Najat Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem
Et si les écrans redéfinissaient notre façon de parler, d’écouter et de vivre ensemble ? Ce débat passionnant entre Najat Vallaud-Belkacem, David Le Breton et Julie Neveux explore les enjeux de la parole à l’ère numérique.
Cet ouvrage présente les interventions faites durant les premiers états généraux consacrés au handicap. Le Conseil national « Handicap : sensibiliser, informer, former » fondé début 2003 et présidé par Julia Kristeva et Charles Gardou, vise à rassembler les énergies afin de susciter et accompagner une mutation culturelle et « désinsulariser » le handicap afin de promouvoir des situations d'interaction entre tous les citoyens. Ce Conseil déploie son action sur huit thèmes et a présenté durant l'année 2004 son projet et rassemblé les énergies au cours d'un tour de France préparant ces premiers états généraux qui ont eu lieu le 20 mai 2005 à la Maison de l'Unesco à Paris. Il ne suffit pas seulement de dénoncer les insuffisances et dysfonctionnements, il s'agit de construire un « autre présent et un autre avenir » pour les moins privilégiés de notre société.
Les chiffres sont vertigineux. Nous passons en moyenne 56 heures par semaine devant un écran, 122 jours dans l'année, 27 ans de nos vies.90 % des plus de 12 ans sont aujourd'hui équipés d'un smartphone et près de 70 % des 8-10 ans disposent déjà de comptes sur les réseaux sociaux. Les liens entre cette surexposition et les troubles de concentration, de comportement social, voire de santé mentale sont désormais établis, pour les enfants comme pour les adultes. Il est temps de prendre au sérieux la dimension profondément politique d'un phénomène qui affecte à la fois notre bien-être, notre éducation et notre société. Et de réagir.Najat Vallaud-Belkacem mène l'enquête afin de combattre les effets pervers sur nos vies d'une surutilisation du numérique. Dans un style direct et vivant, l'ancienne ministre de l'Éducation nationale nous aide à mieux comprendre les mécanismes de cette addiction collective. Nourri des meilleurs travaux de recherches et d'initiatives adoptées à l'étranger, ce livre propose des solutions collectives, politiques et individuelles et nous mobilise avant qu'il ne soit trop tard.
Voilà des années qu'on s'est habitués en Europe au vacarme incessant autour de la question migratoire. Loin d'une réalité pour l'essentiel faite d'étudiants internationaux, de travailleurs venus occuper un emploi ou de mariages mixtes, l'image désormais associée à ce mot « migrants » est celle de pauvres hères épuisés sur des bateaux de fortune. Des années que les experts en exploitation du malheur exploitent ; que les défenseurs des droits humains comptabilisent impuissants les morts en Méditerranée ; que les chercheurs tentent, en vain, de raisonner... Et que nos rétines de citoyens, elles, enregistrent, anxieuses, indifférentes ou révoltées, toujours dépassées. Cette image-là a beau être loin de dire la migration dans toute sa complexité, elle n'en correspond pas moins à une réalité : celle des déplacés forcés, de ceux qui n'ont eu d'autre choix que de fuir. Et pose la question de ce que signifie les accueillir. Ce phénomène n'ayant aucune raison de s'éteindre de lui-même, il est temps de sortir du dialogue de sourds et de la tétanie dans lesquels nous enferment les charlatans. Parce que les citoyens valent mieux que leur caricature, le parti pris de ce livre est de les informer, totalement. Parce que le meilleur moyen de contrer la manipulation autour des migrants, des demandeurs d'asile, des réfugiés, n'est pas de débunker après coup la désinformation à l'oeuvre. Mais bien de fournir à la société d'accueil de quoi juger par elle-même.
Depuis vingt ans, les enquêtes internationales se succèdent : notre système éducatif est de ceux où les parcours scolaires sont le plus fortement déterminés par le milieu social. La France a laissé se développer des établissements-ghettos où l’on ne se mélange plus, où l’on empêche les enfants d’apprendre les uns des autres et les uns avec les autres. Parce que la ségrégation est devenue le fléau de l’école, nous avons besoin d’une révolution de la mixité. Preuves à l’appui, fort des expériences réussies, ce livre démontre que cette révolution est possible, à peu de frais et avec des résultats tangibles. Il est urgent de réinventer l’école contre les séparatismes sociaux qui la détruisent. François Dubet est professeur de sociologie émérite à l’université de Bordeaux, directeur d’études à l’EHESS. Il a publié Les Places et les Chances (2010), La Préférence pour l’inégalité (2014) et Le Temps des passions tristes (2019). Najat Vallaud-Belkacem est ancienne ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle a publié Raison de plus (2012), La vie a plus d’imagination que toi (2017) et La Société des vulnérables (avec Sandra Laugier, 2020).
«Et si le care devenait, enfin, l'affaire de tous ?» À la racine des inégalités de notre organisation sociale, il y a cette idée qu'une femme, c'est toujours un peu moins légitime, compétent, important qu'un homme. Voilà pourquoi on craint, à chaque soubresaut de l'histoire, que ne se réalise la prédiction de Simone de Beauvoir : «Il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse, pour que les droits des femmes soient remis en question.» De fait, la parole d'expertise et de pouvoir des hommes a repris le dessus durant la crise, alors même que nous redécouvrions que le vaste peuple, aussi indispensable qu'invisible, des travailleurs qui prennent soin des autres était massivement constitué de femmes. De sorte que le combat féministe pour l'égalité peut s'identifier à la défense d'un projet de société qui, au nom de notre vulnérabilité commune, reconnaisse enfin une valeur au travail du soin et à la contribution de chacun plutôt qu'au pouvoir de quelques-uns. Telle est l'éthique démocratique du care.
Que nous disent les enfants de leurs parents et grands-parents ? Quels traits de nous-mêmes méconnus, surprenants, inattendus ou significatifs peut-on deviner en scrutant les visages et les vies de nos rejetons ? Quelles enfances si différentes des nôtres peuplent nos sociétés changeantes, où tant se passe sur les écrans bleutés et dans les nouveaux cocons intimes des villes et des campagnes ? Que lit-on quand l'enfance nous raconte ?
La démocratie ne l'a pas emporté une fois pour toutes, y compris dans les pays occidentaux où elle pourrait sembler la mieux assurée. L'emballement des politiques sécuritaires sous le choc du terrorisme, la progression des nationalismes et de la défiance à l'égard des minorités et des migrants, le développement de nouvelles techniques de surveillance et de traçage des populations, toujours plus véloces que les textes législatifs qui devraient en règlementer les applications, l'impatience des exécutifs qui veulent afficher toujours plus vite leur bilan, même s'il faut pour cela contourner ou bousculer les Parlements, l'ont montré au cours des dernières années. Il est utile d'en citer des exemples pour rappeler avec eux que la démocratie est un bien fragile, qui ne peut être conservé sans vigilance ni engagement constant des citoyens. C'est à décrire les fragilités et les menaces aujourd'hui les plus manifestes, en France, en Italie, en Suisse, en Espagne, que s'attachent les textes de ce livre d'intervention et de mobilisation, mais aussi à recenser les forces militantes et citoyennes nouvelles qui semblent capables de leur apporter une réponse collective. Il y a urgence. Avec Mireille Delmas-Marty, Jean-Marie Delarue, William Bourdon, Etienne Piguet, Miguel Gotor, Francesca Romana Guarnieri et Michaël Foessel.
"En quelques années, nous pourrions mettre fin à l'extrême misère : qu'attendons-nous ? Chacun d'entre nous a intérêt à vivre dans un monde sûr, où la richesse est justement répartie. Nous pourrions y être. Nous n'y sommes pas. Nous avons les moyens d'y être dans dix ans, nous n'en prenons pas le chemin. L'aide au développement est aujourd'hui notre unique instrument de redistribution planétaire des ressources publiques. Mérite-t-elle les critiques, les caricatures, les procès en inefficacité, gaspillage, détournement, assistanat, néocolonialisme et j'en passe ? Qu'attend-on pour aider les Français à y voir plus clair, pour pousser les gouvernements à revoir leurs ambitions à la hausse ? Ce livre s'adresse à ceux qui veulent comprendre, réfléchir, et agir." N.V.-B.
« Je sais bien, je m'étais juré que je ne raconterais pas, jamais. Que je garderais pour moi ce qui n'appartient qu'à moi. Mais je ne m'appartiens plus tout à fait: pourquoi et comment je suis devenue française semble poser problème, dans un pays traversé par les doutes. Alors, d'autres ont pris le relais, comblent les silences, racontent, imaginent, affabulent. Il faudrait laisser dire, comme toujours. Mais ma petite histoire privée est devenue publique. Une histoire française, parce que je suis Ministre de la République, que j'ai porté la parole de mon pays et que, parfois, on lui prête mon visage. Ni belle, ni sale, juste une histoire vraie dont j'ai bien voulu qu'elle dise un peu de moi, pour autant qu'elle dise un peu de la France. » N. V.-B.Najat Vallaud-Belkacem quitte un instant ses habits de ministre pour se raconter avec simplicité. Elle évoque son enfance dans un petit village du Maroc, sa jeunesse dans les quartiers Nord d'Amiens, la découverte de la lecture, la conquête de la liberté à Paris et les premières responsabilités à Lyon... Mais aussi l'origine de ses engagements, la vie dans l'arène politique et sous la lumière médiatique, le sens de ses combats.
"Comment dire ? Comment dire le désir que j'ai eu pour elle ? Comment dire le plaisir étrange qu'elle me donna ? Un plaisir sans doute plus cérébral que physique ; mais je m'expliquerai là-dessus. Avec Vanina Hesse j'eus soudain le sentiment d'entamer le versant noir de mon existence. L'idée d'un couple immuable, statique, me semblait déjà le plus grand mensonge qui fût, un leurre dans lequel la religion et l'ordre social trouvaient trop bellement leur compte. Je voulais balayer cette contrainte, me délecter d'autres archaïsmes, voir, comme Prud'hon, émerger une nouvelle société faite d'hommes et de femmes libres, qui pussent aller au bout de leurs désirs, jouir en toute raison des possibilités inouïes de leurs corps. Vanina fut pour moi, quelques mois durant, semblable à cette obscure clarté qui tombe des étoiles, une sorte de lumière venant me désigner à cru un pan de mon destin. Après avoir chanté l'éloge de la folie, de l'alcool, m'être complu dans un pessimisme retors, j'avais appris à aimer la solitude."
Bernard Laporte, nouveau président de la FFR, raconte ses succès européens à Toulon et se projette vers l'avenir du rugby français.
De Toulon jusqu'à Jérusalem via Antioche, les aventures d'Anne, fille d'un voleur hors pair, partie sur les routes de la première croisade, au XIe siècle, pour s'emparer d'un inestimable trésor...Toulon, 1095. " Mains-d'Or ", voleur hors-pair, entraîne à sa suite ses enfants, Marc et Anne, pour couper les bourses le long du trajet de la croisade dite des pauvres, où l'on ne croise que des laissés-pour-compte et bandits. En chemin, les Turcs déciment la croisade et des trente-cinq mille pèlerins, ne restent que trois cents survivants, parmi lesquels " Mains-d'Or " et Anne. Ils ont un projet : s'emparer du trésor de l'église Saint-Pierre d'Antioche. Dans la cité turque, ils retrouvent la riche armée des croisés conduite par Godefroi de Bouillon qui veut faire le siège de Jérusalem en espérant, comme le prédit le pape, hâter le Jugement dernier... Commence pour la jeune Anne, devenue femme-soldat et sujet de convoitise de quatre hommes très différents, une aventure humaine hors du commun. Inspiré de faits réels, La Croisade des voleurs relate la formidable épopée de la Croisade des pauvres et de la Première croisade.
Najat Vallaud Belkacem est entrée en politique, au lendemain du 21 avril 2002. Séisme politique s'il en est qui a vu surgir au second tour de l'élection présidentielle le visage de Jean-Marie Le Pen. Elle s'est sentie pour une part « responsable », comme nombre de jeunes de sa génération, de cette « débâcle démocratique ». Dix ans ont passé, les choses n'ont guère changé, si ce n'est pour s'aggraver : l'abstention n'a jamais été aussi forte, le Front national mobilise un puissant vote d'adhésion et la droite représente l'exact opposé des valeurs qui lui sont proches -le sarkozysme en ayant, à ses yeux, accéléré la marche destructrice. La crise frappe la France, l'Europe et le monde, la politique est devenue sacrificielle : on promet du sang, de la sueur et des larmes sans perspective de lendemains qui chantent. Pour Najat Vallaud Belkacem, c'est une raison de plus pour affirmer que le progrès est encore possible par l'action politique et seulement par elle ! C'est cette conviction qu'elle souhaite mettre à l'épreuve de la réflexion dans ce livre où elle rassemble à partir de cette inquiétude démocratique toutes les raisons que nous avons d'espérer en l'avenir et elle n'a pas de mots assez durs pour fustiger les partisans de la décroissance, de l'écologie profonde, les apologistes du renoncement face aux forces du marché. Un ton nouveau en politique, par une jeune femme qui incarne la nouvelle génération du Parti socialiste et dont la voix comptera dans la campagne électorale de 2012.