Le figuier sur le toit est un plongeon dans la vie de jeune adolescente de Marguerite Andersen dans l’Allemagne d’Hitler, avec le souvenir vague d’avoir porté l’uniforme nazi. Un récit à la fois touchant, drôle, triste et terriblement humain.
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Le figuier sur le toit
À 84 ans, Marguerite revisite son adolescence sous le régime nazi, entre souvenirs enfouis et quête d’identité.
La vieille dame cherche dans les replis de sa mémoire. Pourtant, elle ne se voit pas habillée de l'uniforme de la jeunesse hitlérienne. Une image persiste. Une scène jaillit du fond de son inconscient. Elle est à la campagne. C'est l'automne. Au bout d'un champ qui n'a pas été labouré elle voit un groupe de femmes en vêtements rayés noirs et blancs, avec le Judenstern, l'étoile de David. Quand était-ce? Où était-ce? Que faisait-elle là? Avec qui était-elle? Pourtait-elle l'uniforme? Le souvenir reste imprécis. Rien que l'image d'un champ vide, avec, au loin, contre une rangée d'arbres, ces femmes détenues. Des chiens. Des hommes armés. Et elle, frappée d'horreur, interdite de peur. En train de se détourner, de s'éclipser, de fuir.
Ces souvenirs douloureux juxtaposés à la vie et à l'amour qu'elle partage avec ses enfants et sa famille à travers le monde et au Canada, à la honte, qui la fait fuir, et à son sens d'appartenance, telles les racines du figuier qu'elle fait pousser sur le toit de son immeuble, composent l'univers de cet être qui a toujours su rêver.
Andersen Marguerite
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Marguerite Andersen (1924–2022) est une autrice franco-ontarienne d’origine allemande, figure majeure de la littérature canadienne-française. Née à Berlin, elle a vécu en Tunisie, en France, en Angleterre, en Éthiopie, aux États-Unis et au Québec avant de s’établir à Toronto. Son œuvre, marquée par l’autofiction et le féminisme, explore les thèmes de l’exil, de la mémoire et de la quête identitaire. Elle a reçu de nombreux prix, dont le Prix Trillium et le Prix des lecteurs Radio-Canada pour Le figuier sur le toit.
newsmode Revue de presse
Dans cet ouvrage d’autofiction et de témoignage historique, Marguerite Andersen aborde l’antisémitisme de l’Allemagne nazie et la question de la culpabilité collective d’une nation. Des fragments de son enfance allemande reviennent, telles de petites vignettes poétiques, offrant au lecteur des éléments de son parcours et de celui de ses parents.
Marguerite Andersen est l’auteure d’une œuvre prolifique et distinguée par de nombreux prix au fil de sa carrière, dont le prix des lecteurs Radio-Canada et le prix littéraire Trillium pour Le figuier sur le toit.
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