Richard Etienne
Richard Etienne
L'ouvrage étudie les pratiques de directions d'établissement dans le monde éducatif francophone en les situant dans le contexte des changements en cours (nouveau management public, demande de mobilisation des acteurs, leadership centré sur l'apprentissage, gestion axée sur les résultats...), avec l'objectif d'y discerner les activités mais aussi les cohérences construites effectivement par les directions. Les pays pris en compte sont la Belgique francophone, la France, le Québec et la Suisse, plus un milieu anglophone (San Francisco). Cet ensemble permet de mieux comprendre les réformes en cours dans ces divers pays ou régions, et d'entrer de manière concrète dans l'implémentation et le développement de celles-ci. Les auteurs présentent 4 défis majeurs auxquels sont confrontés les directions : 1. Diriger une école pour tous 2. Élaborer des partenariats et des collaborations pour se former à la fonction de direction 3. Susciter et soutenir la mobilisation des enseignants 4. Développer des compétences pour encadrer et évaluer le travail enseignant, en particulier à travers les rendez-vous de carrière et les visites de classe. L'ouvrage est centré sur l'exercice du leadership comme processus de mobilisation et transformation du monde scolaire, tenant compte des injonctions contradictoires reçues par les directions.
Les systèmes éducatifs de la plupart des pays ont connu de profonds bouleversements et sont à la recherche d'une nouvelle gouvernance. De quelles manières les cadres scolaires conçoivent-ils et s'approprient-ils leur rôle ? Comment associent-ils les exigences des nouvelles politiques de gestion aux spécificités des établissements scolaires dont la culture organisationnelle est si différente de celle des entreprises ? Quels sont les savoirs d'action et les compétences professionnelles qu'ils développent dans le but de faire face aux nouvelles responsabilités et exigences identitaires qui sont attendues d'eux ? À partir de leurs recherches empiriques, les auteurs de ce livre, des chercheurs et formateurs français, belges, québécois, suisses et libanais, répondent à ces questions en offrant des pistes de réflexion et d'actions adaptées à leurs différents contextes.
Cet ouvrage collectif s'intéresse à la question de l'évaluation dans la formation des enseignants. Il s'agit de déterminer comment, en France, dans l'Éducation nationale, dans l'enseignement agricole, et ailleurs, en Suisse, sont évalués et certifiés enseignantes et enseignants dans le cadre de leur formation initiale.
Un manuel scolaire peut-il dépasser des affrontements nationaux parfois violents ? Comment se construit l'éducation du citoyen, que ce soit dans les manuels d'histoire ou de langue ? Les livres d'écoles ne sont pas ces objets banals et approximatifs qui s'effacent sans lendemain des mémoires adultes. Jouant un rôle qui dépasse la simple transmission de connaissances scolaires, ils sont des acteurs importants de la culture, et des témoins exceptionnels des valeurs.
Cet ouvrage interroge le paradigme de la réflexivité prôné dans la plupart des systèmes contemporains de formation des enseignants au niveau de sa mise en oeuvre qui rencontre des résistances chez les étudiants, voire des formateurs. Ces dernières décennies, les formations d'enseignants ont partout mis en avant la nécessité d'une formation par la réflexivité pour former un enseignant professionnel à une pratique réfléchie. Depuis « le praticien réflexif » défini par D. Schn (1983) à partir de Dewey, la pratique réflexive a fait l'objet de nombreux travaux de recherche qui tous en montrent l'intérêt au niveau de la construction des savoirs professionnels par l'action et la réflexion dans et sur l'action, de la prise de conscience de l'action et du développement professionnel. L'essence de cette pratique réflexive est cette posture de mise à distance et d'analyse de sa propre action. Mais cette prise de recul et de conscience ne va pas de soi et force est de constater que beaucoup d'étudiants, qui cherchent avant tout à faire face aux difficultés et urgences qu'ils rencontrent lors du « choc de la réalité », se sentent déstabilisés par cette approche réflexive et y résistent. Appartient-il vraiment à la formation initiale de développer cette posture ? Les chercheurs, auteurs de l'ouvrage vont d'abord analyser derrière les injonctions, les différentes conceptions de cette réflexivité qui n'est pas donnée d'emblée et, partageant cet intérêt pour une formation professionnalisante réflexive, vont prendre au sérieux les résistances observées, en rechercher les raisons ; ils vont identifier les obstacles en examinant finement plusieurs hypothèses : des représentations stéréotypées du métier et de la formation, des représentations issues de l'expérience scolaire, les styles des étudiants, plus pragmatiques, le scepticisme affiché de formateurs. Les auteurs vont approfondir les exigences des dispositifs favorisant la réflexivité et montrer comment il est possible de travailler le sens de la réflexivité comme disposition intériorisée pour la faire accepter et faciliter ainsi ce recul qui permet de s'adapter à toute situation et surtout d'apprendre à partir de l'expérience. Ils vont également proposer des pistes et des dispositifs dans lesquels les étudiants parviennent à investir la démarche réflexive.