Hubert Nyssen
Hubert Nyssen
A Francfort, une nuit d'octobre, la traductrice Claudia Wolf surprend l'écrivain Claude Galien en train de s'enivrer, et l'idée lui vient d'apporter un peu d'ordre dans cette vie dissolue. Pendant ce temps, à Lille, Stéphane, jeune artisan, rentrant chez lui, se heurte au cadavre de sa mère, et le cri qu'il pousse alerte une prostituée qui se rue sur les lieux du crime. A Paris, Antoine Fabri, qui se rend à la gare du Nord pour accueillir sa maîtresse, rencontre dans le métro un prince africain en exil et une réfugiée chilienne. Ainsi, pendant vingt-quatre heures, des personnages qui n'avaient en apparence rien de commun voient (ou ne voient pas) les fils de leurs destins s'entre-nouer. Et au cours des quatre journées qui composent le roman d'Hubert Nyssen, ces rois borgnes - mais des reines aussi - comme on en trouve dans les salons, les rédactions, dans les trains, sur les places, en marge ou dans l'ombre, règnent sur les aveugles de leurs petits territoires. Le plus singulier d'entre eux, véritable faire-valoir de tous les autres, c'est Dieudonné, un échappé du cirque de la fiction, haut comme trois pommes, tour à tour persécuté et persécuteur, tendre et méchant, sensuel et religieux, roitelet indiscret et fantasque qui mène le bal. Ce roman, construit avec une passion d'horloger, composé dans la profusion, mené tambour battant, nous conduit, épisode par épisode, à découvrir la trame de vassalité dans ce royaume où les borgnes sont rois : le nôtre.
À l’ère du tout-numérique, une crise peut éclater en quelques clics et détruire une réputation en moins de 24 heures.
A la mort du professeur Bonopéra, Irma Soulier, qui fut sa maîtresse puis sa compagne, s'ouvre, se déchire, se dévoile. Elle cherche sa dignité de femme dans un monologue où elle déverse le souvenir des illuminations que lui avait d'abord offertes son amant, des humiliations ensuite infligées et des savoirs qu'il lui a laissés.
Pour les uns, Julie a pris à L'Helpe mineure une retraite précoce qui la rend suspecte. Pour d'autres, c'est une séductrice dont ils brûlent de connaître les exploits. Pour d'aucuns encore elle a tout d'un spectre maléfique. Mais l'un d'eux, pour qui l'existence de Julie est insupportable, fait un pas de plus que les autres...
Onze nouvelles, pour la plupart inédites, unies dans une même sensualité, venant éclairer les racines de l'oeuvre romanesque et poétique d'Hubert Nyssen. Comme une boîte de Pandore ouverte en complicité, pour retrouver son art des dialogues ciselés et son goût des échanges insolents, sa pensée virevoltante servie par une écriture savante et rieuse.
Le hasard conduit un jour Valentin Cordonnier à rencontrer Barbara. Elle lui révèle le drame qui a sans doute mis un terme à la vie de Julie Devos, bouleversé celle de son frère et donné son titre à ce roman qui vous emporte comme une vague : Les déchirements.
Dans le troisième volume de ces carnets, il est toujours question de voyages et de chasses aux coups de coeur, de livres parus et d'auteurs apparus, de conciliabules sous un platane et de "domaines privés".
"Dans la trentaine de carnets où j'ai relaté, jour après jour, pendant dix ans, aventures, bonheurs et contrariétés, j'ai choisi des pages qui, par le biais de l'anecdote ou du croquis, me paraissaient en même temps répondre aux questions que souvent on pose et que d'une seule on peut résumer : qu'est-ce qui fait courir un éditeur ? " Hubert NYSSEN
Ces pages, je les ai choisies dans mes carnets pour donner une suite au premier volume où je tentais, par l'anecdote saisie au vol, par la réflexion notée dans l'instant, par le croquis sur le vif, d'apporter réponse aux questions que souvent l'on se pose sur les coulisses de l'édition. Mais l'intérêt de ce nouveau volume ne me serait sans doute pas apparu si la consécration soudaine de Nina Berberova ne m'avait rappelé que les tribulations d'un éditeur ne prennent de sens que par les découvertes qui les éclairent... Hubert NYSSEN