Régis Debray
Régis Debray
Pierre Marty (1918-1993) est le véritable fondateur de la clinique psychosomatique moderne. Avant les travaux qu'il a animés, l'approche psychosomatique restait calquée sur celle du symptôme névrotique. À partir d'une méthode d'investigation psychosomatique inspirée par la psychanalyse, Marty a développé une compréhension entièrement originale des rapports entre psyché et soma. Il a décrit avec Michel de M'Uzan La pensée opératoire et mis l'accent sur l'importance du point de vue économique. Allant de la relation d'objet allergique à la psychopathologie des somatoses graves, il a proposé une conception d'ensemble du fonctionnement de l'individu humain, faite de mouvements d'organisation et de désorganisation qui suivent des chaines évolutives multiples, mentales et somatiques. La référence au modèle théorico-clinique que constitue la psychanalyse, y occupe une place centrale. La pensée de Pierre Marty a connu une diffusion internationale ; plusieurs institutions dans le monde, fondées sur le modèle de l'Institut de psychosomatique de Paris qu'il avait créé, portent son nom.
Médias, multimédias, autoroutes de l'information, vidéo à la demande, services télématiques : à l'aube du XXIe siècle, une révolution s'annonce, sans équivalent depuis Gutenberg ou depuis l'avènement, au siècle dernier, des grands quotidiens. Quels sont ces médias ? À quelles règles sont-ils soumis ? Quel pouvoir exercent-ils sur les individus et sur les sociétés ? C'est à ces questions essentielles que l'auteur apporte ici des réponses aussi simples et précises que possible. Cet ouvrage présente d'abord les médias en tant que techniques ; il met ensuite en lumière leurs pratiques et leurs usages en les analysant ; il éclaire enfin les relations existant entre les médias, l'individu et la société. Il facilite ainsi, à chacun d'entre nous, la compréhension d'un système médiatique de plus en plus envahissant dans notre vie quotidienne, tout en mettant au jour les enjeux économiques et culturels que les médias, anciens et nouveaux, désignent à notre attention pour le monde de demain.
"Le Salut de nos semblables ? C'était voir un peu trop large. Mais heureusement, on rétrécit en vieillissant. Vous verrez, on en rabat." Régis Debray. "J'ai trouvé que la jouissance d'une nuit de bivouac, seul, dans la forêt, valait mieux que la volonté de peser sur le destin de mes semblables. Je croyais à la poudre d'escampette. Vous, à la poudre à canon." Sylvain Tesson
"Chacun ses morts, ses mythes et ses mots. Il faut dire les siens, quand arrive le moment d'en faire un tout. Sans pudeur, ni forfanterie. Il s'agit d'y voir clair, tout simplement. Pour solde de tout compte." R. D.
"Chacun ses morts, ses mythes et ses mots. Il faut dire les siens, quand arrive le moment d'en faire un tout. Sans pudeur, ni forfanterie. Il s'agit d'y voir clair, tout simplement. Pour solde de tout compte." R. D.
"Au fond, je suis devenu au fil du temps une sorte d'accoucheur. On en a fini avec le "tu enfanteras dans la douleur"... Donnons-nous la chance d'accoucher les gens de leur mort, sans douleur, et ainsi d'améliorer les conditions du mourir, sans pour autant donner la mort !" Chef de service d'une unité de soins palliatifs pendant vingt-cinq ans, Claude Grange a accompagné des milliers de patients en fin de vie. À travers une suite de cas concrets et d'histoires à chaque fois singulières, le médecin aborde des questions d'actualité telles que l'euthanasie ou le suicide assisté, mais aussi les rapports avec la famille et les soins à donner. Un compte-rendu d'expérience d'une grande humanité, que le philosophe Régis Debray prolonge d'une réflexion lumineuse sur la dignité et l'importance des derniers instants.
"Au fond, je suis devenu au fil du temps une sorte d'accoucheur. On en a fini avec le "tu enfanteras dans la douleur"... Donnons-nous la chance d'accoucher les gens de leur mort, sans douleur, et ainsi d'améliorer les conditions du mourir, sans pour autant donner la mort !" Chef de service d'une unité de soins palliatifs pendant vingt-cinq ans, Claude Grange a accompagné des milliers de patients en fin de vie. À travers une suite de cas concrets et d'histoires à chaque fois singulières, le médecin aborde des questions d'actualité telles que l'euthanasie ou le suicide assisté, mais aussi les rapports avec la famille et les soins à donner. Un compte-rendu d'expérience d'une grande humanité, que le philosophe Régis Debray prolonge d'une réflexion lumineuse sur la dignité et l'importance des derniers instants.
Paul Valéry, bien plus qu’un poète académique : un esprit libre, drôle et visionnaire, redécouvert par Régis Debray. Un essai solaire pour comprendre pourquoi son œuvre résonne si fort aujourd’hui.
Il était temps. De quitter les grands mots pour les menues surprises. Souvent cocasses et décousues, mais qui finissent, on n'en peut mais, par faire une vie. Depuis 1944, avec une épée de bois, jusqu'à la "France d'après", celle d'aujourd'hui, avec un stylo bille. En passant par les Deux-Sèvres, les USA, les Andes, la place Rouge et une antique École, au Quartier latin. Avec, le long du chemin, de capitales rencontres, pour éduquer un immature et lui montrer la voie. De quoi recoller les morceaux, vaille que vaille. Et tenter de faire mieux... la prochaine fois.
Il était temps. De quitter les grands mots pour les menues surprises. Souvent cocasses et décousues, mais qui finissent, on n'en peut mais, par faire une vie. Depuis 1944, avec une épée de bois, jusqu'à la "France d'après", celle d'aujourd'hui, avec un stylo bille. En passant par les Deux-Sèvres, les USA, les Andes, la place Rouge et une antique École, au Quartier latin. Avec, le long du chemin, de capitales rencontres, pour éduquer un immature et lui montrer la voie. De quoi recoller les morceaux, vaille que vaille. Et tenter de faire mieux... la prochaine fois.
Les philosophes ont la chance d'avoir Minerve pour déesse protectrice. Sa chouette prend son vol au crépuscule. Heureuse coïncidence, c'est là où j'en suis. Ce volatile, juste avant la nuit, nous prête sa vue plongeante sur l'enfilade des hasards qui nous a fait grandir. On peut alors rembobiner le film et discerner comme une courbe reliant nos saisons l'une à l'autre. Pardon pour l'outrecuidance mais il m'a semblé que la parabole d'un ' intellectuel ' français, ayant connu plus d'un pays et quelques écarts de conduite, pouvait, comme un document parmi d'autres, contribuer à la cartographie d'une époque très bousculée et encore un peu floue. Régis Debray
Les philosophes ont la chance d'avoir Minerve pour déesse protectrice. Sa chouette prend son vol au crépuscule. Heureuse coïncidence, c'est là où j'en suis. Ce volatile, juste avant la nuit, nous prête sa vue plongeante sur l'enfilade des hasards qui nous a fait grandir. On peut alors rembobiner le film et discerner comme une courbe reliant nos saisons l'une à l'autre. Pardon pour l'outrecuidance mais il m'a semblé que la parabole d'un ' intellectuel ' français, ayant connu plus d'un pays et quelques écarts de conduite, pouvait, comme un document parmi d'autres, contribuer à la cartographie d'une époque très bousculée et encore un peu floue. Régis Debray
Après une terrible bataille sur les côtes espagnoles, Horatio Hornblower est fait prisonnier en France. Condamné au peloton d'exécution par les autorités napoléoniennes, il parvient à s'évader à bord d'une barque sur une Loire déchaînée. À bout de force, il accoste au château du comte de Graçay. Tandis que la presse française annonce la mort de Hornblower, le capitaine prépare sa fuite vers l'Angleterre. Il ne se doute pas que des dangers plus grands encore l'y attendent... Grand succès populaire du XXe siècle, Pavillon haut est le troisième récit des aventures d'Horatio Hornblower, commencées avec L'heureux retour et Un vaisseau de ligne.
"En France, tout ce qui pèse et qui compte se veut et se dit sans frontières. Et si le sans-frontiérisme était un leurre, une fuite, une lâcheté ? Partout sur la mappemonde, et contre toute attente, se creusent ou renaissent de nouvelles et d'antiques frontières. Telle est la réalité. En bon Européen, je choisis de célébrer ce que d'autres déplorent : la frontière comme vaccin contre l'épidémie des murs, remède à l'indifférence et sauvegarde du vivant. D'où ce Manifeste à rebrousse-poil, qui étonne et détonne, mais qui, déchiffrant notre passé, ose faire face à l'avenir." Régis Debray.
"En France, tout ce qui pèse et qui compte se veut et se dit sans frontières. Et si le sans-frontiérisme était un leurre, une fuite, une lâcheté ? Partout sur la mappemonde, et contre toute attente, se creusent ou renaissent de nouvelles et d'antiques frontières. Telle est la réalité. En bon Européen, je choisis de célébrer ce que d'autres déplorent : la frontière comme vaccin contre l'épidémie des murs, remède à l'indifférence et sauvegarde du vivant. D'où ce Manifeste à rebrousse-poil, qui étonne et détonne, mais qui, déchiffrant notre passé, ose faire face à l'avenir." Régis Debray.
Qu'en est-il de "l'art d'être français" ? Et quelle figure d'écrivain serait la mieux à même d'incarner ce génie singulier ? Une institution littéraire réputée, saisie par les plus hautes instances politiques, aurait, dit-on, tenté de répondre à cette question, en soumettant le sujet au vote auprès de ses membres les plus éminents. Résultat : Stendhal, premier sur la liste, assez loin devant Hugo. Alarmé par cette rumeur, et conscient qu'un tel choix aurait un enjeu stratégique non seulement littéraire mais proprement éthique, Régis Debray examine de près les mérites respectifs des deux candidats à la fonction suprême. Sa conclusion : Hugo d'abord, Hugo toujours. Simple question de goût ? Non, car il en va de la vocation d'un peuple, qui regarde notre présent mais plus encore notre avenir.
Qu'en est-il de "l'art d'être français" ? Et quelle figure d'écrivain serait la mieux à même d'incarner ce génie singulier ? Une institution littéraire réputée, saisie par les plus hautes instances politiques, aurait, dit-on, tenté de répondre à cette question, en soumettant le sujet au vote auprès de ses membres les plus éminents. Résultat : Stendhal, premier sur la liste, assez loin devant Hugo. Alarmé par cette rumeur, et conscient qu'un tel choix aurait un enjeu stratégique non seulement littéraire mais proprement éthique, Régis Debray examine de près les mérites respectifs des deux candidats à la fonction suprême. Sa conclusion : Hugo d'abord, Hugo toujours. Simple question de goût ? Non, car il en va de la vocation d'un peuple, qui regarde notre présent mais plus encore notre avenir.
"Donnez-moi un idéal inaccessible, je vous ferai une communauté viable. Rendre raison de cette déraison expose à bien des malentendus. On ne m'y reprendra plus."
"Donnez-moi un idéal inaccessible, je vous ferai une communauté viable. Rendre raison de cette déraison expose à bien des malentendus. On ne m'y reprendra plus."
C'est quoi, une civilisation ? Comment ça naît, comment ça meurt ? L'effacement de la nôtre nous aide à répondre à ces questions vieilles comme le monde. De la CIA au rap, de House of Cards à Baron noir, des primaries à nos primaires, c'est cette imprégnation de notre culture nationale par la civilisation américaine que Régis Debray dévoile avec une gaieté frondeuse, en reliant les menus faits de notre quotidien à l'histoire longue de l'humanité. Illustrée par l'exemple de la Grèce antique face à l'Empire romain, l'invariable grammaire des transferts d'hégémonie éclaire notre présent d'une façon insolite et pénétrante.
C'est quoi, une civilisation ? Comment ça naît, comment ça meurt ? L'effacement de la nôtre nous aide à répondre à ces questions vieilles comme le monde. De la CIA au rap, de House of Cards à Baron noir, des primaries à nos primaires, c'est cette imprégnation de notre culture nationale par la civilisation américaine que Régis Debray dévoile avec une gaieté frondeuse, en reliant les menus faits de notre quotidien à l'histoire longue de l'humanité. Illustrée par l'exemple de la Grèce antique face à l'Empire romain, l'invariable grammaire des transferts d'hégémonie éclaire notre présent d'une façon insolite et pénétrante.
« Un autre monde est en train de naître devant nos yeux. Un autre esprit, dans nos façons de penser, d'espérer et d'avoir peur. L'angoisse écologique qui donne sa couleur au siècle nouveau n'annonce rien moins, pour notre civilisation, qu'un changement d'"englobant". Ce fut l'Histoire, ce sera la Nature. De quoi prendre le vert au sérieux. » Régis Debray
«Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport.» Régis Debray
"Un accident de santé, soudain, fait danser la mémoire. Le tout éclate, des riens remontent, et c'est la fête. Dans une joyeuse incohérence, qui défie les censures."
"Un accident de santé, soudain, fait danser la mémoire. Le tout éclate, des riens remontent, et c'est la fête. Dans une joyeuse incohérence, qui défie les censures."
"Se sentir chaque jour un peu moins de son temps, un peu plus anachronique, n'a pas que des inconvénients. Une personne déplacée peut revoir en souriant tout ce qu'elle avait cru devoir prendre au sérieux, et qui l'était si peu en fin de compte : déchirements intellectuels, bisbilles politiques, plans sur la comète, bref, tout ce qui se fane inexorablement avec les ans. Pas de quoi se griffer le visage tant il y a de bonheur, en contrepoint, à voir resurgir, en bout de course, plus vivaces, plus entraînants que jamais, les héros de roman dont il nous est arrivé d'usurper l'identité dans notre for intérieur, parce qu'en nous prêtant leur vie, le temps d'un éclair, ils nous ont rendu la nôtre presque digne d'avoir été vécue." R. D.
"Se sentir chaque jour un peu moins de son temps, un peu plus anachronique, n'a pas que des inconvénients. Une personne déplacée peut revoir en souriant tout ce qu'elle avait cru devoir prendre au sérieux, et qui l'était si peu en fin de compte : déchirements intellectuels, bisbilles politiques, plans sur la comète, bref, tout ce qui se fane inexorablement avec les ans. Pas de quoi se griffer le visage tant il y a de bonheur, en contrepoint, à voir resurgir, en bout de course, plus vivaces, plus entraînants que jamais, les héros de roman dont il nous est arrivé d'usurper l'identité dans notre for intérieur, parce qu'en nous prêtant leur vie, le temps d'un éclair, ils nous ont rendu la nôtre presque digne d'avoir été vécue." R. D.
"Fût-il en fin de carrière ou de vie, un cadet de l'art d'écrire ne saurait déménager à la cloche de bois sans régler ce qu'il doit aux grands aînés qui l'ont, à leur insu, incité à poursuivre ou à tenter de rebondir. Tous les écrivains abritent au fond de leur coeur des passagers plus ou moins clandestins, souvent de la génération précédente, qui font pour eux office d'incitateurs ou d'excitants. "Intercesseurs et éveilleurs", disait Julien Gracq. Pas toujours les plus connus, et souvent inattendus. On s'en émancipera peut-être un jour, mais ce sont eux qui nous ont lâché la bride. C'est à ces maîtres proches ou plus lointains que je voudrais rendre ici hommage - ou témoignage. En rêvant de voir un jour des confrères bien plus qualifiés nous révéler leurs dettes d'honneur... comme un carnet de bal à conserver." R. D.
"Fût-il en fin de carrière ou de vie, un cadet de l'art d'écrire ne saurait déménager à la cloche de bois sans régler ce qu'il doit aux grands aînés qui l'ont, à leur insu, incité à poursuivre ou à tenter de rebondir. Tous les écrivains abritent au fond de leur coeur des passagers plus ou moins clandestins, souvent de la génération précédente, qui font pour eux office d'incitateurs ou d'excitants. "Intercesseurs et éveilleurs", disait Julien Gracq. Pas toujours les plus connus, et souvent inattendus. On s'en émancipera peut-être un jour, mais ce sont eux qui nous ont lâché la bride. C'est à ces maîtres proches ou plus lointains que je voudrais rendre ici hommage - ou témoignage. En rêvant de voir un jour des confrères bien plus qualifiés nous révéler leurs dettes d'honneur... comme un carnet de bal à conserver." R. D.
Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements. En lui recommandant instamment d'éviter la politique. Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.
Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements. En lui recommandant instamment d'éviter la politique. Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.
"Je ne prise guère la littérature d'idées. Ses angles droits sont trop fastidieusement masculins et sûrs d'eux pour capter l'émotion, le tremblement, l'inattendu du réel. Pourquoi récidiver ? Parce qu'on résiste moins, avec l'âge, aux impulsions du farfelu, jusqu'à se permettre quelques divagations sur les dieux et les hommes, le beau et le moche, le mort et le vif, et même sur l'avenir de l'humanité. Sans dramatiser : les échappées qui suivent sont à un essai ce qu'une flânerie est à un défilé, ou une songerie à un traité de morale. Elles demandent seulement au lecteur un peu d'indulgence pour ce qu'elles peuvent avoir de mélancolique, de cocasse ou d'injuste." Régis Debray. Prix Montaigne 2015