Joe Bousquet
Joe Bousquet
Bousquet Joë - Iris et Petite-Fumée suivi de Paroles du lépreux sans nom et Retour : Iris et Petite Fumée, est le dialogue d'un médecin et de son patient: dialogue laborieux et tortueux, ponctué de «bruits». Le malade avait le projet d'écrire un livre «sur l'aimer et le connaître.» Ce projet avorté, le médecin décide de consigner les paroles de son malade. Parlant de lui à la troisième personne, le médecin rappelle Joë Bousquet «simple lecteur de son oeuvre». Le style de l'oeuvre est presque affecté, emprunté. «Le récit d'Iris et Petite-fumée passe bien l'essentiel de son temps à se déguiser [...] rarement Bousquet sera allé aussi loin dans la mise en cause de l'identité du sujet à lui-même. Rien ni personne qui ne diffère ici de soi. [...] [...] Cet hypocrite M. Sureau ne reçoit en effet son docteur chez lui que pour le neutraliser et lui faire oublier le chemin de sa maison : envoûté, le médecin en vient peu à peu à délaisser une épouse dont voilà bientôt la culotte et la combinaison livrées [...] à tous les fantasmes du fétichiste, nécrophile, sadique et voyeur tout à la fois, bref, du pervers M. Sureau.» (citation et d'après: François Berquin, Hypocrisies de Joë Bourquin, Objet, Presses universitaires du Septentrion, 2000, books.openedition.org) Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français. Immobilisé à vie par une blessure de guerre le 27 mai 1918, il a composé une oeuvre poétique romanesque. Elle mêle contes, journaux, poèmes, récits, romans, méditations philosophiques, où les mots seuls importent et la pensée impose son rythme. Pendant les 32 années où il vécut dans sa maison de Carcassonne, il reçut les visites des plus grands écrivains et artistes - Paul et Gala Éluard, Max Ernst, Louis Aragon et Elsa Triolet, Simone Weil, André Gide, Gaston Gallimard, Jean Paulhan.
Bousquet Joë - La Connaissance du soir : La Connaissance du soir est unique en ce qu'elle est le seul recueil de poème de Bousquet. La poésie, dans son oeuvre marque cependant toutes ses créations, prose et vers. Pour lui, la poésie, telle le vie même, doit envahir et s'incarner dans le langage, l'aventure intérieure comme l'esthétique de l'écrit. C'est ce qu'il a réalisé avec sa souffrance et sa poésie, la beauté et l'étrangeté qui rendent cet écrivain si «à part» et exceptionnel. «... les mots y sont comme jaillis d'un rêve douloureux et obsédant. Les phrases se déroulent, aux articulations incertaines, et l'on est pris dans leur flux et leur reflux, que renforce l'absence de ponctuation visible. [...] Il en est ici comme pour les voix des êtres chers, qui nous touchent au fond de l'âme, y éveillant une résonance inconnue. Et la musique de Bousquet rappelle celle de Verlaine, en son « rêve étrange et pénétrant »» (RaouldeB, 22 novembre 2020, Babélio) Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français. Immobilisé à vie par une blessure de guerre le 27 mai 1918, il a composé une oeuvre poétique romanesque. Elle mêle contes, journaux, poèmes, récits, romans, méditations philosophiques, où les mots seuls importent et la pensée impose son rythme. Pendant les 32 années où il vécut dans sa maison de Carcassonne, il reçut les visites des plus grands écrivains et artistes - Paul et Gala Éluard, Max Ernst, Louis Aragon et Elsa Triolet, Simone Weil, André Gide, Gaston Gallimard, Jean Paulhan.
Bousquet Joë - La Tisane de sarments : Contrairement à Iris et Petite Fumée où le médecin est victime de son patient, dans la Tisane de Sarments c'est Sabbas, le sorcier-contrebandier, qui mène la danse. Figure de Satan et passeur de mort, il fournit ce qu'on lui demande et, en particulier à Don Bernard Bassas, poète et troubadour, la tisane de sarments élaborée par sa femme dans la caverne de Corbière, drogue plus forte que toute autre, liqueur qui épuise les ressources de qui la boit. Maléfique, elle ouvre à l'expérience sensible mais, aussi, aux portes de la mort. «Au début, la tisane de sarments m'a aidé à trouver mes mots, après, c'est le besoin que j'avais de ce breuvage qui me talonnait.» Bien que présenté comme roman, ce récit est plus un conte poétique où les thèmes de l'identité, le miroir, la Vie, la Mort, la dépendance, thèmes bien connus des lecteurs de Bousquet, sont traités avec autant de sensibilité que d'hermétisme. Sabbas, vrai senhal de la poésie médiévale occitane, est un être de l'ordre de Satan - est-il mort, est-il vivant ? «C'est un homme affreusement pâle. Son visage et ses mains ont la couleur des racines d'iris.» La tisane de sarment, en occitan tisana de gabels, que l'on soit à Corbières ou ailleurs, c'est, littéralement, le vin. C'est sans doute d'autres drogues qu'évoque Joël Bousquet dans ce conte. De lui, il écrit : «Je ne suis en ce monde qu'une fable sur mes propres lèvres. Je suis quelqu'un qui a vu survivre en lui son être à la mort de l'homme. Oui, après un accident terrible, ma vie a pris la forme qu'il fallait pour se substituer à moi. Ce fut très singulier, ce qui se passa dans mon coeur ; la vie buvant l'oubli du monde à sa propre source... » (source de cette présentation : Françoise Haffner, Les figures du Passeur dans La Tisane de sarments de Joë Bousquet, Presses universitaires de Perpignan, 2003 , Open Éditions Books, 2013.) Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français. Immobilisé à vie par une blessure de guerre le 27 mai 1918, il a composé une oeuvre poétique romanesque. Elle mêle contes, journaux, poèmes, récits, romans, méditations philosophiques, où les mots seuls importent et la pensée impose son rythme. Pendant les 32 années où il vécut dans sa maison de Carcassonne, il reçut les visites des plus grands écrivains et artistes - Paul et Gala Éluard, Max Ernst, Louis Aragon et Elsa Triolet, Simone Weil, André Gide, Gaston Gallimard, Jean Paulhan.
Bousquet Joë - Le Galant de Neige et autres contes : Voici onze contes et récits qui rencontrent en partie un projet de Joë Bousquet « Monter un recueil avec «Le Galant de neige», «Les sept robes», «Sylvain»,...» En plus de ces trois récits, vous trouverez dans ce recueil Regard sur une ville, Les Diamants de la Vierge noire, Les Obsèques de la mère Mathilde, La Reinette du noir, l'Invention du Drapeau, Le Loup blanc, Auprès de mon ombre, et Le Mal du Soir. Pour certains l'ambiance féérique de Lapalme, de ses lagunes et de ses collines vous sera familière, d'autres évoquent, parfois de manière suggérée, la souffrance que vivait l'auteur, d'autres enfin, comme le Conte (inachevé) des sept robes, sont un «hommage rendu aux sept femmes que Bousquet a le plus aimées», princesses qui se trouvent elles-mêmes en suivant les avis d'animaux de la forêt, et enfin, le principal - au moins par la taille - Le Galant de neige décrit les dilemmes de l'artiste créateur. Parfois obscurs, parfois dans la plus pure tradition du conte merveilleux, parfois divertissants, parfois d'un tragique en demi-teintes, ces récits vous enchanteront par leur écriture superbe et leur intensité de vie. Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français. Immobilisé à vie par une blessure de guerre le 27 mai 1918, il a composé une oeuvre poétique romanesque. Elle mêle contes, journaux, poèmes, récits, romans, méditations philosophiques, où les mots seuls importent et la pensée impose son rythme. Pendant les 32 années où il vécut dans sa maison de Carcassonne, il reçut les visites des plus grands écrivains et artistes - Paul et Gala Éluard, Max Ernst, Louis Aragon et Elsa Triolet, Simone Weil, André Gide, Gaston Gallimard, Jean Paulhan.
Le roi du sel constitue un véritable roman. Retrouvé il y a peu de mois, il n'est nullement un fond de tiroir, ni un de ces montages fabriqués à coups de ciseaux par un disciple trop zélé. Joë Bousquet l'avait revu, et mis au point lui-même pour publication. Il n'eut jamais, hélas, la joie de tenir entre ses mains ce livre qu'il aurait voulu ajouter à la Bibliothèque rose, comme un recueil de contes fantastiques inspirés par le village de son enfance. L'écrivain a trouvé là, en effet, une nouvelle source d'inspiration romanesque, où le village marin de La Palme et le personnage du roi du sel, ce gueux merveilleux, ne font qu'un. La Palme, c'est le temps retrouvé, l'enfance, la lumière heureuse de ces vacances que Joë Bousquet passait, chaque été, auprès de son grand-père ; c'est l'apprentissage de la liberté, l'émoi des premières rencontres avec ces filles gauchement impudiques que le vent déshabillait et apprenait à rougir. C'est aussi le légendaire méditerranéen, peuplé de ces individus singuliers et fantasques, fils de pirates dont l'existence débordait d'aventures picaresques, autant que leur mémoire ancestrale était remplie de contes à dormir debout. Inédit, lui aussi, le Conte des sept robes, que nous publions à la suite du Roi du sel, est un hommage rendu aux sept femmes que Bousquet a le plus aimées, ou qui incarnaient le mieux à ses yeux la féminité absolue, chacune d'elles rejoignant, par des sentiers de forêt, ce qu'elles sont toutes sans le savoir. Ces femmes n'existent que comme apparences, elles ne sont que leurs robes, elles ne sont qu'extériorité : elles prennent les couleurs de l'oeil qui les regarde, ou qui les attend. Elles sont aussi la substance de celui qui les contemple avec amour. Mais si elles aiment à leur tour, alors elles s'intériorisent, et elles apportent à l'homme l'oubli de ce qu'il est. Ce texte, dans lequel Bousquet semble nous dire que l'amour de la femme est trop grand pour l'homme, fait partie de ces contes plus purs, de ces contes parfaits, à travers lesquels le poète cherchait, avec une sorte d'enivrement, à mettre tout l'imaginaire dans la réalité.
Bousquet Joë - Contes du cycle de Lapalme : Entre féérie et réalité, entre collines et mer, sous le vent d'ouest obsédant, parmi les joncs, les lagunes, les vignes et cultures que, tant bien que mal, font pousser les villageois, voici une série de contes aux personnages de légende : femmes sorcières ou fatales, illusionnistes, paysans ou crieurs d'eau, sorciers ou curés. Ces contes et histoires dérivent du Roi du Sel qu'ils prolongent ou reprennent. Ils furent conservés par Joë Bousquet dans un cahier manuscrit qui ne trouvera publication qu'en 1982. Déroutants ou séduisants, obscures ou envoutants, ces contes vous emporteront par leur écriture magnifique. Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français. Immobilisé à vie par une blessure de guerre le 27 mai 1918, il a composé une oeuvre poétique romanesque. Elle mêle contes, journaux, poèmes, récits, romans, méditations philosophiques, où les mots seuls importent et la pensée impose son rythme. Pendant les 32 années où il vécut dans sa maison de Carcassonne, il reçut les visites des plus grands écrivains et artistes - Paul et Gala Éluard, Max Ernst, Louis Aragon et Elsa Triolet, Simone Weil, André Gide, Gaston Gallimard, Jean Paulhan. Enfant, il allait en vacances chez ses grands-parents au village de La Palme, dans l'Aude. Plus tard il écrivit les contes du «cycle de La Palme» qui s'inspirent de ces souvenirs. C'est ce village qu'il raconte en lui donnant le nom de Saint-Souris dans son roman «Le Roi du Sel».
Bousquet Joë - Le Roi du Sel : Joë Bousquet nous plonge dans l'univers de contes languedociens aux personnages fantastiques et fantasques vivant dans un village imaginaire: à Saint Souris, la nature sauvage et lumineuse d'une méditerranée battue par le vent s'illustre de lagunes, de joncs et de cultures difficiles. Mais c'est aussi une plongée dans ses souvenirs d'enfance, lorsqu'il retrouvait, pendant les vacances, ses grands-parents et son frère (son cousin, en fait) dans le village de La Palme ou lorsque malade et près de mourir, les femmes qui le soignaient lui racontaient les histoires qu'il reprend ici dans une langue étrange et superbe. Imprégnés d'une recherche de «réalisme imaginaire», il déclare que le «vraisemblable est le féerique». «[Par là, il veut dire] qu'il n'y a point de réalité qui ne soit féerique, ni de féerique qui ne soit réalité. De ce fait les rapports du langage et de la fiction se trouvent sensiblement modifiés. Sans doute Bousquet avait-il toujours pensé que dans la «poésie-fiction», celle des contes, le langage uniquement traducteur devait se borner à fixer l'événement perçu, l'«apparaissant», comme le ferait un photographe, mais maintenant il va beaucoup plus loin: il se met en quête, pour ses fictions, d'un style impersonnel [...] un langage qui utilise ses puissances virtuelles pour imiter et non pour inventer.» (René Nelli, Préface au Roi du Sel, Albin Michel, 1977, p. 14-15) Le résultat en est déroutant et séduisant Il emporte le lecteur dans les méandres d'une vie rêvée. Confié pour édition en 1948 par Bousquet aux Cahiers du Sud, qui n'en publié que quelques pages, cet ouvrage fut retrouvé 27 ans après son décès et parut, en 1977, aux éditions Albin Michel. Joë Bousquet, né à Narbonne (Aude) le 19 mars 1897 et mort à Carcassonne (Aude) le 28 septembre 1950 à l'âge de 53 ans, est un poète et écrivain français. Immobilisé à vie par une blessure de guerre le 27 mai 1918, il a composé une oeuvre poétique romanesque. Elle mêle contes, journaux, poèmes, récits, romans, méditations philosophiques, où les mots seuls importent et la pensée impose son rythme. Pendant les 32 années où il vécut immobilisé dans sa maison de Carcassonne, il reçut les visites des plus grands écrivains et artistes - Paul et Gala Éluard, Max Ernst, Louis Aragon et Elsa Triolet, Simone Weil, André Gide, Gaston Gallimard, Jean Paulhan.