Dominique Barbéris
Dominique Barbéris
Un meurtre passionnel bouleverse la vie d’Anne Desbarès, jeune épouse d’un directeur de fonderie. Entre fascination pour le drame et quête de sens, elle interroge sa propre existence à travers les silences et les non-dits.
Décryptez Un roi sans divertissement de Jean Giono à travers l’analyse experte de Dominique Barbéris. Ce smartbook vous guide dans les méandres de l’ennui, de la folie et de la quête de sens, au cœur d’un village dauphinois enneigé.
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"Il y a des trous, bien sûr ; plus de témoins. Et ma tante n'était pas du genre à se confier, par nature. C'était de sa génération, ce silence ; une question d'éducation." Madeleine et Guy forment aux yeux de leur nièce, la narratrice, un couple conventionnel. Pourtant, en 1955, année de leur mariage, ils se sont embarqués pour le Cameroun, plongeant dans l'histoire tourmentée de la fin du mandat français : à Douala, la timide Madeleine, déracinée de sa Bretagne natale, ne s'habitue pas aux intrigues en cercle fermé du milieu colonial. Mais c'est là, dans ce monde en sursis, que son chemin croise celui d'Yves Prigent, un séduisant aventurier. Leur brève rencontre, vécue entre la tentation et les regrets, raconte le secret de beaucoup de femmes.
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"Il y a des trous, bien sûr ; plus de témoins. Et ma tante n'était pas du genre à se confier, par nature. C'était de sa génération, ce silence ; une question d'éducation." Madeleine et Guy forment aux yeux de leur nièce, la narratrice, un couple conventionnel. Pourtant, en 1955, année de leur mariage, ils se sont embarqués pour le Cameroun, plongeant dans l'histoire tourmentée de la fin du mandat français : à Douala, la timide Madeleine, déracinée de sa Bretagne natale, ne s'habitue pas aux intrigues en cercle fermé du milieu colonial. Mais c'est là, dans ce monde en sursis, que son chemin croise celui d'Yves Prigent, un séduisant aventurier. Leur brève rencontre, vécue entre la tentation et les regrets, raconte le secret de beaucoup de femmes.
Un recueil de 4 nouvelles anglaises ou américaines classiques, ayant pour sujet Noël.
Après une terrible bataille sur les côtes espagnoles, Horatio Hornblower est fait prisonnier en France. Condamné au peloton d'exécution par les autorités napoléoniennes, il parvient à s'évader à bord d'une barque sur une Loire déchaînée. À bout de force, il accoste au château du comte de Graçay. Tandis que la presse française annonce la mort de Hornblower, le capitaine prépare sa fuite vers l'Angleterre. Il ne se doute pas que des dangers plus grands encore l'y attendent... Grand succès populaire du XXe siècle, Pavillon haut est le troisième récit des aventures d'Horatio Hornblower, commencées avec L'heureux retour et Un vaisseau de ligne.
"En réalité, sur certains points, Claire Marie me fait penser à ces canards qui ont l'air de glisser sur l'eau mais leurs pattes remuent sous la surface à toute allure. Il y a quelque chose en eux d'un trompe-l'oeil." Un dimanche d'automne, deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray. Sous le secret d'une vie sage, chacune porte en elle le besoin insatiable de romanesque, découvert enfant à la lecture de Jane Eyre. Encouragée par l'atmosphère trouble et immobile de la fin d'après-midi, Claire Marie se laisse aller aux confidences. Des années plus tôt, elle a vécu une histoire brève et tumultueuse avec un inconnu. Sa soeur découvre alors, stupéfaite, les errances entre les bois et les gares de banlieue, les rendez-vous cachés et les dangers frôlés...
"En réalité, sur certains points, Claire Marie me fait penser à ces canards qui ont l'air de glisser sur l'eau mais leurs pattes remuent sous la surface à toute allure. Il y a quelque chose en eux d'un trompe-l'oeil." Un dimanche d'automne, deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray. Sous le secret d'une vie sage, chacune porte en elle le besoin insatiable de romanesque, découvert enfant à la lecture de Jane Eyre. Encouragée par l'atmosphère trouble et immobile de la fin d'après-midi, Claire Marie se laisse aller aux confidences. Des années plus tôt, elle a vécu une histoire brève et tumultueuse avec un inconnu. Sa soeur découvre alors, stupéfaite, les errances entre les bois et les gares de banlieue, les rendez-vous cachés et les dangers frôlés...
"Il n'était pas très grand ; des cheveux bruns, peignés en arrière et crantés, le front haut, une chemisette avec des pattes sur l'épaule. Il sourit en fumant. Puis tendit la main à Madeleine : Vous dansez ? Elle s'excusa : Non, je danse très peu, je ne danse pas bien. Mais il insista et il la tira vers la piste." Quand Madeleine, beauté discrète et mélancolique des années cinquante, quitte sa Bretagne natale pour suivre son mari au Cameroun, elle se trouve plongée dans un monde étranger, violent et magnifique. À Douala, lors d'un bal à la Délégation, elle s'éprend d'Yves Prigent, mi-administrateur, mi-aventurier. Mais la décolonisation est en marche et annonce la fin de partie... Tendu entre la province d'après-guerre et une Afrique rêvée, Une façon d'aimer évoque la force de nos désirs secrets et la grâce de certaines rencontres. Par petites touches d'une infinie délicatesse, c'est toute l'épaisseur d'une vie de femme qui se dévoile. Grand Prix du roman de l'Académie française 2023.
Muriel, Anne et Florence, anciennes amies de fac, se retrouvent après des années dans le jardin de Muriel, à la campagne. C'est la fin de l'été ; elles parlent de tout et de rien, de leur vie. Que faire d'autre dans un jardin ? Il fait très chaud, l'orage menace, le soir porte aux confidences, aux souvenirs, à une angoisse vague comme la vie. Elles étaient jeunes au temps de la mort de Claude François, de l'élection de Mitterrand. Elles avaient une bande d'amis, elles suivaient un cours sur L'Éducation sentimentale. Maintenant, elles ont des enfants, des maris avec qui elles se disputent ou qui les quittent ; elles ont l'âge où l'héroïne de Flaubert vient se jeter, trop tard, à la tête de son grand amour, Frédéric.
Muriel, Anne et Florence, anciennes amies de fac, se retrouvent après des années dans le jardin de Muriel, à la campagne. C'est la fin de l'été ; elles parlent de tout et de rien, de leur vie. Que faire d'autre dans un jardin ? Il fait très chaud, l'orage menace, le soir porte aux confidences, aux souvenirs, à une angoisse vague comme la vie. Elles étaient jeunes au temps de la mort de Claude François, de l'élection de Mitterrand. Elles avaient une bande d'amis, elles suivaient un cours sur L'Éducation sentimentale. Maintenant, elles ont des enfants, des maris avec qui elles se disputent ou qui les quittent ; elles ont l'âge où l'héroïne de Flaubert vient se jeter, trop tard, à la tête de son grand amour, Frédéric.
"Il n'avait plus un sou ; il n'avait plus accès à un distributeur automatique (les transactions laissaient des traces). Une fois éteint, le petit téléviseur bombé fixé au bout d'un bras articulé à la corniche du plafond ressemblait à une caméra de surveillance. Le froid faisait craquer les canalisations. C'est peut-être à ce moment que l'idée lui est venue ; il a fait jouer l'idée du lac parmi d'autres hypothèses, une fois qu'il aurait fait ce qu'il avait prévu ; c'était risqué, mais il n'avait pas le choix. Il pourrait passer la frontière, et qui sait, embarquer. Aborder à une rive inconnue. Survivre. Finalement, la neige n'était pas tombée dans la nuit." L'homme est arrivé de nuit dans cette petite ville industrielle de montagne. Ils sont nombreux à l'avoir croisé, la nuit tombée, tandis qu'on se rapproche de l'an 2000 comme en un compte à rebours.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
"Il n'avait plus un sou ; il n'avait plus accès à un distributeur automatique (les transactions laissaient des traces). Une fois éteint, le petit téléviseur bombé fixé au bout d'un bras articulé à la corniche du plafond ressemblait à une caméra de surveillance. Le froid faisait craquer les canalisations. C'est peut-être à ce moment que l'idée lui est venue ; il a fait jouer l'idée du lac parmi d'autres hypothèses, une fois qu'il aurait fait ce qu'il avait prévu ; c'était risqué, mais il n'avait pas le choix. Il pourrait passer la frontière, et qui sait, embarquer. Aborder à une rive inconnue. Survivre. Finalement, la neige n'était pas tombée dans la nuit." L'homme est arrivé de nuit dans cette petite ville industrielle de montagne. Ils sont nombreux à l'avoir croisé, la nuit tombée, tandis qu'on se rapproche de l'an 2000 comme en un compte à rebours.
Retrouvez dans ce dossier les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire d'hiver 2014 des éditions Gallimard : Dominique Barbéris (La vie en marge) ; Lilyane Beauquel (En remontant vers le Nord) ; Tahar Ben Jelloun (L'ablation) ; Maylis de Kerangal (Réparer les vivants) ; Jean-Michel Delacomptée (Ecrire pour quelqu'un) ; Slobodan Despot (Le miel) ; Arthur Dreyfus (Histoire de ma sexualité) ; Philippe Le Guillou (Les années insulaires) ; Ian McEwan (Opération Sweet Tooth) ; Astrid Rosenfeld (Le legs d'Adam) ; Philippe Sollers (Médium). Vous pouvez accéder directement à chaque extrait par la table des matières de ce dossier ou lire les extraits à la suite. Retrouvez aussi photographie et biographie des auteurs. Tous ces livres numériques seront disponibles entre le 2 janvier et le 16 janvier 2014 chez votre libraire.
"On entendit soudain des aboiements. Ils étaient très distincts, comme s'ils venaient non pas de la route qui menait au village, mais du lac à côté de nous, ou d'une vallée derrière celle où nous nous trouvions, un des puits silencieux que dessinaient les pentes verticales. Ils paraissaient lugubres sous le ciel menaçant. Serge eut l'air de les écouter. Ils s'arrêtaient de temps à autre, prolongés par leur écho plus faible, mais chaque fois le chien recommençait, comme si, ignorant le phénomène de l'écho, il s'était répondu à lui-même. - C'est ce chien, avais-je dit. Le chien de l'ancien abattoir. Il aboie sans arrêt. On dirait que le bruit vient du lac. J'y jetai un coup d'oeil. L'eau était grise. Elle ne reflétait rien. Où nous étions, les parois empêchaient de voir le ciel. Les premières gouttes, que j'aperçus au même moment, dessinaient des centaines de circonférences à la surface, des milliers de circonférences, diluant le reflet des parois, faisant trembler la couronne jaune er renversée des arbres." Beau Rivage est un petit hôtel de montagne, comme il y en a des milliers, quelque part, pas très loin de la frontière, au bord d'un lac. S'y retrouvent par hasard deux couples et un homme seul. Il s'appelle Serge (ou il dit s'appeler Serge). C'est le moment où l'été montagnard bascule dans l'automne.
"On entendit soudain des aboiements. Ils étaient très distincts, comme s'ils venaient non pas de la route qui menait au village, mais du lac à côté de nous, ou d'une vallée derrière celle où nous nous trouvions, un des puits silencieux que dessinaient les pentes verticales. Ils paraissaient lugubres sous le ciel menaçant. Serge eut l'air de les écouter. Ils s'arrêtaient de temps à autre, prolongés par leur écho plus faible, mais chaque fois le chien recommençait, comme si, ignorant le phénomène de l'écho, il s'était répondu à lui-même. - C'est ce chien, avais-je dit. Le chien de l'ancien abattoir. Il aboie sans arrêt. On dirait que le bruit vient du lac. J'y jetai un coup d'oeil. L'eau était grise. Elle ne reflétait rien. Où nous étions, les parois empêchaient de voir le ciel. Les premières gouttes, que j'aperçus au même moment, dessinaient des centaines de circonférences à la surface, des milliers de circonférences, diluant le reflet des parois, faisant trembler la couronne jaune er renversée des arbres." Beau Rivage est un petit hôtel de montagne, comme il y en a des milliers, quelque part, pas très loin de la frontière, au bord d'un lac. S'y retrouvent par hasard deux couples et un homme seul. Il s'appelle Serge (ou il dit s'appeler Serge). C'est le moment où l'été montagnard bascule dans l'automne.