histoire, un processus amplement analysé par l'auteur.
En combinant les perspectives des sciences des religions, des migrations et des études urbaines avec l'analyse d'événements et de mises en scène artistiques et musicales, le présent ouvrage réunit des enquêtes empiriques et des réflexions théoriques autour des questions de visibilité dans le contexte francophone. Il montre comment les actrices et acteurs de culture musulmane performent leurs appartenances de manière situationnelle, parfois dans le but de «faire communauté», mais aussi de négocier leur place, au-delà des assignations identitaires, dans des espaces et des entités qu'il convient d'appréhender à différentes échelles: du voisinage de quartier aux réseaux transnationaux, en passant par les associations et les instances politiques. Cette perspective invite donc à reconnaître, du côté des acteurs, la pluralité des appartenances, des raisons d'agir et des régimes d'engagement, et du côté des terrains étudiés, la pluralité des scènes de visibilité, des territoires aussi bien que des logiques qui sous-tendent la vie publique.
De l'extérieur comme de l'intérieur, ces dernières décennies, l'Islam a été déformé, diffamé, violenté, mal pensé. Il est devenu un problème, jusqu'à être qualifié par les plus hostiles de « puissance des ténèbres ». Et pourtant, dans le même temps, les mentalités évoluent, aidées en cela par les révolutions de l'information et de la communication. Les croyants aspirent à davantage de liberté, davantage de démocratie, davantage de sens... Peut-on envisager une pensée islamique véritablement nouvelle et en prise avec son temps pour sauver une culture religieuse de ses propres démons et des manipulations et autres profanations dont elle fait continuellement l'objet (politisation, militarisation, marchandisation) ? Pour Reda Benkirane, la réponse est oui . Cette renaissance passe par la production de nouvelles idées. Or, à une époque où l'accès au savoir s'est généralisé, l'Islam a tout à gagner à croiser sa vision avec celle véhiculée par les sciences contemporaines - ces sciences de la complexité qui, justement, échappent à tout réductionnisme.
Depuis le début des années 2010, la prolifération des sites islamiques et des réseaux sociaux a annoncé la maturation d'un environnement cyberislamique. La pratique de la foi ne se transmet plus exclusivement au sein de la famille, dans les mosquées ou les associations ; jeunes et moins jeunes se tournent désormais vers Internet afin d'apprendre à être un « bon musulman ». À l'inverse, Internet, avec un radicalisme virtuel très actif, peut pervertir et conduire certains à commettre des actes irréparables. La sphère cyberislamique a ainsi contribué à produire une réaffirmation identitaire dans les modes de croire et de pratiques chez un grand nombre de musulmans. Quel type d'informations vont-ils rechercher sur la Toile ? La crise de représentation dont souffre l'islam de France trouvera-t-elle un second souffle sur le Net ? Qui sont ces prédicateurs et influenceurs 2.0 auprès de la communauté ? Peut-on réellement parler d'une communauté virtuelle ? Internet sera-t-il un outil du renouveau pour les musulmans de France ? Une enquête approfondie sur l'islam 2.0, entre modernisation libératrice et instrument d'aliénation.
Et si le nombre Pi nous montrait un autre chemin vers Dieu ? Depuis ses origines, l'Islam a toujours accordé une attention particulière aux nombres cités dans le Coran : leurs fréquences, leurs agencements, leurs poids abjad, leurs répétitions. Dans cet ouvrage, Nabil Ajami explore une énigme fascinante : le nombre 313, souvent associé aux compagnons du Prophète Muhammad et aux figures de la résistance spirituelle. En y ajoutant l'unité absolue, le « +1 », qui renvoie à l'Unique, à l'Essence divine, l'auteur nous conduit vers 314 et au nombre Pi, symbole de l'infini. Ce chiffre devient alors une porte symbolique, celle qui relie le visible à l'invisible, la matière à l'esprit, l'humain au divin. Et si les nombres dissimulés dans l'ombre des lettres et des mots étaient des messages silencieux du Sacré ? Cet essai audacieux et profond ne propose pas de dogmes. Il est une ouverture, une réflexion fascinante, sur les mystères numériques du Coran et les liens entre l'absolu mathématique et la quête spirituelle menant à Dieu. Pour ceux qui cherchent à comprendre, à ressentir ou simplement à s'émerveiller, ce voyage intérieur est une invitation à lire entre les lignes et les nombres.
En islam ishraqi (de l'illumination), Dieu est la lumière des cieux et de la terre, Il se manifeste à travers toutes ses créatures, sa lumière est la voie vers toute connaissance et toute action vraies. Cette doctrine part du verset de la lumière (35) de la Sourate « An-nour » (24), suscitant une multitude d'interprétations auprès des philosophes et des savants. La lumière y est envisagée sous ses différentes dimensions : comme réalité physique matérielle, vecteur de la perception et forme sentie et perçue ; comme forme immatérielle ou image organisant l'espace, et enfin comme référence symbolique constituant un moyen de connaissance et de vision des réalités dissimulées, et appartenant au monde imaginal, lieu de l'âme. Le contenu de la révélation divine en islam, à la lumière de la philosophie ishraqi de l'illumination, définit une ontologie de la lumière ; une forme d'immatérialisme. À travers la métaphore « de l'arbre béni et de la lumière » avancée dans le Coran, ce modèle de pensée propose une sagesse universelle et une connaissance divine omniprésente.
L'islam comme révélation divine a suscité une compréhension de «l'être (unique) qui se déploie dans le multiple», ainsi qu'une certaine vision du réel tendu vers cet idéal. Cette vision, qui est aussi une vision de «l'absolu», se manifeste dans le monde réel (image du monde spirituel) et se donne à voir dans différentes formes de représentation. Elle traduit une certaine vision du monde qui est immatérialiste et qui se révèle à travers le paradigme de la sagesse «ikma» et de la connaissance «marifa». Dans cette vision immatérialiste, la notion d'interface entre le monde physique et le monde spirituel met en lumière l'imaginal. Cette notion d'interface révèle une configuration spatio-temporelle baptisée image-forme lumière, située sur un plan médiateur reliant le monde terrestre des corps matériels au monde céleste des corps spirituels. L'image métaphorique de l'arbre béni et de la lumière issue du verset de la lumière (35) de la Sourate «An-nour» (24) sert de fondement pour une image métaphysique de l'être et du connaître. Dans un cadre logique, élaboré à travers une approche transdisciplinaire de la connaissance, le paradigme de l'imaginal a inspiré un modèle cognitif architectural innovant.