Francis Carco fut le Gabin de la poésie des bistrots et des bals musettes, le Brassaï du roman à apaches et filles vénales. « Je me promets, écrit-il en octobre 1915 à son ami Léopold Marchand, de foutre, en pleine gueule des bourgeois, des romans musclés et pourris dont ils se lécheront les babines. »
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Bohème d'artiste
Plongez dans le Paris interlope des années folles avec Bohème d'artiste de Francis Carco. Ce roman culte, écrit par un maître de la littérature populaire et du roman noir, vous transporte au cœur de Montmartre, entre apaches.
Francis Carco est « l’écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan.
« Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java. »
Robert Sabatier
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person_edit À propos de l'auteur
Francis Carco (1886–1958), de son vrai nom François Carcopino-Tusoli, est une figure majeure de la littérature populaire et un précurseur du roman noir français. Né à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, il s’installe jeune à Paris et plonge dans la bohème de Montmartre, fréquentant Apollinaire, Max Jacob, Modigliani et Pierre Mac Orlan. Son œuvre, marquée par un réalisme poétique, dépeint les bas-fonds parisiens, les mauvais garçons et les filles de joie avec une tendresse nostalgique. En 1923, il reçoit le Grand Prix du roman de l’Académie française pour L’Homme traqué, et en 1937, il entre à l’Académie Goncourt.
newsmode Revue de presse
Intellectuels et artistes en quête d’indépendance et d’existence bon marché vont s’y installer. Tour à tour débarquent Renoir, Verlaine, Alphonse Allais, Jules Jouy, André Gill, Courteline, Toulouse-Lautrec, Poulbot. Puis Caran d’Ache, Max Jacob, Apollinaire, Mac Orlan, Paul Valéry, Utrillo. Et plus Dorgelès, Picasso et Modigliani, Francis Carco…
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