Alfredo Bryce-Echenique
Alfredo Bryce-Echenique
À travers les yeux de Julius, six ans, découvrez l'envers décoratif de la haute bourgeoisie de Lima : entre une mère futile, un père homme d'affaires impitoyable et des domestiques lucides, ce roman culte mêle humour acide et critique sociale.
La dynastie des De Ontañeta règne depuis longtemps sur Lima, figures de l'aristocratie péruvienne, propriétaires de terres immenses et de richesses infinies, dépensiers, frivoles et étrangers au pays dans lequel ils vivent. Alfredo Bryce-Echenique nous raconte ici leur fin et explore leur arbre généalogique. Au fil du temps les situations scabreuses se multiplient dans la famille : suicides, crimes, mariages incestueux. Les dernières années du patriarche Tadeo sont bien éloignées de son apogée comme propriétaire de mines et grand voyageur. Celles de Fermín Antonio, son fils, séducteur et collectionneur de femmes, sévère et impitoyable, seront tout aussi lamentables, pour ne rien dire des branches collatérales. Bryce-Echenique revient à ses meilleurs textes de dissection et de satanisation d'une classe sociale qu'il connaît bien. Il retrouve son humour sardonique, son ironie et le charme qu'il sait si bien déployer dans les scènes de tendresse.
« Je me sens aussi forte que Tarzan au bord d'un fleuve puissant où même les crocodiles le respectent... » déclare la délicieuse Fernanda Maria, qui se sert des sentiments comme Tarzan des lianes pour traverser intacte les turbulences latino-américaines des trente dernières années, dont les survivants ne peuvent qu'être des athlètes de la vie. Lui, il vit en Europe, il l'aime, reçoit ses lettres et rêve de revenir au jour où il n'a pas su la séduire pour toujours. Alfredo Bryce-Echenique écrit ici une histoire d'amour à rebondissements, pleine d'humour et de tendresse. Il nous entraîne dans une aventure littéraire qui marque un tournant dans son oeuvre. "Il cultive la plus folle et la plus profonde des nostalgies, celle de la paix, du bonheur simple, de la tendresse pleine et tranquille. L'utopie par excellence." - Le Monde