Autobiographie, Mémoires & Journal intime
Autobiographie, Mémoires & Journal intime
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Téhéran, années 1950. Découvrez les écrits intimes et engagés de Forough Farrokhzâd, poétesse iranienne rebelle, dont les lettres, récits et entretiens révèlent une quête acharnée de liberté et d’égalité.
« Que reste-t-il aujourd'hui d'Arthur Conan Doyle lorsque l'on cesse d'évoquer cette part de son oeuvre qui, jusqu'à la fin des temps, escamotera son nom au profit de celui qui lui survit avec infiniment plus d'aplomb et de caractère ? » Cette phrase, par laquelle François Rivière ouvre la préface à Ma Vie aventureuse, exprime l'incontournable nécessité de découvrir qui était réellement - selon lui, il est vrai... - l'immortel père de Sherlock Holmes et de son biographe, le docteur Watson. Derrière une personnalité hors du commun marquée par la présence indissociable de « ma'am », comme il surnommait sa mère, Arthur Conan Doyle avait choisi de vivre sa vie comme une aventure. Son embarquement sur un baleinier dans l'océan Arctique, ses voyages en Suisse, en Afrique de l'Ouest ou en Égypte, son engagement durant la guerre des Boers en Afrique du Sud, voire son entrée en politique, toutes ses étapes de sa vie, Arthur Conan Doyle les vécut sous le signe de l'Aventure héroïque. Il ne nous reste plus qu'à suivre cette « vie aventureuse » et de glaner, çà et là, les clefs pour comprendre le créateur d'un mythe littéraire immortel et hors du temps.
Découvrez le parcours bouleversant de La Joueuse d'échecs, où Mitra Hejazipour raconte son combat pour la liberté, des échiquiers iraniens à son exil en France. Un témoignage poignant et inspirant sur la résilience et l'émancipation féminine.
Découvrez le témoignage inédit et bouleversant de Simone Veil, où elle transmet aux jeunes générations sa mémoire de la Shoah, son combat pour la réconciliation et l’Europe.
Il arrive qu'un État franchisse la ligne. Comme un être humain le fait aussi, parfois. Alors une date naît. Les historiens la recueillent avec gravité et lui donnent une place raisonnable dans le cimetière des siècles. Mais, pour l'historien, il est rare qu'une date fasse davantage : qu'elle entre dans sa vie comme un couteau. Août 1968. Avec l'intervention des troupes soviétiques, l'URSS de Brejnev écrase le printemps de Prague. Mars 1969. Désespéré par l'entrée des chars soviétiques à Prague, Alexander Werth, le grand journaliste britannique d'origine russe, engagé dès les années 1930 dans le combat antifasciste, correspondant de guerre de la BBC sur le front russe devenu historien de l'URSS, met fin à ses jours. Février 2022. La Russie de Vladimir Poutine envahit l'Ukraine. Juin 2023. Nicolas Werth, son fils, vacille à son tour. Lui aussi a consacré sa vie à la Russie. Vingt années passées dans sa langue, ses villes, ses illusions et ses ruines : étudiant à Léningrad, enseignant à Minsk puis à Moscou, attaché culturel pendant la Perestroïka, chercheur au CNRS enfin, à partir de 1989, scrutant les mutations d'un pays et d'un système politique à bout de souffle. Des dizaines de livres, des milliers de pages, une vie entière offerte à comprendre la Russie, le père et le fils auront passé près d'un siècle cumulé à observer le même pays impossible. Et pourtant de ce père, Nicolas Werth ne savait presque rien. Alors commença son enquête. Il revenait à lui seul de raconter leur siècle, reprenant les travaux de son père, les tissant avec les siens et les plaçant ainsi sur la longue durée : cette étrange hérédité des historiens. Peu à peu apparaît quelque chose de plus rare encore qu'un témoignage : le récit d'un siècle d'histoire russe raconté par ceux qui l'ont le mieux connu. Deux générations, deux consciences historiques parmi les plus aiguës de leur temps ; leurs expériences, leurs blessures mêmes, sont ici réunies pour composer non pas une histoire officielle de la Russie, mais son histoire vécue, intériorisée et puis pensée. Ce livre d'une honnêteté rare raconte cela : deux vies nouées à une même tragédie historique. Il dit aussi, peut-être, une vérité plus discrète : les historiens n'écrivent jamais seulement l'Histoire. Ils écrivent la part d'eux-mêmes qu'elle a dévorée.
Découvrez pourquoi partager son lit avec son chien révèle bien plus que nos habitudes de sommeil. Hélène Gateau, vétérinaire et autrice à succès, mêle récit intime et réflexion sociologique pour explorer la place des animaux dans nos vies nocturnes.
Derrière les portes d’une maternité publique, Raphaëlle de Launay lève le voile sur un métier où se mêlent l’émerveillement de la naissance et la dure réalité des urgences.
Découvrez les secrets de la voix et le parcours inspirant de Sofia Morgavi, professeure de chant de la Star Academy. Un livre unique mêlant souvenirs intimes et méthodes vocales pour libérer votre âme par le chant.
Dans un essai percutant qui décrypte la rupture historique entre la France et l'Afrique, les regards de Frédéric Lejeal, journaliste spécialiste du continent, et de Peer de Jong, colonel de l'infanterie de marine se croisent pour raconter une séparation prévisible et pourtant jamais acceptée ni anticipée. À partir d'expériences vécues, ils montrent comment erreurs françaises et choix africains ont nourri un désamour profond. Du franc CFA au Rwanda, de la fin de la Coopération aux opérations militaires au Sahel, le livre met en lumière la perte progressive de l'expertise et de l'influence française ainsi que la dégradation des relations. Il revient également sur l'aveuglement stratégique face au retour des puissances concurrentes telles que la Chine, la Russie ou les États-Unis. Mêlant scènes de terrain et coulisses diplomatiques les deux auteurs proposent enfin des pistes de reconstruction du lien dans un monde d'ultra-concurrence. Le colonel (er) Peer de Jong, ancien aide de camp de deux présidents de la République est le co-fondateur de l'Institut Themiis. Frédéric Lejeal est journaliste africaniste et auteur de plusieurs ouvrages dont les Mémoires de Robert Bourgi, figure de la Françafrique (2024).
Six décennies à l’écran, une vie de passion et de rencontres : Avec le temps... est le testament intime de Michel Drucker.
Découvrez Derniers Fragments d'un long voyage, le journal intime et bouleversant de Christiane Singer, où elle partage ses derniers mois de vie avec une joie et une espérance plus fortes que la mort.
Et si la frontière entre le corps et l’esprit n’était qu’une illusion ? Julie Ewa raconte son incroyable aventure : des sorties de corps répétées, une quête de sens et une enquête scientifique qui bousculent nos certitudes sur la réalité.
Plongez dans Tout héritage est une métamorphose, où Irène Fenoglio mêle souvenirs intimes et réflexion universelle sur la transmission. Un récit poignant qui explore comment nos origines, même modestes, nous transforment à jamais.
Dans les années 1910, trois grands poètes russes, Nicolaï Goumiliov, Anna Akhmatova et Ossip Mandelstam, liés d'amitié et réunis par une même conception de la poésie, énoncent les principes de l'acméisme, une nouvelle « école » poétique qui se démarque profondément tant du symbolisme alors dominant, que du futurisme qui va bientôt s'épanouir. Goumiliov, qui fut le mari d'Akhmatova et le père de son fils, est fusillé en 1921. Les deux poètes survivants, Akhmatova et Mandelstam, vont eux aussi connaître des destins tragiques. S'admirant et se soutenant mutuellement dans les épreuves, ils resteront fidèles à cette amitié de jeunesse à laquelle la femme de Mandelstam, Nadejda, est très vite associée. Après 1938, date de la mort de Mandelstam dans un camp, les deux femmes restent seules pour affronter la guerre et de nouvelles persécutions, unies par le souvenir d'un passé commun, et surtout par la mémoire de Mandelstam. Ce livre de souvenirs sur Anna Akhmatova, récemment retrouvé et totalement inédit en français, a été écrit par Nadejda entre les deux tomes des mémoires que nous connaissons, tout de suite après la mort d'Akhmatova en 1966. Nadejda nous livre un portrait de son amie vue à travers le prisme de l'affection. Les anecdotes, les détails, les conversations font surgir devant nous une personne humaine et vivante, une Akhmatova à l'esprit acéré et à l'humour corrosif, avec ses petits travers, mais surtout son courage face aux épreuves, sa noblesse intérieure, et son immense talent. Comme dans le premier tome de Contre tout espoir, la forte personnalité et la remarquable sensibilité poétique de l'auteur sont mises au service du poète à qui elle rend ici hommage. Et les réflexions des deux femmes sur la peur, le courage, la liberté, la poésie ou la société soviétique en évolution, donnent à ce portrait une ampleur et une profondeur qui en font bien davantage qu'un simple essai biographique. Si elle ne l'a finalement pas publié, c'est sans doute qu'elle a souhaité en utiliser partiellement la matière dans le deuxième volet des mémoires, qui brosse un portrait plus général de l'époque dans laquelle avait vécu Mandelstam, et dont la tonalité est moins tendre que dans ces souvenirs plus intimes consacrés exclusivement à Akhmatova.
Toulouse, usine AZF, vendredi 21 septembre 2001. Le fiancé de Camille, Fred, travaille sur le site, tout près du Hangar 221. 10 h 17. Une immense explosion retentit. Le souffle est intense, avec un séisme de magnitude 3,4. Des bâtiments s'effondrent, on dénombre des centaines de blessés, des traumatisés pour la vie et 21 victimes... dont Fred. Camille n'oubliera jamais ce premier amour bouleversé par cette catastrophe. Ce récit, entre témoignage, autobiographie et roman, raconte l'histoire de Fred et Camille pris dans le terrible compte à rebours avant la catastrophe. C'est l'histoire de leur amour, de moments passés avec leurs amis, épris de jeux de rôles et emplis de rêves d'avenir. C'est une leçon de vie, dure et insouciante, forte et optimiste. C'est enfin une histoire commune. « C'est joliment mené et très authentique. Jamais dans le pesant, jamais dans le larmoyant... On suit avec plaisir ton cheminement de jeune fille puis jeune femme, une vraie héroïne de roman ! » Oriane Lallemand (autrice) « Vous avez un grand talent pour allier à la noblesse de la mémoire la beauté du dépassement. » Maître Thierry Carrère
Seize années durant, Angela Merkel a assumé la responsabilité d'un pays, l'Allemagne ; son action et son attitude ont marqué de leur empreinte la politique allemande, européenne et internationale. Dans ses Mémoires, elle revient pour la première fois sur sa vie en RDA jusqu'en 1990 puis dans l'Allemagne réunifiée. Comment elle, une femme venue de l'Est, est-elle arrivée à la tête de la CDU avant de devenir la première chancelière de l'Allemagne unifiée, l'une des premières puissances occidentales ? Qu'est-ce qui l'a guidée ? Angela Merkel évoque son quotidien en tant que chancelière mais aussi les jours et les nuits de tension au cours desquels elle a pris, à Berlin, à Bruxelles et ailleurs, des décisions cruciales. Elle esquisse les lignes de l'évolution actuelle et à venir en matière de coopération internationale et raconte, en toute franchise, la pression que subissent femmes et hommes politiques lorsqu'il s'agit de trouver des solutions à des problèmes complexes dans un monde globalisé. Elle nous emmène dans les coulisses de la politique internationale et montre l'importance que peuvent avoir les discussions personnelles mais aussi les limites auxquelles on se heurte. Réflexion sur le condition d'exercice de l'action politique à une époque où la confrontation a remplacé le dialogue, les Mémoires d'Angela Merkel offrent un aperçu exceptionnel sur le pouvoir vécu de l'intérieur - et un plaidoyer résolu en faveur de la liberté. ANGELA MERKEL, chancelière de la République fédérale d'Allemagne de 2005 à 2021, a été la première femme à occuper la fonction suprême du pays. Née en 1954 à Hambourg, elle a grandi en RDA où elle a étudié la physique et passé son doctorat. En 1990, elle a été élue au Bundestag. De 1991 à 1994, elle a été ministre fédérale des Femmes et de la Jeunesse ; de 1994 à 1998, ministre fédérale de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire. Elle a présidé de 2000 à 2018 l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU). En 2021, elle a mis fin à sa carrière politique active.
« Je n'étais rien qu'un homme qui, parmi des millions d'autres hommes, combattait très loin de chez lui dans la guerre la plus horrible que les étoiles aient vue depuis qu'elles existent. Je sentais seulement ma grande responsabilité envers les camarades que le destin m'avait amené à conduire ; je sentais que mon corps était solide, qu'en Italie j'étais aimé et attendu. "Sergent-majou, on l'reverra-t-y, not' chez nous ?" Je devais les garder unis et faire tout mon possible pour les ramener chez eux. » Dans cet ultime livre, Mario Rigoni Stern raconte son expérience de jeune homme pendant la Seconde Guerre mondiale, de son enrôlement dans les troupes alpines à seulement dix-sept ans aux campagnes en Grèce, en Albanie et en Russie. À chaque page, l'autobiographie se confond avec l'histoire collective, pour se disperser ensuite dans le ruisseau d'histoires individuelles - ces épisodes apparemment marginaux qui recèlent un autre sens de l'histoire. C'est ainsi que, par à-coups et par fragments, l'histoire d'un homme et d'une époque nous parvient. Voici un livre « mince en pages mais dense en vie », une distillation précieuse dans laquelle Rigoni Stern concentre un demi-siècle de son écriture d'une manière totalement nouvelle.
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Derrière les projecteurs de l’Opéra de Paris, une enfant timide se rêve en étoile. N’oublie pas pourquoi tu danses est le récit brut et inspirant d’Aurélie Dupont, qui lève le voile sur les sacrifices.
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Traquer la vérité dans les personnages du crime. Le juge Michel, Carpentras, le Temple solaire, le viol de Morgiou .... Après le succès de ses Indéfendables Mémoires, Gilbert Collard poursuit son immersion au coeur des procès qui ont forgé sa légende. Il revient ici avec le second volet tout aussi captivant de ses mémoires et nous livre les coulisses de nouvelles affaires dans lesquelles il a joué un rôle essentiel. Il décrypte avec justesse les dossiers emblématiques que sont l'assassinat du juge Michel, la profanation du cimetière de Carpentras, l'affaire du Temple solaire ou encore celle du viol de Morgiou, et ne se contente pas de raconter les procès. Il reprend chaque cas depuis son origine et mêle les voix des accusés, des témoins et des victimes pour mieux restituer l'atmosphère et les enjeux de l'époque. Les affaires qu'il choisit d'évoquer ont toutes marqué le grand public et les révélations qu'il livre font de ce volume une lecture incontournable pour mieux comprendre l'histoire judiciaire de ces cinquante dernières années !
Et si la réponse à vos questions se trouvait au bout de 3 000 kilomètres de marche ? Laura Lalande raconte son aventure hors du commun : vingt-quatre longues randonnées au départ de Paris, une quête de sens où chaque pas devient une leçon de vie.
Après un demi-siècle d'une carrière hors norme, Gilbert Collard nous révèle les coulisses parfois cocasses, parfois dramatiques, de plusieurs affaires retentissantes dans lesquelles il a joué un rôle crucial. Ainsi, grâce à ses notes et une mémoire précise, il décortique l'affaire Ranucci, la tuerie d'Auriol, le procès du général Aussaresses - l'ancien des services spéciaux qui fut l'un des tous premiers à avouer la torture en Algérie -, ou encore celle de Laïd Moussa, l'assassin assassiné, celle des " bébés échangés " et enfin celle du Grand-Bornand où il défendra le complice du meurtrier de la famille Flactif... Autant de procès " pour l'Histoire ", compilés dans ces Indéfendables mémoires, que Gilbert Collard relate avec la verve et la faconde qu'on lui connaît, à travers les yeux bouleversés de ceux qu'il a dû défendre. Un livre qu'il faut lire absolument pour comprendre une partie de l'histoire judiciaire de ces cinquante dernières années !
Notre foyer était triste, et c'est pourquoi tout petit déjà je préférais vivre dans la rue plutôt que chez moi. Cette tristesse, c'était d'abord la Torah qui en était responsable : elle remplissait le moindre recoin de la maison et pesait lourdement sur l'humeur de tous. C'était plus une maison d'étude qu'un chez-soi : une maison de Dieu, plus qu'une maison d'hommes. D'un monde qui n'est plus évoque avec tendresse et précision les souvenirs d'enfance d'Israël Joshua Singer. Ces Mémoires nous emportent dans l'atmosphère pittoresque du shtetl de Lentshin, non loin de Varsovie, où s'est réfugiée - sous la houlette du père d'Israël Joshua Singer, le rabbin Pinhas Mendel - une communauté de Juifs paysans expulsés de leurs villages par la police russe. À travers le regard de l'enfant, on plonge dans un quotidien pétri de croyances et de rituels où le mauvais oeil attend au coin de la rue. On découvre les secrets de chacun, l'austérité de la vie au shtetl, mais aussi les déchirements identitaires et les discriminations qui bouleversent les communautés juives polonaises en ce début de XXe siècle. D'un monde qui n'est plus, écrit par l'un des grands maîtres de la littérature yiddish, demeure, au delà de sa valeur historique, un témoignage unique.
Angleterre, fin du XIXe siècle. Edward Carpenter rompt avec son milieu bourgeois et part à la rencontre d’un monde plus juste, mêlant écologie, amour libre et militantisme.
Voici par Golda Meir (1898-1978) l'émouvant récit de sa vie. Pour la première fois, nous comprenons comment il se fait que cette femme extraordinaire, née en Russie et élevée aux États-Unis, est devenue Premier ministre d'Israël et l'un des géants politiques de son temps, sans jamais perdre rien de la chaleur ni de la simplicité qu'on se plaît à lui reconnaître. Dans cette autobiographie, elle évoque les terreurs qui ont assombri son enfance, son adolescence tumultueuse, son mariage et son émigration vers la Palestine dans les années 1920, et la façon dont, sioniste et socialiste convaincue, elle s'est lancée dans la fantastique aventure qui devait aboutir à la création de l'État d'Israël. Elle décrit comment elle a mené sa carrière politique comme ministre du Travail (1949-1956), ministre des Affaires étrangères (1956-1966) et enfin Premier ministre d'Israël (1969-1974), tout en continuant à tenir son rôle d'épouse et de mère. Cette autobiographie reflète aussi, bien sûr, l'histoire d'Israël même - et de sa lutte pour survivre - tout cela aboutissant à ce qui fut, pour Golda Meir, la période la plus désespérée : les jours terribles de la guerre du Kippour de 1973. Golda Meir apporte d'innombrables révélations, non seulement sur ceux de ses compatriotes avec qui elle a étroitement collaboré, comme Ben Gourion, Moshe Dayan, mais aussi sur les grands chefs d'État qu'elle a connus : Kennedy, Nixon, Kissinger, de Gaulle et Willy Brandt. Proclamant le droit d'Israël à l'existence, elle n'esquive aucun problème : elle évoque aussi bien l'histoire du mandat britannique que les relations avec les pays arabes ou la question palestinienne. Elle parle droit et clair avec l'autorité de quelqu'un qui a assumé les responsabilités majeures. Les mémoires de Golda Meir sont aussi vibrants de sensibilité, de franchise et de chaleur humaine que l'a été toute son existence.
Et si votre âme gardait la trace d’une existence passée ? Meik Reinhardt raconte son enquête vertigineuse sur les souvenirs d’une autre vie, entre New York des années 1980 et une quête spirituelle bouleversante.
Vingt-cinq ans de silence brisé : La Prédation (nom féminin) révèle l’envers sombre du cinéma et du féminisme, où une actrice ose accuser une icône. Un témoignage courageux sur la violence, le déni et la quête de vérité.
C'est l'un des derniers compagnons de la Libération qui témoigne dans cet ouvrage. « Je vais avoir besoin de vous », dit simplement le général de Gaulle au jeune Hubert Germain lorsque celui-ci arrive en Angleterre en juin 1940, parmi les premiers Français libres. Hubert Germain a 19 ans, sera chevalier de la Légion d'Honneur à 21, Compagnon de la Libération deux ans plus tard : « Quand vous êtes reçu comme Compagnon, c'est comme si la foudre vous tombait dessus » résume-t-il. Légionnaire de la mythique 13e DBLE, Hubert Germain combat à Bir Hakeim, El Alamein, en Italie où il est blessé, puis durant toute la campagne de libération de la France. Il sera aussi maire, député puis ministre de Georges Pompidou. « Vous m'emmerdez avec Germain ! », rétorque le général de Gaulle alors qu'on le presse, vingt ans plus tard, d'écouter celui qu'on a envoyé rencontrer les émissaires des généraux putschistes d'Alger. Hubert Germain pardonne tout à celui qu'il considère comme son deuxième père. À cent ans, Hubert Germain n'a jamais cessé de résister. « Quand le dernier d'entre nous sera mort, la flamme s'éteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd'hui en France des braises ardentes ! » C'est le message que veut laisser Hubert Germain dans ce témoignage inédit, recueilli par Marc Leroy. Le siècle y défile, de l'inacceptable défaite de 1940 pour ce fils d'officier supérieur, à la mort du général de Gaulle - « l'enterrement d'un grand prince médiéval d'occident » - jusqu'aux épreuves vécues par la France aujourd'hui.
«?Les Aztèques [...] dominaient avec éclat la plus grande partie du Mexique quand les conquérants espagnols y pénétrèrent en 1519. Leur langue, leur religion s'étaient imposées, de l'Atlantique au Pacifique et des steppes du nord au Guatemala, sur d'immenses étendues. Le nom de leur souverain Motecuhzoma était vénéré ou craint d'un bout à l'autre de ce territoire. Leurs commerçants parcouraient le pays en tous sens avec leurs caravanes de porteurs. Leurs fonctionnaires percevaient partout l'impôt. Aux frontières, les garnisons aztèques tenaient en respect les populations insoumises. À Tenochtitlán (Mexico), leur capitale, l'architecture et la sculpture avaient pris un essor extraordinaire, tandis que se développait le luxe du vêtement, de la table, des jardins, de l'orfèvrerie.?»
3 486 km, 7 pays, 83 marathons en 83 jours : Claude Cazes a relevé ce défi fou pour soutenir les victimes du séisme de Turquie. Un récit de résilience et d’espoir à lire absolument.
Découvrez les carnets intimes de Somerset Maugham, où l’écrivain dépeint sans fard la société post-victorienne et ses propres contradictions.
Mieux que partout ailleurs et avec une grande diversité, en raison d'une très longue durée et d'un territoire immense s'étendant de la Méditerranée à l'Inde, l'Antiquité orientale illustre une suite d'étapes décisives de toute l'histoire humaine. Elle est le théâtre de progrès majeurs, comme la création des premières écritures, l'apparition des premières cités... Pierre Amiet présente son histoire, celle de la Mésopotamie, de la civilisation sumérienne, du peuple hittite, de Babylone, des Araméens ou encore de l'Empire perse.
Après le premier tome De mémoire sur « Les jours du début : un automne 1970 à Toulouse », années de formation au métier de militant encore dominé par l'insouciance ; le deuxième sur « Le deuil de l'innocence : un jour de septembre 1973 à Barcelone », maqué par la traque mortelle de la Guardia Civil du temps du MIL sous la dictature de Franco ; ce dernier volume de la trilogie de Jean-Marc Rouillan ferme la période qui donnera naissance à ses Dix ans d'Action directe. Un témoignage, 1977-1987. Dans ce troisième volume, Jean-Marc Rouillan revient sur le quotidien du groupe toulousain des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) en lutte contre la dictature de Franco. Au-delà d'un récit d'aventures picaresques qui s'étendent sur tout le territoire européen, on voit se dessiner le point de non-retour vers l'engagement dans la lutte armée. Paru pour la première fois en 2009, ce texte a été écrit par de Jean-Marc Rouillan en prison, comme presque toute son oeuvre, qu'on peut lire comme la poursuite de la politique par d'autres moyens, empruntés par un auteur libéré de toute peine liée à son engagement dans la lutte armée. On expérimentait de nouvelles formes de lutte. Mais on ne partait pas de rien : nos racines venaient du vieux "guérillerisme" ibérique. On diffusait l'expérience acquise à Barcelone dans la lutte du MIL. Et en France, pour la première fois depuis la guerre d'Algérie, des militants révolutionnaires entraient dans la clandestinité les armes à la main. Le temps des théories sans pratiques était fini. La guérilla devenait l'arme de la lutte quotidienne. Faction incessante du sabotage et de la subversion. Sans aucun regret, on avait coupé les ponts avec la connivence et les bienséances bourgeoises. Né en 1952 à Auch, Jean-Marc Rouillan a été incarcéré de 1987 à 2011 pour ses activités au sein du groupe Action directe. Auteur de près de vingt livres, il vit aujourd'hui dans le Sud-Ouest de la France.