Épique
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« La poésie du Yamato a pour semence le coeur humain et s'épanouit en une myriade de feuilles, les mots. » Le Recueil de poèmes japonais d'hier et d'aujourd'hui est la première des anthologies de poèmes en japonais compilée sur ordre impérial, vers 905. Il a marqué de manière définitive la sensibilité nationale par l'attention extrême qu'il porte au déroulement des saisons et de l'amour. Son influence sur la littérature postérieure est considérable. Le Recueil rassemble mille cent onze poèmes, de plus de cent auteurs, y compris des femmes, représentant un siècle et demi de création poétique. C'est une oeuvre originale, dont le propos et la structure sont parfaitement concertés. Cette traduction intégrale, soigneusement annotée, est la première en français.
Dans ce chef-d'oeuvre de la poésie épique sanskrite écrit au Ve siècle ap. J.-C., Kalidasa raconte en 19 chants l'histoire de la dynastie mythologique des Fils du Soleil. Le poème est centré sur la figure de Rama, incarnation de Vishnu dans cette prestigieuse lignée. Les neuf premiers chants sont consacrés aux quatre prédécesseurs de Rama, de pieux rois dont les dieux mettent la vertu à l'épreuve par de subtiles malédictions et de terrifiants assauts. Dans les six chants suivants, l'auteur narre sa version du Ramayana en sélectionnant dans la célèbre épopée de Valmiki les passages les plus propices à de somptueux développements lyriques : la naissance miraculeuse de Rama, son union avec Sita, l'enlèvement de celle-ci par Ravana ou encore sa répudiation exigée par les sujets du royaume. Le poème évoque ensuite les descendants de Rama et s'achève par la montée sur le trône d'une reine qui assurera la régence jusqu'à la naissance de son fils. La traduction de Louis Renou, élégante et respectueuse du vers sanskrit, permet de goûter la saveur du poème et de ses subtiles images.
La fin de Satan est le vaste poème épique et religieux de Victor Hugo (5 700 versets). Si les parties les plus anciennes datent de 1854, elles n'étaient pas encore considérées comme un tout particulier et Hugo pouvait encore songer à les inclure dans ses Petites Epopées. À partir de 1855, Hugo conçoit sa vision, qu'il annonce dans la préface de la première série de La Légende des Siècles: ce n'est que la première partie d'un énorme ouvrage contenant les deux autres ouvrages, La Fin de Satan et Dieu, qui sera publié prochainement, mais en fait ils sont encore inachevés. Après y avoir travaillé à nouveau en 1860-1862, Hugo n'y retournera pas et le poème sera publié à titre posthume en 1886.
Un hommage poétique à la femme et à la Création, en 7644 alexandrins inspirés par Chartres.
Imaginez un voyage au-delà de la mort, guidé par Virgile puis Béatrice, à travers l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis.
La colère d’Achille et la chute de Troie : l’épopée fondatrice de la littérature occidentale.
Ulysse, héros rusé, affronte monstres et dieux pour rentrer à Ithaque. Une épopée fondatrice de la littérature occidentale.
En avril 2021, Emmanuel Lascoux publiait sa « nouvelle version » de L'Odyssée d'Homère (P.O.L) qui créa la surprise. Il récidive aujourd'hui avec L'Iliade, dans une nouvelle traduction du texte grec d'Homère, à partir de son travail original sur le grec ancien qu'il rythme, chante et crie depuis plusieurs années. Cette épopée se déroule pendant la guerre de Troie entre les Achéens venus de toute la Grèce et les Troyens et leurs alliés, chaque camp étant soutenu par de multiples divinités comme Athéna, Poséidon ou Apollon. La « version » de Lascoux bouleverse également notre réception de cette épopée fondatrice. « Passez votre chemin, si vous cherchez la justice, écrit Lascoux dans une prodigieuse préface rédigée comme une dramaturgie sonore du texte homérique. Ici, tout est motif à protester, à sortir de ses gonds : la vie est doublement injuste pour les hommes, à commencer par sa fin, et à remonter toutes les frustrations qui la précèdent, et simplement injuste pour les dieux, si l'on en croit leurs sempiternelles protestations, et le rappel des mauvais moments de leur éternité. Le même Apollon, là, qui punit maintenant les Achéens, qui avantage les Troyens, rappelez-vous tout ce qu'il a souffert pour les bâtir, les murs de Troie, esclave de Laomédon, le père de Priam, avec l'autre grand coléreux, Poséidon, le dieu qui secoue terre et mer de ne pas avaler la manière dont Zeus et Hadès, ses deux frères, ont fait le partage au grand Yalta de la Seconde Guerre Cosmique. » Cette « version française » de la célèbre épopée homérique réalise l'union paradoxale du plus grand respect du texte, et de la plus grande liberté de jeu, restituant en français contemporain le « phrasé » de la langue polyphonique de l'aède. Sans jamais oublier que dans l'antiquité grecque, dès l'épopée, « la musique réglait tout, jusqu'à la politique » (Lascoux), et l'aède était « le premier polyphoniste, l'homme-orchestre ». Comme Emmanuel Lascoux aujourd'hui.
Lorsque l'éditeur Hetzel commande à Hugo des « Petites Épopées », il ne se doute pas que le poète bâtira un monument littéraire, La Légende des Siècles, dont l'ambition est, ni plus ni moins, de retracer l'histoire de l'humanité. Le résultat est une fresque lyrique, épique et satirique à la fois, qui, des exploits de chevaliers errants aux crimes des pires tyrans, des premiers temps du monde à un au-delà de l'histoire, offre de l'homme un portrait contrasté. Suivant ce chemin sinueux, Hugo livre une interrogation inquiète sur le Progrès : qu'espérer dans cette nuit d'atrocités où se devine l'ombre du Second Empire ? Cette nouvelle édition reprend la première des trois séries de La Légende des Siècles. Sa genèse et ses enjeux sont ici restitués dans toute leur ampleur et toute leur complexité.
Lorsque l'éditeur Hetzel commande à Hugo des « Petites Épopées », il ne se doute pas que le poète bâtira un monument littéraire, La Légende des Siècles, dont l'ambition est, ni plus ni moins, de retracer l'histoire de l'humanité. Le résultat est une fresque lyrique, épique et satirique à la fois, qui, des exploits de chevaliers errants aux crimes des pires tyrans, des premiers temps du monde à un au-delà de l'histoire, offre de l'homme un portrait contrasté. Suivant ce chemin sinueux, Hugo livre une interrogation inquiète sur le Progrès : qu'espérer dans cette nuit d'atrocités où se devine l'ombre du Second Empire ? Cette nouvelle édition reprend la première des trois séries de La Légende des Siècles. Sa genèse et ses enjeux sont ici restitués dans toute leur ampleur et toute leur complexité.
Pour la première fois, un poème épique écrit en yiddish ancien est traduit en français. Cet événement, l'Antilope le doit à Arnaud Bikard, maître de conférences à l'Inalco (Paris) et spécialiste de littérature yiddish ancienne. Arnaud Bikard propose Le Chevalier Paris et la Princesse Vienne, véritable prouesse, qui respecte la forme du poème épique yiddish d'origine, avec plus de six mille vers en alexandrins rimés. Pariz un Vienè est l'adaptation d'une grande histoire d'amour entre le chevalier Paris et la princesse Vienne, écrite en provençal et intitulée Paris et Vienne, en référence aux deux villes françaises. La version provençale a été adaptée dans la plupart des langues européennes. Pour la version yiddish, Elia Levita, vivant en Italie, s'inspire de la version italienne. Né à Nuremberg en 1469, Elia Bahur Levita doit quitter l'Allemagne en 1496 et part s'installer à Venise. Il séjourne ensuite à Padoue et à Rome, retourne en Allemagne et finit ses jours à Venise en 1549. Poète, grammairien typique de la Renaissance italienne, il prend une part importante dans la diffusion des idéaux de la Renaissance parmi les Juifs de la péninsule et plus largement d'Europe. Le Chevalier Paris et la Princesse Vienne (Pariz un Vienè, 1594) est l'une de ses oeuvres majeures.
« La foudre alors gronda dans les cieux froids et sourds. Satan rit, et cracha du côté du tonnerre. » Victor Hugo