Rima Elkouri a sûrement une des plus belles plumes du journalisme écrit. Pas envie d’être arabe est un recueil d’une centaine de ses textes, porté par le titre de sa toute première chronique publiée dans La Presse le 12 septembre 2001. Un livre qui témoigne de son pouvoir de raconter et de sa capacité à interroger la société avec intelligence et sensibilité.
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Pas envie d'être arabe
11 septembre 2001 : Rima Elkouri devient, malgré elle, une « chroniqueuse arabe ». Dans Pas envie d’être arabe, elle revisite avec humour et lucidité quinze ans de chroniques où elle déconstruit les préjugés.
Je n'ai jamais voulu de cette étiquette. Non pas qu'il y ait dans mes origines quoi que ce soit de honteux. Mais l'idée de me retrouver dans le camp des suspects, aux côtés de millions de gens pas plus suspects que moi, ne m'intéressait pas. L'idée de devoir choisir une seule appartenance, non plus.
Longtemps, je n'ai même pas su que j'étais une «minorité visible». Le pire qui m'était arrivé, c'était de me faire traiter de chameau et d'en rire. Mais je ne suis pas une victime pour autant. Les victimes n'ont pas le luxe d'une aussi belle tribune. Je ne suis que témoin. Journaliste un peu arabe et très chanceuse, témoin d'un malaise qui me dépasse, qui nous dépasse. Un malaise que j'ai tenté, au fil des chroniques, de retourner dans tous les sens. Pour voir au dos des clichés si on s'y trouve.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Rima Elkouri est une journaliste et auteure québécoise d’origine syrienne et libanaise, née et élevée à Montréal. Chroniqueuse à La Presse depuis 2001, elle est reconnue pour son regard acéré et son engagement en faveur de la diversité, de l’égalité et de la justice sociale. Lauréate du prix Jules-Fournier et du prix Judith-Jasmin, elle a publié plusieurs ouvrages, dont Pas envie d’être arabe, un recueil de chroniques salué pour sa lucidité et son humanisme.
newsmode Revue de presse
«Pas envie d’être arabe.» C’était le titre de ma première chronique. Non pas qu’il y ait dans mes origines quoi que ce soit de honteux. C’est juste que l’idée de me retrouver dans le camp des suspects, aux côtés de millions de gens pas plus suspects que moi, ne m’intéressait pas.
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