Récit historique
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24 juin 1859, Italie. Un homme découvre l’enfer : des milliers de soldats agonisent, abandonnés. De ce carnage naîtra une idée qui changera l’histoire : la Croix-Rouge.
Ce récit historique vous amènera aussi à découvrir la dure réalité d'une époque... La journée avait bien mal commencé quand Arthur Bougie, le concierge, avait reçu la visite impromptue d'Augustine Pellerin, une des cinq locataires qui occupait cette grande maison de chambres de personnes âgées, située en plein coeur du Plateau Mont-Royal. D'abord, cette célibataire du troisième âge avait cogné à sa porte au petit matin, complètement affolée. Quand le concierge passablement endormi lui avait ouvert, il avait eu de la difficulté à comprendre son désarroi, tellement les propos de la pauvre femme étaient décousus. Arthur finit par savoir que sa locataire ne réussissait plus à dormir, depuis quelques nuits. Cette bonne madame Pellerin entendait des plaintes nocturnes suivies de petits gémissements qui provenaient de l'appartement de son voisin, mais dès le lendemain matin, tout redevenait bizarrement normal. Inquiète, elle avait quand même observé depuis quelque temps ce mystérieux locataire descendre furtivement les escaliers, comme s'il ne s'était rien passé, la veille. Mais depuis deux jours, tout avait changé et elle fut surprise de ne plus rien entendre. C'était devenu presque trop calme chez son voisin...
1940, Lyon. Clément le Joibour, héritier d’une famille bourgeoise, voit son destin basculer avec la guerre.
La collection "Paris à Travers les Âges : 9 Ouvrages Classiques sur son Évolution Urbaine" offre un regard fascinant sur l'évolution de Paris à travers le temps, déployant des oeuvres littéraires qui vont du récit historique à la critique urbaines. Les thèmes principaux de la collection incluent la transformation des espaces parisiens, les influences culturelles qui ont façonné la ville et une exploration captivante de l'âme parisienne. Les styles littéraires varient, passant du réalisme détaillé à la prose poétique, reflétant ainsi la richesse et la diversité de la ville elle-même. Les oeuvres notables, anonymes ici, capturent l'esprit de Paris avec une intensité poignante et un regard visionnaire. Les auteurs et rédacteurs, tels que Walter Benjamin, Eugène François Vidocq et Gustave Aimard, apportent chacun leurs perspectives uniques, enracinées dans des mouvements historiques tels que le romantisme, le réalisme et le naturalisme. Leurs contributions collectives témoignent d'une compréhension profonde de Paris comme entité vivante. Les voix réunies sous cette anthologie illustrent comment divers courants littéraires et culturels convergent pour enrichir notre compréhension du passé parisien tout en offrant des réflexions sur son impact contemporain. Recommandée à ceux qui souhaitent explorer Paris sous des angles multiples, cette collection présente une opportunité rare de plonger dans le maelstrm intellectuel et esthétique qu'est cette métropole. Les lecteurs y trouveront une richesse éducative et des perspectives rendant hommage à la complexité et au charme intemporel de Paris. Chaque oeuvre incite à un dialogue permanent, approfondissant l'appréciation non seulement de la littérature mais aussi de l'évolution urbaine d'une des villes les plus emblématiques du monde.
À la pointe du delta du Rhône, trois entités territoriales se côtoient : le village de Fourques, situé dans le Gard, la ville d'Arles, appartenant au territoire des Bouches-du-Rhône, et son quartier de Trinquetaille à la pointe nord de la Camargue. Le delta du Rhône les sépare, fleuve roi, il crée la fraternité lorsqu'il répand ses eaux dans la plaine et la division en sa qualité de frontière naturelle entre dirigeants rivaux. Remontez l'histoire de ce territoire, sous le regard du château de Fourques, découvrez ce qui a forgé ces entités à travers de singuliers personnages et d'évènements inattendus. Quel est ce trésor oublié, retrouvé des siècles plus tard ? Quelle catastrophe industrielle majeure a menacé la région ?
Paul Lagasse vécut à Bruxelles et connut les deux guerres mondiales. Ses carnets offrent un témoignage précieux sur les événements familiaux, politiques et militaires durant cette période d'invasions. On y retrouve les exodes, humiliations et épreuves subies, mais aussi la volonté de résistance à l'occupant. Mis en contexte et commentés par Charles-Étienne Lagasse, son petit-fils, ces écrits d'époque prennent tout leur sens, au moment où l'Ukraine connaît des drames semblables.
Il est près de 20 h 30 en ce mardi 1er mars 1825. Nous sommes au coeur du quartier Beigmau, à une demi-lieue de Salies, dans les Basses-Pyrénées. À deux jours de la pleine lune, le hameau baigne paisiblement dans une froide clarté. Quand soudain, une détonation déchire la nuit, vite suivie de cris de femmes...
Au terme de sa carrière, l'auteur fait le bilan de ses trente-trois années en tant que médecin thermal. Mais au-delà de ses souvenirs et expérience personnels, il nous fait revivre l'histoire des villes d'eaux. De la fréquentation mondaine du XIXe siècle qui a contribué à leur essor à la démocratisation et transformations du XXe. « Oh ! s'ils parlaient, ces médecins, écrivait Guy de Maupassant dans Mont-Oriol, quelles notes, quels documents merveilleux ils nous pourraient donner ! » Autant de secrets à découvrir, pour le lecteur, avec cette plongée romancée au coeur des cures et des curistes.
FICHIER EPUB - MISE EN PAGE FIXE. - Le 23 mai 1866 j'embarquais, en qualité de médecin en second, à bord de la frégate à voile la Néréide qui, appareillant de Brest, devait aller ravitailler nos colonies de la Réunion, de la Nouvelle-Calédonie et de Taïti. [...] Mon rêve, en quittant la France, avait été de rester quelque temps dans l'intérieur de la Calédonie. Je désirais observer par mes propres yeux, chez des populations sauvages, ou vierges encore, ce que peut l'homme, réduit à ses propres forces, aux prises avec la nature, et combler, si je le pouvais, par cette étude, une lacune qui me semblait exister dans tous les écrits que j'avais lus sur l'ethnographie calédonienne. [...] Je profitai de ce premier séjour pour rompre petit à petit avec les habitudes européennes et prendre celles des naturels. J'y parvins si complètement que, lorsque on m'envoya comme médecin-major à Houagape, je n'eus que bien peu de choses à faire pour amener les Canaques à me traiter comme un de leurs chefs. [...] Je me suis proposé d'apprendre au public, dans les quelques pages qu'on va lire, ce qu'est à l'heure présente la Nouvelle-Calédonie, ce que l'on y fait, comment on y vit, et ce qu'avec de la bonne volonté et des bras on pourrait y obtenir de résultats heureux, tant pour les naturels que pour les colons et la métropole (extrait de la Préface, édition originale, 1873).Jules Patouillet, médecin de marine, résidera de 1867 à 1870 en Nouvelle-Calédonie. Son ouvrage quasi introuvable, réédité en fac-similé dans les années 1980, mérite pourtant d'être mieux connu. Ouvrage majeur sur la Nouvelle-Calédonie au XIXe siècle, à la fois historique dans sa première partie, la seconde étant consacrée à l'anthropologie, l'ethnologie et aux moeurs des Canaques.
Islande, Xe siècle. Harðar saga og Hólmverja plonge le lecteur dans l’univers impitoyable des sagas islandaises, où Hörður Grímkelsson, jeune guerrier au destin tragique, affronte l’exil et la trahison.
1928, Beyrouth. Jean Gaulmier s’engage au 17e Régiment de tirailleurs sénégalais et découvre un monde de camaraderie, de drames et de nostalgies infinies.
Entre Guinée et Congo, Soleil noir raconte l’histoire de Mamadou et d’Ignace, père et fils aux destins contrastés, l’un porté par l’instant, l’autre par la réflexion.
1928, Saint-Pierre-et-Miquelon. Des jeunes hommes, autrefois insouciants, voient leur vie basculer sous le joug d’une autorité étrangère.
1937, dans une France en pleine mutation : Le prix d’honneur de Jeanne Girard interroge les valeurs qui fondent notre société.
Suite au premier volume "Adeline Bonpland, voyage dans l'Amérique des Libertadores", paru en 2012, ce second volume, répond à une série d'interrogations laissées jusqu'alors dans l'ombre : qui était sa mère dont on ne savait rien à part qu'elle était une protégée de l'impératrice? Et ce père mystérieux qui avait refusé de la reconnaître à sa naissance ? Voici le récit d'un voyage dans le temps riche en surprises.
Suivez le destin tourmenté d’Alphonse, un Alsacien ballotté par l’Histoire entre deux cultures et deux guerres. Ce roman, à la fois intime et épique, explore les déchirements d’une région et d’un homme en quête d’identité.
"Abandonne tout espoir, toi qui entres ici". Cette inscription sur la porte de l'enfer dans la Divine Comédie de Dante aurait pu figurer à l'entrée de S-21, le centre de sécurité politique du régime khmer rouge. Car qui y entrait était un mort en sursis. Y furent incarcérés, torturés et exécutés environ 14 000 "ennemis" de la révolution en à peine trois ans. C'est cet enfer que décrit Kaing Guek Eav, alias Deuk, le commandant de ce centre, dans un entretien réalisé en 1999, deux jours avant son arrestation.
19e siècle, île de La Réunion. Julie Deschamps, jeune villageoise, voit sa vie basculer quand elle tombe enceinte après une brève idylle avec son patron.
Synopsis Il s'agit des otages Français et Américains et la Révolution en Iran actuel. Il y aura une suite dans ce récit historique. Il n'y a que des faits historiques.Il y aura une suite à ce livre.
« Auschwitz est si profondément gravé dans ma mémoire que je n'en oublie aucun instant. - Alors, vous vivez avec Auschwitz ? - Non, je vis à côté. Auschwitz est là, inaltérable, précis, mais enveloppé dans la peau de la mémoire, peau étanche qui l'isole de mon moi actuel. » C. D. Charlotte Delbo avait entamé l'écriture d'Auschwitz et après en 1945 à son retour des camps. La Mémoire et les Jours est le quatrième et dernier tome de ce cycle. Paru en 1985 juste après sa mort, il est publié ici dans une édition définitive établie à partir des tapuscrits originaux, complétée d'un texte resté inédit. Ghislaine Dunant, lauréate du prix Femina essai pour sa biographie Charlotte Delbo : la vie retrouvée en signe la présentation.
Plongez dans le récit poignant de François Lecointre, ancien chef d’état-major des armées, qui partage son expérience unique de soldat et ses réflexions sur la guerre, la peur et la fraternité.
Après l'interdiction de parution du quotidien Alger Républicain dont il était directeur, Henri Alleg a été arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10e D. P., qui l'ont séquestré à El-Biar pendant un mois entier. Livre emblématique, La Question est le récit de cette détention, Henri Alleg y dénonçant les tortures dont il a été victime. L'ouvrage fut saisi à deux reprises : quelques semaines après sa parution, en 1958, puis en 1959.
A l'occasion de la réouverture de Notre-Dame le 8 décembre 2024, Ken Follett a écrit une courte préface dans laquelle il revient sur ce terrible jour d'avril 2019, et la reconstruction d'une partie de l'édifice grâce à l'investiment, le talent et le dévouement des Français. Au lendemain de l'incendie survenu à Notre-Dame de Paris, Ken Follett raconte le lien qu'il entretient avec la cathédrale et revient sur son histoire dans un court récit illustré passionnant. Il a ainsi souhaité participer à l'élan national en France et prendre la parole. Dans ce texte historique, l'auteur des Piliers de la terre nous raconte l'émotion qui l'a étreint lorsqu'il a reçu l'appel d'une amie lui annonçant la nouvelle, les jours qui ont suivi et l'ont amené à l'écriture de ce livre, avant de revenir sur les temps forts qu'a connu Notre-Dame, de sa construction à l'influence qu'elle a exercée sur Victor Hugo, et lui-même.
« Le bref essai de David Rousset est en rupture avec tous les autres témoignages, fussent-ils ceux de militants politiques attentifs au système des camps. Son titre d'abord, avec l'invention de l'adjectif "concentrationnaire" qui deviendra un substantif. Il permet de distinguer les camps qui font système, différents d'autres camps comme ceux de prisonniers de guerre, de réfugiés ou d'internement et l'idée qu'ils forment un "univers à part, totalement clos, étrange royaume d'une fatalité singulière". De cet univers, David Rousset offre un tableau saisissant, combinant la puissance de l'analyse à la beauté et la violence de la langue. » Annette Wieviorka Résistant et déporté, David Rousset écrivit dès son retour L'Univers concentrationnaire. Publié en 1946, son livre reçoit le prix Renaudot. Cet ouvrage fondamental rejoint en 1965, comme Le Convoi du 24 janvier de Charlotte Delbo, le catalogue des Éditions de Minuit qui avaient publié La Nuit d'Elie Wiesel en 1958.
« Même un paysage tranquille, même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d'herbe, même une route où passent des voitures, des paysans, des couples, même un village pour des vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration. » Ce récit constitue la trame de Nuit et Brouillard, réalisé en 1955 par Alain Resnais. Avec précision et poésie, l'écrivain raconte la réalité concentrationnaire au quotidien, période où furent anéantis des millions d'êtres humains. Avant-propos par Michel Pateau et postface par Sylvie Lindeperg.
Lubartów, Pologne, années 1930. Petite ville ordinaire, point de départ d'une enquête extraordinaire. Sur les quelque 7 000 habitants, la moitié sont juifs. En 1945, ils ne sont plus que 400 survivants, dont les trois quarts avaient émigré avant 1939. Moins de 30 ont été cachés sur place ou dans les environs, les autres sont dispersés à travers le monde.En 1981, Georges Perec se rend à Lubartów pour y retrouver la maison natale de son père. Il n'y trouve « rien. Tout est effacé ». Vraiment ? À rebours de ce constat, Claire Zalc se lance à la recherche des traces des juifs de Lubartów. Ceux qui sont restés et ceux qui sont partis. Confrontant archives, photographies et témoignages, elle reconstitue leurs trajectoires, prises dans les bouleversements du XXe siècle. En saisissant ce qui les attache et ce qui les sépare, elle croise et renouvelle l'histoire des migrations et celle des persécutions. Partie de Lubartów, l'enquête se déploie à l'échelle du monde, génération après génération, jusqu'à aujourd'hui : être né quelque part ne dit pas d'où l'on vient.Mais ce livre propose aussi une nouvelle manière d'écrire l'histoire, alternant l'enquête à la première personne, l'étude du destin collectif des juifs de Lubartów, les enjeux de méthode et des histoires de famille. Quatre mouvements qui font de Lubartów bien plus qu'un lieu, un nouvel ancrage pour lutter contre l'effacement et l'oubli.Claire Zalc est historienne, directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS.
1945, le retour impossible. Comment se reconstruire quand tout a été détruit ? Virginie Linhart donne la parole aux rescapés des camps, révélant une page méconnue de l’après-Shoah en France. Un récit poignant et nécessaire.
De 1892 à 1924, près de seize millions d'émigrants en provenance d'Europe sont passés par Ellis Island, un îlot de quelques hectares où avait été aménagé un centre de transit, tout près de la statue de la Liberté, à New York. Parce qu'ils se sentaient directement concernés par ce que fut ce gigantesque exil, Georges Perec et Robert Bober ont dans un film, Récits d'Ellis Island, histoires d'errance et d'espoir, INA - 1979, décrit ce qui restait alors de ce lieu unique, et recueilli les traces de plus en plus rares qui demeurent dans la mémoire de ceux qui, au début du siècle, ont accompli ce voyage sans retour. Notre livre se compose de trois grandes parties principales. La première restitue, à travers une visite à Ellis Island et à l'aide de textes et de documents, ce que fut la vie quotidienne sur ce que certains appelèrent ' l'île des larmes '. Dans la deuxième, ' Description d'un chemin ', Georges Perec évoque sa relation personnelle avec les thèmes de la dispersion et de l'identité. La troisième, 'Mémoires', reprend les témoignages d'hommes et de femmes qui, enfants, sont passés par Ellis Island et racontent leur attente, leur espoir, leurs rêves, leur insertion dans la vie américaine. Le film Récits d'Ellis Island de Georges Perec et Robert Bober est édité en DVD par l'Institut National de l'Audiovisuel. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site ina.fr.
En 1906, une épidémie de fièvre typhoïde se déclare dans une famille de l'État de New York . Chargé d'en découvrir la source, George A. Soper enquête. En examinant les antécédents de Mary Mallon, la nouvelle cuisinière, il découvre que sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont été frappées par la maladie. La voici désormais identifiée comme la première porteuse saine de la fièvre typhoïde. Elle se voit confinée pour trois années sur l'île North Brother. Finalement, en 1910, Mary Mallon est libre à condition de changer de métier. Elle reprend néanmoins du service sous divers pseudonymes. Démasquée, la voici de nouveau en quarantaine à compter de 1915, où elle restera confinée jusqu'à la fin de ses jours, en 1938. George A. Soper (1870-1948) était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1938, en identifiant Mary Wallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de Leçons d'une pandémie paru chez Allia.
Au petit matin du 7 octobre, quand ils sont réveillés par le sifflement des missiles, Amir Tibon et son épouse vivent dans le kibboutz Nahal Oz depuis plusieurs années et ils connaissent les règles : il suffit de se précipiter dans la pièce sécurisée de la maison et d'attendre que la situation se calme. Mais ce samedi-là ils comprennent que la journée sera différente de toutes les autres alertes qu'ils ont connues. Amir Tibon fait le récit des heures qui suivent avec une simplicité poignante : il faut tout d'abord calmer leurs deux filles âgées de trois ans et de vingt mois. Communiquer avec les autres membres du kibboutz. Joindre les proches à Tel Aviv. Ne pas paniquer quand on crible la maison de balles. Rester calmes même quand on apprend les massacres commis dans le voisinage immédiat. En alternance avec son témoignage, Amir Tibon nous propose ici son analyse du conflit israélo-palestinien et sa vision implacable de la gouvernance Nétanyahou. Son exposé des faits est limpide et passe notamment par le prisme de l'histoire du kibboutz Nahal Oz qui devait fêter ses 70 ans le soir du 7 octobre. Un récit profondément personnel et un grand livre d'Histoire.
" Un roman d'une force incroyable, une authentique oeuvre d'art littéraire. " Dagens NyheterCréé en 1940, le ghetto de la ville de Lódz, le plus grand de Pologne, a existé jusqu'en 1944. Ce sursis est dû à la personnalité d'un seul homme, Mordechai Chaim Rumkowski, président du Conseil juif. Convaincu que si les juifs se rendent indispensables à l'effort de guerre allemand, ils seront épargnés, Rumkowski transforme le ghetto en une cité ouvrière hyperproductive. Pris au piège de sa logique, il sacrifie les inadaptés et les indésirables - malades, vieillards et enfants -, se muant ainsi, consciemment ou non, en un très efficace rouage de la machine d'extermination nazie.Face à l'horreur de la Shoah, Steve Sem-Sandberg se pose ici en héritier d'une autre manière d'accomplir le devoir de mémoire : il n'est pas témoin, mais passeur. Sans témoin, l'Histoire perd son sens ; sans passeur, elle s'efface.
"Sur le boulevard Voltaire, il y a des constructions, des actions, des objets, lacrymos, baïonnettes, banderoles, canons, mégaphones, affiches, choses, bidules, films, flippers, clous, enseignes, foulards, tracts, drapeaux, guillotines, huîtres, autobus, et surtout des femmes et des hommes, cantinières, rapatriés, maraîchers, gardes, casquettiers, patrons, ébénistes, déportés, charpentiers, blanchisseuses, plombiers, empereurs, enfants, institutrices, poètes, rois, soldats, policiers, pompiers, concierges, fous, couturières, grisettes, artisans, otages, fusillés, ouvriers, ivrognes, et même des lions." Pour écrire leurs histoires, Michèle Audin s'est arrêtée à quatorze adresses du boulevard. Lieux de drames, de révoltes, et également de souvenirs personnels et intimes dont elle retrouve, par le travail de l'écriture, l'impalpable intensité. Autre traversée, ce récit est suivi de trente-cinq poèmes, chacun consacré à un des ponts qui permettent de franchir la Seine à Paris.