Stéphane Mallarmé
Stéphane Mallarmé
Arthur Rimbaud avait environ quinze ans lorsque, présenté à Victor Hugo, il fut accueilli par lui avec ces mots : « Shakespeare enfant. » Novateur et entreprenant, Rimbaud, qui, à cet âge-là, avait lu toutes les littératures, quitta les routes frayées, cherchant des rythmes inconnus, des images irréalisées, des sensations non éprouvées. Il s'y est perdu, de même qu'un aventureux et capricieux voyageur. Après avoir parcouru successivement la Belgique, l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie, il quitta l'Europe pour d'autres continents et disparut sans laisser de traces ni jamais donner signe de vie... Ce livre explore la vie et l'oeuvre du poète Arthur Rimbaud.
Découvrez Poésies de Stéphane Mallarmé, chef-d’œuvre du symbolisme où chaque mot devient une invitation à l’absolu.
La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles. - C'était le jour béni de ton premier baiser. Ma songerie aimant à me martyriser S'enivrant savamment du parfum de tristesse Que même sans regret et sans déboire laisse La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "Un ciel pâle, sur le monde qui finit de décrépitude, va peut-être partir avec les nuages : les lambeaux de la pourpre usée des couchants déteignent dans une rivière dormant à l'horizon submergé de rayons de d'eau..."
Découvrez Arthur Rimbaud par Stéphane Mallarmé, un portrait littéraire unique du poète maudit, explorant son génie et son mystère. Un texte incontournable pour les amateurs de poésie et de symbolisme, à lire en ebook enrichi !
Découvrez Poésies de Stéphane Mallarmé, chef-d’œuvre du symbolisme où chaque mot devient musique et mystère. Une invitation à explorer l’absolu poétique, entre rêve, silence et fulgurances verbales.
Découvrez l’œuvre fondatrice du symbolisme français : Poésies de Stéphane Mallarmé, où chaque mot devient note d’une partition verbale.
Pour Mallarmé, l'expérience du réel est trop subtile et trop complexe pour être communiquée par le langage courant, l'« universel reportage ». Le poète, cédant l'initiative aux mots, permet au dire de retrouver sa virtualité par un jeu infini de correspondances. À la tradition de l'énonciation claire et directe, chère à Boileau et à ses successeurs, il oppose une poétique de l'allusion, de la suggestion et du mystère. Chantre de la modernité, le poète symboliste lance un défi au lecteur : en faisant appel à son imagination créatrice, c'est à lui de déchiffrer le sens du poème. Car « nommer un objet, écrit Mallarmé, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve ».
Pour Mallarmé, l'expérience du réel est trop subtile et trop complexe pour être communiquée par le langage courant, l'« universel reportage ». Le poète, cédant l'initiative aux mots, permet au dire de retrouver sa virtualité par un jeu infini de correspondances. À la tradition de l'énonciation claire et directe, chère à Boileau et à ses successeurs, il oppose une poétique de l'allusion, de la suggestion et du mystère. Chantre de la modernité, le poète symboliste lance un défi au lecteur : en faisant appel à son imagination créatrice, c'est à lui de déchiffrer le sens du poème. Car « nommer un objet, écrit Mallarmé, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve ».
Edition enrichie (Préface, notes, notices, chronologie et bibliographie)Avec celles de Baudelaire et de Rimbaud, la figure de Mallarmé domine la modernité poétique qui se constitue à la fin du xixe siècle, et, quoique son oeuvre fût rare, adressée de loin en loin à une élite de lecteurs lentement accrue, « il lui avait suffi, dit Valéry, de quelques poèmes pour remettre en question l'objet même de la littérature ». Un vers nouveau naît avec lui, refermé sur le scintillement réciproque des vocables qui le constituent, une poésie qui donne congé au réel pour en préférer l'évocation pure, un langage qu'on a pu dire obscur mais qui n'est en réalité que le défi lancé aux lecteurs qui sauront, pour eux-mêmes, en déployer secrètement le sens. Parce que Mallarmé a été aussi bien le plus lucide analyste des états de la poésie, du mystère qui règne dans les lettres, de la crise du vers, et de la séparation radicale que la littérature désormais manifeste à l'égard du langage ordinaire, on ne trouvera pas seulement dans ce volume les Poésies, les poèmes en prose ou bien Un coup de dés, mais quelques-uns des grands textes théoriques qui continuent de marquer si profondément notre époque : c'est-à-dire finalement le parcours d'une vie où l'écrivain, devenu impersonnel, s'efface devant une sorte de religion de l'oeuvre et du Livre à faire.
Éparse, la critique mallarméenne ne découle pas d'une esthétique préétablie. Elle concourt toutefois à en jeter les fondements en ouvrant des perspectives qui semblent étrangères les unes aux autres : l'objet décoratif, la mode, le livre, la peinture, la musique et la danse ont, au même titre, sollicité la réflexion du poète. Celle-ci s'est nouée à l'écart des cénacles artistiques de son temps. Mallarmé a tissé des liens d'amitié partagée avec des peintres (Manet, Whistler, Berthe Morisot...) ; dans sa revue, La Dernière Mode, entièrement conçue et rédigée par lui, il a élaboré peu à peu une esthétique du quotidien, sur laquelle il réglera sa conception de l'image. De la mode à l'impressionnisme, une même logique se déploie, qui gouverne également l'oeuvre poétique : «Évoquer, dans une ombre exprès, l'objet tu, par des mots allusifs, jamais directs, se réduisant à du silence égal, comporte tentative proche de créer.»
Éparse, la critique mallarméenne ne découle pas d'une esthétique préétablie. Elle concourt toutefois à en jeter les fondements en ouvrant des perspectives qui semblent étrangères les unes aux autres : l'objet décoratif, la mode, le livre, la peinture, la musique et la danse ont, au même titre, sollicité la réflexion du poète. Celle-ci s'est nouée à l'écart des cénacles artistiques de son temps. Mallarmé a tissé des liens d'amitié partagée avec des peintres (Manet, Whistler, Berthe Morisot...) ; dans sa revue, La Dernière Mode, entièrement conçue et rédigée par lui, il a élaboré peu à peu une esthétique du quotidien, sur laquelle il réglera sa conception de l'image. De la mode à l'impressionnisme, une même logique se déploie, qui gouverne également l'oeuvre poétique : «Évoquer, dans une ombre exprès, l'objet tu, par des mots allusifs, jamais directs, se réduisant à du silence égal, comporte tentative proche de créer.»
Le monde est fait pour aboutir à un beau livre, parfois à un beau vers : "nuit, désespoir et pierreries", "solitude, récif, étoile". Pour cela, il fallait reprendre à la musique son bien, suggérer, voilà le rêve. Toute la poésie d'une vie est enfermée en un court volume. Les poèmes, denses jusqu'à l'hermétisme, que l'on sait maintenant décrypter, enferment le sens du monde, ou plutôt le suggèrent. Dans ces lettres pour la première fois réunies en entier, on trouvera l'histoire toute simple d'un homme qui a écrit "mon incompétence, je l'exhibe, sur autre chose que l'absolu". À ses amis, il lui est arrivé de révéler le sens de sa recherche, de commenter certains poèmes, de montrer toutes les facettes de son esprit. C'est dans l'espoir de recueillir ces confidences qu'on lit ces lettres. Elles constituent un extraordinaire document sur les réseaux de sociabilité littéraire, en même temps que le meilleur démenti des clichés qui ont encore cours sur la solitude d'un poète résolument hors du monde. Car cette correspondance peut se lire comme une autobiographie poétique, intellectuelle autant que quotidienne. Le poète s'y fait homme du monde en sacrifiant à l'activité épistolaire. Ce faisant, celle-ci témoigne de l'évolution de l'esthétique de Mallarmé et nous fait pénétrer dans les coulisses de l'oeuvre où nous découvrons, parmi d'autres secrets, le principe de fabrication de "L'Azur" ou la genèse du sonnet en -ix. L'humour n'est pas en reste puisque le motif récurrent ici est l'horreur des lettres : Mallarmé écrit une lettre pour dire qu'il n'écrit pas de lettre. Au terme d'une correspondance qui compte plus de trois mille pièces, Mallarmé peut ainsi signer : "Celui qui n'écrit pas de lettres".
Le monde est fait pour aboutir à un beau livre, parfois à un beau vers : "nuit, désespoir et pierreries", "solitude, récif, étoile". Pour cela, il fallait reprendre à la musique son bien, suggérer, voilà le rêve. Toute la poésie d'une vie est enfermée en un court volume. Les poèmes, denses jusqu'à l'hermétisme, que l'on sait maintenant décrypter, enferment le sens du monde, ou plutôt le suggèrent. Dans ces lettres pour la première fois réunies en entier, on trouvera l'histoire toute simple d'un homme qui a écrit "mon incompétence, je l'exhibe, sur autre chose que l'absolu". À ses amis, il lui est arrivé de révéler le sens de sa recherche, de commenter certains poèmes, de montrer toutes les facettes de son esprit. C'est dans l'espoir de recueillir ces confidences qu'on lit ces lettres. Elles constituent un extraordinaire document sur les réseaux de sociabilité littéraire, en même temps que le meilleur démenti des clichés qui ont encore cours sur la solitude d'un poète résolument hors du monde. Car cette correspondance peut se lire comme une autobiographie poétique, intellectuelle autant que quotidienne. Le poète s'y fait homme du monde en sacrifiant à l'activité épistolaire. Ce faisant, celle-ci témoigne de l'évolution de l'esthétique de Mallarmé et nous fait pénétrer dans les coulisses de l'oeuvre où nous découvrons, parmi d'autres secrets, le principe de fabrication de "L'Azur" ou la genèse du sonnet en -ix. L'humour n'est pas en reste puisque le motif récurrent ici est l'horreur des lettres : Mallarmé écrit une lettre pour dire qu'il n'écrit pas de lettre. Au terme d'une correspondance qui compte plus de trois mille pièces, Mallarmé peut ainsi signer : "Celui qui n'écrit pas de lettres".
« Les dieux antiques » écrit en 1880 est consacré aux dieux et aux héros grecs. Mallarmé décrit les origines et l'histoire de ces personnages. Découvrez ou redécouvrez ces personnages mythiques sous la plume brillante de Mallarmé : Persée, Europe, Thésée, Oedipe, Scylla, Narcisse... Replongez-vous dans la mythologie grecque et romaine !
La rencontre d'un des plus grands poètes français et d'une grande voix du théâtre contemporain Avec celles de Baudelaire et de Rimbaud, la figure de Stéphane Mallarmé domine la modernité poétique qui se constitue à la fin du XIXe siècle, et, quoique son oeuvre fût rare, adressée à une élite de lecteurs lentement accrue, « il lui avait suffi, dit Valéry, de quelques poèmes pour remettre en question l'objet même de la littérature ». Un vers nouveau naît avec lui, une poésie qui donne congé au réel pour en préférer l'évocation pure, un langage qu'on a pu dire obscur mais qui n'est en réalité que le défi lancé aux lecteurs qui sauront, pour eux-mêmes, en déployer secrètement le sens. Cette sélection regroupe une trentaine de poèmes, parmi les plus beaux et célèbres de Mallarmé : Brise Marine, L'Azur, Apparition... Jean-Pierre Malo s'approprie l'oeuvre de Mallarmé avec talent, mettant à son service une énergie et une sensibilité remarquables. Une lecture d'une justesse impeccable, qui souligne formidablement le sens de ces textes éclatants. Un enregistrement d'exception, réalisé en 1992, dont Audiolib publie ici une version remasterisée inédite pour faire revivre ce chef d'oeuvre du patrimoine sonore. Les poèmes sont présentés dans l'ordre d'édition du recueil publié en 1914 par La Nouvelle revue française : Salut Le Guignon Apparition Placet futile Le Pitre Châtié « Une négresse par le démon secouée » Les Fenêtres Les Fleurs Renouveau Angoisse « Las de l'amer repos où ma paresse offense » Le Sonneur Tristesse d'Été L'Azur Brise Marine Aumône Sonnet - 2 novembre 1877 Don du Poème Toast funèbre Feuillet d'album « Ô si chère de loin et proche et blanche » « Rien au réveil que vous n'ayez » « Si tu veux nous nous aimerons » Chansons bas « Quand l'ombre menaça de la fatale loi » « Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui » « Victorieusement fui le suicide beau » Le tombeau d'Edgar Poe Tombeau - Anniversaire, janvier 1897 « Tout orgueil fume-t-il du soir » « Quelle soie aux baumes de temps » « Mes bouquins refermés sur le nom de Paphos »Avec la participation de Marie-Ève Dufresne pour l'annonce des titres. Durée : 00H52
Qu'est-ce que véritablement Écrire ? Et qu'est-ce que l'Amour ? . « Les Amours » d'Ovide, comme un poème immortel, ce « génial chef-d'oeuvre », ce « monument de la littérature », d'autant plus authentique « révolution culturelle » d'alors, qu'il nous éclaire sur la nature véritable de l'écrivain, ses désirs de gloire, de Vérité et d'Éternité, mais aussi ses colères, sa révolte ou sa frustration ; tout ceci étant profondément liés. Suivi de : Symphonie littéraire par Stéphane Mallarmé. Le poète y déploie par une joute amoureuse et esthétique, sa passion des mots et des livres. Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Un ciel pâle, sur le monde qui finit de décrépitude, va peut-être partir avec les nuages : les lambeaux de la pourpre usée des couchants déteignent dans Une rivière dormant à l'horizon submergé de rayons et d'eau. Les arbres s'ennuient ; et, sous leur feuillage blanchi (de la poussière du temps, plutôt que de celle des chemins), monte la maison en toile du Montreur de choses Passées : maint réverbère attend le crépuscule et ravive les. visages d'une malheureuse foule, vaincue par la maladie immortelle et le péché des siècles, d'hommes près de leurs chétives complices enceintes des fruits misérables avec lesquels périra la terre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« Je goûterai le fard pleuré par tes paupières, Pour voir s'il sait donner au coeur que tu frappas L'insensibilité de l'azur et des pierres. » Stéphane Mallarmé
« Ton haleine est un doux parfum! Je t'aime! Sur tes charmes je ferais un Poëme! » Stéphane Mallarmé
La lecture à haute voix des poésies de Mallarmé apporte à leur compréhension le soutien du rythme et de la musicalité. ... et je crois que, les lignes si parfaitement délimitées, ce à quoi nous devons viser surtout est que, dans le poème, les mots - qui déjà sont assez eux mêmes pour ne plus recevoir d'impressions du dehors - se reflètent les uns les autres jusqu'à paraître ne plus avoir de couleur propre, mais n'être que les transitions d'une gamme. Stéphane Mallarmé - Lettre à François Coppée, 5 décembre 1866
Mallarmé explore les différentes possibilités du langage, syntaxiques, phonétiques, jusqu'à élaborer cette grande partition poétique d'une typographie libérée qu'est Un coup de dés jamais n'abolira le hasard.