Philippe Perrenoud
Philippe Perrenoud
Cet ouvrage interroge le paradigme de la réflexivité prôné dans la plupart des systèmes contemporains de formation des enseignants au niveau de sa mise en oeuvre qui rencontre des résistances chez les étudiants, voire des formateurs. Ces dernières décennies, les formations d'enseignants ont partout mis en avant la nécessité d'une formation par la réflexivité pour former un enseignant professionnel à une pratique réfléchie. Depuis « le praticien réflexif » défini par D. Schn (1983) à partir de Dewey, la pratique réflexive a fait l'objet de nombreux travaux de recherche qui tous en montrent l'intérêt au niveau de la construction des savoirs professionnels par l'action et la réflexion dans et sur l'action, de la prise de conscience de l'action et du développement professionnel. L'essence de cette pratique réflexive est cette posture de mise à distance et d'analyse de sa propre action. Mais cette prise de recul et de conscience ne va pas de soi et force est de constater que beaucoup d'étudiants, qui cherchent avant tout à faire face aux difficultés et urgences qu'ils rencontrent lors du « choc de la réalité », se sentent déstabilisés par cette approche réflexive et y résistent. Appartient-il vraiment à la formation initiale de développer cette posture ? Les chercheurs, auteurs de l'ouvrage vont d'abord analyser derrière les injonctions, les différentes conceptions de cette réflexivité qui n'est pas donnée d'emblée et, partageant cet intérêt pour une formation professionnalisante réflexive, vont prendre au sérieux les résistances observées, en rechercher les raisons ; ils vont identifier les obstacles en examinant finement plusieurs hypothèses : des représentations stéréotypées du métier et de la formation, des représentations issues de l'expérience scolaire, les styles des étudiants, plus pragmatiques, le scepticisme affiché de formateurs. Les auteurs vont approfondir les exigences des dispositifs favorisant la réflexivité et montrer comment il est possible de travailler le sens de la réflexivité comme disposition intériorisée pour la faire accepter et faciliter ainsi ce recul qui permet de s'adapter à toute situation et surtout d'apprendre à partir de l'expérience. Ils vont également proposer des pistes et des dispositifs dans lesquels les étudiants parviennent à investir la démarche réflexive.
Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche. Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs. Philippe Perrenoud tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier. Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires. Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.
Les pédagogies différenciées ne tournent pas le dos au projet de l'école qui reste de donner à tous une culture de base commune. Sans renoncer à diversifier tout ce qui peut l'être, leur enjeu est ailleurs : faire en sorte que tous les élèves aient un réel accès à cette culture, se l'approprient vraiment. Tenir compte des différences, c'est alors placer chacun dans des situations d'apprentissage optimales pour lui, c'est aller vers l'éducation sur mesure dont rêvait Claparède au début du siècle. Les pédagogies différenciées s'attaquent à ce défi. Si l'intention principale demeure stable, les façons de poser le problème se renouvellent : à l'enseignement individualisé, isolant l'élève face à des tâches papier-crayon, on cherche à substituer une différenciation à l'intérieur de situations didactiques complexes et ouvertes, confrontant chacun à ce qui fait obstacle, pour lui, à la construction des savoirs. On travaille sur le transfert et les compétences. On interroge la relation pédagogique, les fonctionnements de groupe, la distance culturelle, le sens des savoirs et du travail scolaire. Parallèlement, on construit des dispositifs d'individualisation des parcours de formation, on fait éclater les limites de la classe, on organise le suivi des progressions sur plusieurs années, on crée des cycles d'apprentissage, on invente une nouvelle organisation pédagogique. Philippe Perrenoud fait le point sur l'état des principaux chantiers de la pédagogie différenciée. Chacun est confronté au même dilemme : comment tenir compte des différences sans enfermer chacun dans sa singularité, son niveau, sa culture d'origine ?
Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche. Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs. Philippe Perrenoud tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier. Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires. Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.
Les pédagogies différenciées ne tournent pas le dos au projet de l'école qui reste de donner à tous une culture de base commune. Sans renoncer à diversifier tout ce qui peut l'être, leur enjeu est ailleurs : faire en sorte que tous les élèves aient un réel accès à cette culture, se l'approprient vraiment. Tenir compte des différences, c'est alors placer chacun dans des situations d'apprentissage optimales pour lui, c'est aller vers l'éducation sur mesure dont rêvait Claparède au début du siècle. Les pédagogies différenciées s'attaquent à ce défi . Si l'intention principale demeure stable, les façons de poser le problème se renouvellent : à l'enseignement individualisé, isolant l'élève face à des tâches papier-crayon, on cherche à substituer une différenciation à l'intérieur de situations didactiques complexes et ouvertes, confrontant chacun à ce qui fait obstacle, pour lui, à la construction des savoirs. On travaille sur le transfert et les compétences. On interroge la relation pédagogique, les fonctionnements de groupe, la distance culturelle, le sens des savoirs et du travail scolaire. Parallèlement, on construit des dispositifs d'individualisation des parcours de formation, on fait éclater les limites de la classe, on organise le suivi des progressions sur plusieurs années, on crée des cycles d'apprentissage, on invente une nouvelle organisation pédagogique. Ce livre tente de faire le point sur l'état des principaux chantiers de la pédagogie différenciée. Chacun est confronté au même dilemme : comment tenir compte des différences sans enfermer chacun dans sa singularité, son niveau, sa culture d'origine ?
Suite de la réédition de l'oeuvre phare de la science fiction moderne, avec de nouvelles couleurs et dans un format plus respectueux du travail de Paul Gillon. Chris le Voyageur... Un homme mis en hibernation en 1990, et réveillé mille ans plus tard. Un homme censé être le dernier espoir d'une humanité moribonde dans laquelle il ne se reconnaît plus. Un déraciné profondément inadapté aux nouvelles règles de la société et de l'univers. Et dont le but ultime est celui qui de tout temps fit courir la race humaine : l'amour. Car Chris est à la recherche de Valérie, la jeune femme cryogénisée avec lui. Une créature mystérieuse, superbe et fantasmée, que le destin semble s'ingénier à lui refuser sans cesse, mettant entre eux de dramatiques et redoutables aventures...Créée en 1964 par Forest et Gillon, Les Naufragés du Temps est un space opéra faisant jeu égal avec La Guerre des étoiles ou 2001, l'Odyssée de l'espace. Tellement riche et futuriste qu'il n'a pour l'heure été égalé dans aucune dimension ni aucun espace-temps... Proposés dans un format plus respectueux du travail de Paul Gillon et avec de nouvelles couleurs, Les Naufragés du Temps confirment d'éclatante manière la place qu'ils n'ont jamais cessé d'occuper au panthéon de la science fiction moderne.