Antiquité
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C'est l'homme aux mille tours, Muse, qu'il faut me dire, Celui qui tant erra quand, de Troade, il eut pillé la ville sainte, Celui qui visita les cités de tant d'hommes et connut leur esprit, Celui qui, sur les mers, passa par tant d'angoisses, en luttant pour survivre et ramener ses gens. Pour le monde antique, l'épopée d'Homère est le texte fondateur, la source de toute culture. Récit de voyages et conte merveilleux, l'Odyssée chante les errances d'Ulysse en même temps que l'endurance sublime d'un homme qui, sans cesse, se cache, invente, se transforme, s'adapte pour survivre. Cette édition unique, proposée dans la traduction désormais classique de Victor Bérard, introduite par Jacqueline de Romilly et accompagnée d'une postface de Jean-Pierre Vernant, est magnifiée par une mise en images sans précédent, monument de la production Art déco : les compositions et ornements de François-Louis Schmied, reproduits en gravures sur bois par Théo Schmied et réhaussés d'or et d'argent par l'enlumineur d'art Jean Saudé.
Et si les Grecs et les Romains nous aidaient à réenchanter notre rapport à la nature ? Bibliothèque idéale des pierres, plantes et paysages rassemble les plus beaux textes antiques sur le cosmos, les paysages et les éléments.
Plongez dans L'Iliade d'Homère, épopée fondatrice de la littérature occidentale, traduite par Paul Mazon. Découvrez la colère d'Achille, les combats de Troie et la puissance des dieux grecs.
De Gorgias à Libanios, l’Antiquité a fait de la parole une arme et un art : découvrez comment un simple discours pouvait renverser un empire ou fonder une pensée.
Pour beaucoup de gens ce sont leurs propres résolutions qui sont causes de leurs malheurs. (Fable 89)
Alors que la République romaine triomphante s'effrite et tombe déjà en ruines, Cicéron rapporte la vision bouleversante qu'eut, dans son sommeil, Scipion Émilien. Nous voici, par le pouvoir des mots et du songe, transportés au plus haut des cieux pour contempler le mouvement des astres, au son de la musique des sphères et à la lumière de mille soleils. À nous de partager un spectacle appelé à nous conduire à une réflexion poignante sur l'humanité, sur sa mémoire et sur son avenir. À nous de vérifier, de retour sur terre, de quelle éternité nous sommes encore capables dans un monde où aucun jour n'échappe à la nuit. En son inquiétante et fascinante étrangeté, ce court texte déborde de sagesse et de poésie. Si aux siècles de gloire succèdent des millénaires d'oubli, l'âme, immortelle, est le seul bien à cultiver.
La Bibliothèque d'Apollodore est la seule synthèse de mythologie grecque que l'Antiquité nous ait transmise en langue grecque. Son auteur, un inconnu longtemps identifié à Apollodore d'Athènes, a probablement vécu à l'époque impériale. Il a réuni une abondante littérature mythologique aujourd'hui perdue, des épopées archaïques aux poètes hellénistiques, qu'il a connue par diverses compilations savantes. Réorganisant cette matière hétéroclite sous une forme généalogique, il raconte une multitude de légendes grecques, depuis les plus célèbres, comme les travaux d'Héraclès, jusqu'aux plus rares. Cette somme est une source majeure pour les spécialistes de l'érudition romaine impériale, pour les chercheurs en littérature ancienne et les historiens des religions. C'est aussi le meilleur moyen, pour le public cultivé, d'accéder directement à l'une des plus riches mythologies du monde. La traduction commentée de Jean-Claude Carrière et de Bertrand Massonie, parue en 1991, a marqué l'histoire des travaux sur Apollodore en Europe. Après plus de trois décennies de recherches sur la mythographie ancienne, la Bibliothèque fait l'objet ici d'une nouvelle édition mise à jour et augmentée, avec une nouvelle introduction, par les soins de Stefano Acerbo.
Contrairement à ce que l'on croit parfois, on voyage beaucoup dans l'Antiquité, à pied, à cheval, en voiture, surtout en bateau, le moyen le plus commode - bien que peu confortable et quelquefois dangereux - pour aller vite et loin. Et loin, ça peut vraiment l'être, la Méditerranée en tous sens bien sûr, mais aussi l'Inde, les côtes de l'Afrique tropicale, le coeur du Sahara, chez les barbares ou même sur la Lune ! Accompagnés de cartes, les textes de cette Bibliothèque idéale expliquent les raisons du départ, évoquent les destinations, les surprises et les déceptions. C'est aussi de nous qu'ils parlent, miroirs tendus aux enthousiasmes et aux peurs de tous les ailleurs étranges. On y trouve ceux qui avec courage se lancent dans l'inconnu, ceux qui cheminent douillettement, ceux qui ne voudraient pas partir mais qui le doivent, ceux qui restent et qui sont tristes, ceux qui se plaignent et ceux qui s'émerveillent, toute une palette humaine du sublime au médiocre, toutes les émotions aussi, Homère qui nous enchante, Aristophane qui nous fait rire, Simonide qui nous fait pleurer...
Plongez dans l’œuvre majeure d’Érasme, figure emblématique de l’humanisme européen. Les Adages offrent un voyage captivant à travers plus de 4 000 proverbes et citations antiques, commentés avec humour et érudition.
Athènes contre Sparte, 431–404 av. J.-C. : voici le récit fondateur de la guerre qui divisa le monde grec, écrit par celui qui en fut le témoin direct.
La mythologie est un ciel infini ; ses étoiles, dont nul ne sait si elles sont mortes ou vivantes, continuent de nous éclairer et de nous faire rêver. La mythologie occupe des pans entiers de notre imaginaire et des rayons complets des bibliothèques. L'originalité de notre Bibliothèque idéale est de faire accéder directement le lecteur à ce moment magique où des hommes, les Grecs et les Romains, se sont appropriés leurs mythes, les mots des Muses, en les écrivant, en les incarnant dans des textes, en les métamorphosant en des oeuvres d'art, les leurs, qui sont peu à peu devenues les nôtres. Les textes ici rassemblés sont tous fondateurs, qu'ils aient été sublimés par les géants de la poésie que sont Homère, Virgile, Ovide, ou composés par les petites mains érudites de la mythologie, les mythographes. Surtout, le lecteur découvrira en bonne place dans cette Bibliothèque les pages étonnantes, peu connues quoique souvent superbes, où historiens, philosophes, théologiens de l'Antiquité, s'interrogent et parfois répondent sur l'origine et le sens de ces récits venus de la nuit des temps.
"Muse aimée, à qui apportes-tu tous ces fruits réunis dans un chant ? Qui donc, pourrais-je dire encore, a tressé cette couronne de poètes ? (IV, I, I-2) "
Ce livre est le fruit d'une fascination : celle de l'auteur pour les fragments, infiniment rares, qu'ont laissés derrière eux, par une chance inespérée, les poètes inconnus de la République romaine. Inconnus car oubliés, effacés par l'époque suivante puis recueillis petit peu par petit peu par des savants depuis la fin du XIXe siècle. L'auteur s'est donc promené dans leurs minces recueils, parfois pour s'y perdre, toujours pour y rêver. Il en a tiré cette galerie de portraits ou de « médaillons littéraires », comme on disait vers 1830. Car c'est bien de littérature qu'il s'agit ici : l'auteur ne s'est pas donné pour but de simplement traduire certains des Fragmenta poetarum Romanorum. Il a voulu, pour chacun des poètes qui lui « parlait », écrire un texte qui le ramène à la vie. Cela sans jamais inventer, en se tenant strictement aux témoignages, en restant du côté de l'Histoire. Enfilant alors ces deux bottes enchantées - écriture et Histoire - l'auteur arpente les deux mystères qu'on trouve aux origines de la littérature européenne, comme deux sphinx au départ d'une route : celui de l'invention même de la littérature, au IVe siècle avant notre ère, autour de la grande Bibliothèque d'Alexandrie ; et celui du geste, presque fou, par lequel, à Rome, des générations de poètes et lettrés « frappés des Muses », seuls entre tous les Barbares du monde hellénistique, décidèrent de bâtir, dans leur propre langue, une nouvelle « littérature grecque ».
Athéna, déesse de la sagesse et de la stratégie, vous révèle ses secrets en grec ancien et en français. Une initiation bilingue, ludique et savante, pour découvrir sa naissance tumultueuse, ses combats, et son héritage à Athènes.
Si j'exécute ce serment et ne l'enfreins pas, qu'il me soit donné de jouir de ma vie et de mon art, honoré de tous les hommes pour l'éternité. (Serment 8)
L'Antiquité nous a donné les premiers génies, dont les génies du mal. Du mythe et de la fable à la littérature chrétienne, le lecteur de ces pages découvre ébahi les différentes facettes du jardin des supplices : meurtriers, princes et rois corrompus, dictateurs et tyrans, personnalités dépravées ou toxiques, pervers ou simples charlatans... Non seulement les Anciens les ont tous décrits, analysés ou représentés, mais ils ont eu quelques modèles d'exception. Entre pitié pour leurs victimes et fascination pour le mal, l'Antiquité tisse une tapisserie bigarrée des différents aspects du méchant, comme autant de figures fascinantes de l'altérité. Précédé d'un entretien sur le mal avec Daniel Mendelsohn, prix Médicis Étranger pour Les disparus.
Ce volume est le premier des deux tomes consacrés au plus célèbre des héros de l'Antiquité. Ulysse en personne nous conte ici son histoire jusqu'à la prise de Troie, son enfance, son accession au trône, ses premières ruses, ses premières amours, ses premiers combats, avec par touche, quelques vers de Virgile accessibles et une poignée de mots grecs. Comment devenir un héros quand on est menteur, tricheur, sournois, bref humain ? La réponse de la bouche d'Ulysse, l'homme aux mille ruses et aux paroles de neige
Que les bêtes brutes possèdent par nature un certain sens moral et qu'elles partagent avec l'homme bon nombre de merveilleux privilèges qui ont été impartis aux humains, voilà bien quelque chose de grandiose. (Prologue)
Pour les Anciens, Orphée était un poète, et l'un des plus grands, un fondateur de mystères, un devin, un musicien, un chanteur, capable de vaincre la mort, mais qui fut tué tragiquement par des femmes. Si les textes d'Orphée sont d'une importance fondamentale, c'est parce que l'on y trouve une Révélation antérieure à toute autre, car Orphée parle directement sous l'inspiration des dieux. Cette Révélation donne la clef de la création du monde et de l'homme ; elle pose le principe de l'immortalité de l'âme et fonde les pratiques rituelles initiatiques pouvant conduire l'être humain à l'immortalité.
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. (XIV, 7, 3)
Je vends une vie mâle, excellente et noble, une vie libre. Qui l'achètera ? (I, 7)
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : et si le vrai pouvoir résidait dans la quête de la vérité plutôt que dans l’art de convaincre ?
Une grenouille, un rat, et une guerre aussi absurde qu’héroïque : voici La Batrachomyomachie, parodie jubilatoire de l’Iliade, où Homère se moque des grands récits avec un humour intemporel.
Rome, ses combats, ses héros : voici le monde des gladiateurs comme vous ne l’avez jamais lu. Ce smartbook bilingue, accessible sans dictionnaire, lève le voile sur une réalité bien loin des clichés d’Hollywood. Prêt à entrer dans l’arène ?
À l'époque où, dans la partie occidentale de l'Empire romain, régnait Honorius, des Barbares s'emparèrent de son territoire. Qui étaient-ils ? Comment s'y prirent-ils ? C'est ce que je vais dire. (I, 2, 1)
Il est plus difficile de rencontrer un homme sachant supporter le bonheur que le malheur. (VIII, 4, 14)
« Je vais proclamer ! Écoutez donc, prêtez donc l'oreille, vous qui de près ou de loin cherchez à venir ! Prenez tous conscience de cet état-d'existence, car le voilà lumineux ! » Yasna 45.1 Aux sources de l'Avesta, qui est le recueil des plus vieux récitatifs sacrificiels de la religion zoroastrienne, on trouve un petit corpus de poèmes, les Gâthâs, « chants » composés dans une langue particulièrement archaïque. Ces chants vénérables passent aux yeux des fidèles pour l'oeuvre même du prophète fondateur, Zarathustra, et cet acte de foi est largement approuvé par de nombreux représentants de la science contemporaine. Il s'agit de textes difficiles, à la grammaire complexe et à la rhétorique sophistiquée, qui ont suscité de nom-breuses interprétations savantes mais seulement de rares tentatives de vulgarisation, sou-vent dictées par le souci d'en faire de lointains miroirs où se reflète notre image. La traduc-tion proposée dans ce volume, et les éclaircissements qui l'accompagnent, ont pour objectif de donner à lire ce corpus, tout en préservant l'originalité d'une voix venue du fond des temps et qui ne s'adresse pas à nous.
Rome, 15 mars 44 avant J.-C., César vient d'être sauvagement tué dans un des plus hauts lieux du pouvoir ! Parvenu au sommet de l'État après avoir éliminé tous ses ennemis, le dictateur n'a pas voulu croire les présages qui lui annonçaient sa mort prochaine. Trahi par des hommes en qui il avait eu le tort de placer sa confiance, comme Brutus - à qui il n'a cependant jamais dit, comme on le croit si souvent, les fameux mots Tu quoque mi fili, César est poignardé en pleine assemblée. Tandis que la mort rôde, les esprits s'embrasent, les têtes tombent : loin de mettre fin aux troubles de l'époque, cet assassinat entraîne en réaction bien d'autres meurtres, tout aussi sanglants, comme celui de Cicéron. Ce sont ces épisodes que raconte ce volume, le dernier d'une trilogie qui a commencé par Ave, Caesar !, retraçant les débuts de César, et s'est poursuivie avec Caesar contra Gallos, consacré à la guerre des Gaules. Deviens le témoin, en français et en latin, d'une période fascinante et fondatrice de l'Histoire.
Plutarque nous a peint un jeune Démosthène s'exerçant à déclamer des tirades avec des cailloux dans la bouche ou à réciter des discours en courant sur une pente montante. Ce folklore cache une période de l'histoire et une personnalité exceptionnelles. La période est celle de sombres temps pour la démocratie athénienne, confrontée à la brutalité de la monarchie macédonienne qui va bientôt l'abattre provisoirement. La personnalité est celle de l'orateur grec qui a exercé l'influence la plus profonde sur l'art oratoire depuis le IVe siècle avant J.-C. jusqu'à Clemenceau et Robert Badinter. Le présent volume innove doublement, en réunissant sous la même couverture la traduction de tous les discours conservés et en les présentant dans l'ordre chronologique. Cet ordre crée des voisinages inédits et renouvelle la perception de l'oeuvre et de l'homme. La figure de Démosthène apparaît dans sa complexité, celle d'un homme qui s'est partagé entre les grands débats de son temps et une activité plus triviale d'auxiliaire de parties impliquées dans des procès, celle d'un politicien qui a connu beaucoup d'échecs et dont le rôle fut moins décisif que le mythe construit autour de son nom a pu le faire penser, mais aussi celle d'un quasi-philosophe, qui a réfléchi avec profondeur sur le rôle du conseiller en démocratie, à bonne distance entre l'action directe et la définition de principes valables pour un temps plus long et un espace géopolitique plus large. Lire tout Démosthène, c'est entendre la voix du plus grand orateur de tous les temps, rendue audible à nouveau grâce à cette talentueuse traduction.
Grèce, été 396 avant J.-C. : une mère défie les lois pour accompagner son fils aux Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques ou l'incroyable histoire de Kallipateira mêle aventure.
Rome, Ier siècle : et si les crises de pouvoir, les trahisons et la décadence des élites résonnaient étrangement avec notre époque ?
Abracadabra ! Tout le monde connaît la formule, mais seuls les initiés savent qu'elle se rencontre déjà dans un manuscrit du IIIe siècle, ou que la première baguette magique est celle du dieu Hermès. Dans ces pages, découvrez les sorts, les potions, les sabbats nocturnes & les incantations au clair de lune, l'art de la nécromancie, la recette des philtres d'amour, mais aussi la magie de la déclinaison et de l'étymologie, car grammaire et grimoire ont été concotés dans un même chaudron. Avec Circé, Médée et la déesse Hécate comme guides, il n'y a qu'un pas à faire pour tomber sous le charme de l'Antiquité et devenir un parfait magicien des lettres latines.