Francis Carco
Francis Carco
« J'errais tristement dans la rue, quand soudain tu m'es apparue avec ton rire séduisant, et tes yeux clairs m'ont fait envie. Sans trop savoir je t'ai suivie, comme un amoureux de quinze ans. » Superbement illustré d'aquarelles et dessins de Berger, Brayer, Dignimont, Dunoyer de Segonzac, Fontanarosa, Thevenet, Villeboeuf, ou Vlaminck, voici un recueil des poèmes en prose de Francis Carco (1886-1958).
Paris, début du XXe siècle : un écrivain en quête d’inspiration découvre, derrière une porte close, le destin d’une jeune femme et l’envers sombre des rues de Montmartre.
C'est à Montmartre que se révèle dans les années 1910 le talent de Maurice Utrillo. La Butte est peuplée d'artistes en tout genre, qu'Utrillo ou sa mère, la peintre Suzanne Valadon, fréquentent. D'un naturel peu loquace et compulsif, Utrillo est fragile psychologiquement. Sombrant très jeune dans l'alcoolisme, il ne jure que par son « rouge » et, à défaut, ingurgite tout ce qui lui passe sous la main, jusqu'au parfum de sa logeuse ou de l'alcool à brûler. L'ivresse le rend bagarreur, et il finit régulièrement au poste de police où il dessine des toiles pour les agents en échange d'un dernier verre. « Jamais peintre n'a compté plus que celui-ci d'amateurs d'art parmi les flics », nous dit Carco.Derrière le farceur qui tire les cheveux des bonnes soeurs sortant du Sacré-Coeur, il y un grand artiste. Celui qui fait chanter Paris sur ses toiles. Celui qui, reconnu pour sa prestesse et sa minutie, fut d'abord influencé par les impressionnistes avant d'inventer son style propre. Il sera le « peintre de Montmartre ».Francis Carco, le grand montmartrois et le célèbre auteur de Jésus-la-Caille, qui lui rend visite jusque dans ses internements à Picpus ou Sainte-Anne, nous livre le récit touchant de ce peintre, ami de Modigliani et de tant d'autres, amoureux de Montmartre et de la bouteille, et soldant ses dépenses par des chefs-d'oeuvre dont les Parisiens apprécient progressivement la valeur : « J'ai connu des bistrots qui, sachant qu'Utrillo pouvait faire irruption chez eux à n'importe quelle heure, possédaient dans leur arrière-salle des tubes, des pinceaux et des cartes postales qu'ils tenaient en réserve pour lui. » Voici le peintre et l'homme, en faiblesse et le génie. « La voilà, la jolie vigne », chantait Aristide Bruant, témoignant de ce que la Butte est avant tout un pays d'artistes... et de vin !
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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« C'est chez Maroussia la danseuse que je fus présenté - l'autre hiver - à la petite princesse Vera Petrovna Iataev qui arrivait de Petrograd. [...] je vis une jeune femme vêtue fort simplement et coiffée, comme le sont à Paris, ses pareilles, depuis qu'on leur coupe les cheveux avec tant d'esprit qu'il n'y paraît pas tout d'abord... Un seul détail trahissait, cependant, que l'infortunée avait dû quitter son pays sans un nombreux bagage, car sa robe, trop grande, lui avait certainement été prêtée. La princesse ne s'en cachait point. » Verotchka l'étrangère, ou Le goût du malheur, est un roman de Francis Carco illustré de 30 bois originaux de R.-Y. Creston.
Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s’écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l’Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l’Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l’Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958. Francis Carco est « l’écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java. » Robert Sabatier
Plongez dans le Paris interlope des années folles avec Bohème d'artiste de Francis Carco. Ce roman culte, écrit par un maître de la littérature populaire et du roman noir, vous transporte au cœur de Montmartre, entre apaches.
Plongez dans Reflets d'acide T05 - La croisée des chemins : Wrandall, le semi-démon, affronte ses coéquipiers et ses doubles maléfiques. Humour déjanté, combats épiques et rebondissements garantis dans cette fantasy culte !
Plongez dans le Paris interlope des années folles avec L'Amour vénal de Francis Carco. Ce roman noir, mêlant passion et désillusion, peint la vie des bas-fonds avec une poésie crue et mélancolique.
Plongez dans le Paris interlope des années 1920 avec L'Homme de minuit de Francis Carco, un roman noir captivant où se mêlent crime, passion et bohème. Une plongée envoûtante dans les bas-fonds de Montmartre, entre ombres et lumières.
Plongez dans La rue de Francis Carco, un roman naturaliste captivant qui dépeint avec justesse et tendresse les bas-fonds parisiens. Découvrez un portrait saisissant de la vie marginale, entre misère et poésie, au cœur de Montmartre.
Plongez dans Mortefontaine, un chef-d'œuvre poétique de Francis Carco, où l'auteur mêle mélancolie et nostalgie des amours perdues.
Plongez dans les souvenirs d'enfance de Francis Carco, où la Nouvelle-Calédonie et la bohème parisienne se mêlent à une prose poétique et nostalgique.
Plongez dans l’univers envoûtant et mélancolique de Poèmes en prose de Francis Carco, où la bohème parisienne, les nuits montmartroises et les âmes perdues s’entremêlent.
Plongez dans Ténèbres, un roman noir captivant de Francis Carco, maître du Paris interlope et des passions destructrices. Ce chef-d'œuvre sombre explore la culpabilité, la trahison et la rédemption à travers une intrigue haletante.
Plongez dans le Paris bohème et poétique de Francis Carco avec Romance de Paris, un recueil envoûtant où se mêlent nostalgie, amours éphémères et atmosphère des rues montmartroises.
Plongez dans A voix basse, un chef-d'œuvre intime de Francis Carco, où souvenirs et mélancolie se mêlent à la poésie des rues parisiennes. Découvrez l'univers d'un écrivain des bas-fonds, entre bohème et nostalgie, pour une lecture inoubliable.
Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s’écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l’Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l’Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l’Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958. Francis Carco est « l’écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java. » Robert Sabatier