Aquitaine
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Paru en deux livraisons dans La Revue des deux mondes en 1862, le littoral de la France de Elisée Reclus ne fut jamais publié en livre. Cette injustice est désormais réparée. Dans cette étude, Elisée Reclus, géographe d'exception comme le qualifie Mme Béatrice GIBLIN, directrice de la revue Hérodote qui lui a consacré une thèse, il étudie le littoral aquitain de l'embouchure de la Gironde et la péninsule de Grave aux landes de Born et du Marensin. Elisée Reclus, géographe libertaire, est entre autres, l'auteur, au début 19ème siècle, de deux très grands livres : l'Homme et la Terre et La Nouvelle Géographie Universelle. Il est bien méconnu aujourd'hui, mais il était alors très célèbre, non seulement en France d'où pourtant il avait été proscrit après la Commune, mais aussi à l'étranger. Ses ouvrages étaient traduits en plusieurs langues... Sa réputation dépassait largement les milieux scientifiques et il était lu par un très large public ; ses écrits, publiés à plusieurs milliers d'exemplaires, paraissaient chaque semaine sous forme de fascicules. C'est que sa géographie n'était pas fastidieuse nomenclature ; il faisait découvrir le monde, décrivait les pays étrangers ; il parlait des rapports des hommes avec la nature mais aussi de leurs luttes pour le progrès et pour la liberté. Son oeuvre est aujourd'hui est à peu près totalement oubliée. Évidemment le monde a bien changé depuis qu'il a écrit sa Nouvelle Géographie universelle mais sa démarche reste exemplaire et l'ampleur de sa conception de la géographie dépasse encore largement celle de la plupart des géographes d'aujourd'hui. Ses questionnements, surtout, sont plus que jamais à l'ordre du jour.
Jean Estèbe s'est appuyé sur une documentation largement inédite comprenant quelques sources allemandes surprenantes et des rapports clandestins de la Résistance pour étudier, sous des optiques variées, l'histoire de Toulouse au temps de Vichy et de l'occupation. Il évoque la vie quotidienne des Toulousains, l'évolution de l'opinion publique, le comportement de l'administration, de la presse, de l'Eglise, de la police et des acteurs économiques, l'activité de la Résistance, des partis collaborationnistes, de la Milice et de la Gestapo, et enfin le climat conflictuel de la Libération. Au passage, l'auteur égratigne certaines idées reçues et présente des perspectives nouvelles. Ce sont quatre ans de la vie d'une grande ville de la zone libre, d'une ville qui, par conséquent, à la différence de Bordeaux, sa voisine, n'a été occupée par les Allemands qu'à partir de novembre 1942. Ce ne fut naturellement pas sans incidence sur l'évolution des mentalités, des attitudes et des conditions d'existence.
Les superstitions et les rites ont de tous temps fait partie de la vie des êtres humains. Tentatives pour contrôler leur milieu et leur destinée, pour conjurer la peur et pour se préserver de la souffrance et de la maladie, ces pratiques se sont longtemps exprimées au coeur de la nature, auprès des pierres et des rochers, des fontaines, des arbres... Les pierres autrefois vénérées ayant été condamnées, diabolisées ou détruites, les anciens rites ont suivi le peuple dans les églises, où, dans une naïveté touchante, il les a reproduits ou réinventés. Ce sont ces pratiques païennes et superstitieuses, héritées d'anciens cultes des pierres que nous chercherons dans les édifices religieux de la Gironde et des départements voisins, et dont nous analyserons les fondements.
Duché d'Aquitaine : une principauté du royaume de France qui fait tant rêver, dès son origine antique et encore de nos jours. L'Aquitaine est vaste, riche, puissante et indépendante, voilà ce qui fait sa renommée. On ne peut évoquer cette province sans penser à certains de ses illustres personnages comme la fameuse Aliénor. La première moitié du XIIe siècle est un tournent majeur pour l'Histoire du duché d'Aquitaine. Cette puissante principauté est à son apogée. Mais c'est aussi la fin de la dynastie des Guillelmides qui « règne » sur ce territoire couvrant le quart du royaume des Lys depuis l'époque de Charlemagne. Aliénor d'Aquitaine est la dernière cheffe de cette lignée avant que son duché ne rejoigne les possessions du roi de France Louis VII, puis - et surtout - des Plantagenêt rois d'Angleterre. Cette monographie familiale vise à comprendre l'organisation politique du Nord du duché d'Aquitaine à la fin de la lignée des Guillelmides, comment le pouvoir y est exercé ainsi que les événements qui s'y déroulent. Le duc Guillaume X n'a presque jamais fait l'objet d'étude, alors que, sans avoir l'aura de son père le célèbre Guillaume IX le Troubadour, il est une figure incontournable de son temps. Son principat est marqué par sa responsabilité dans le schisme d'Anaclet II qui bouleverse l'Europe. Après lui, vient le temps de sa fille, Aliénor, et de la domination royale imposée par son premier époux, Louis VII le Jeune. Cette époque prend fin avec le divorce du couple ; divorce personnel, divorce politique, divorce territorial. Il est suivi du remariage de la duchesse avec Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie et futur Henri II roi d'Angleterre, rival du roi de France. Ainsi les prémices de la guerre de Cent Ans sont engendrés... Que recèle donc le duché d'Aquitaine et ses princes ? Quelle est l'Histoire ? Quels impacts y a-t-il ?
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau.