Yan-chim Jost-tse
Yan-chim Jost-tse
Lors d'infections ou de ravages, les plantes renforcent leurs barrières structurales de défense. Par la même occasion elles déclenchent par l'intermédiaire d'éliciteurs une cascade de réactions aboutissant à la synthèse de substances chimiques (phytoalexines) dirigées contre ses ennemis. Parmi celles-ci il y a les alcaloïdes, terpènoïdes, composés phénoliques, cyanogènes, lectines et diverses enzymes. Ces substances sont soit déjà présentes dans la plante (anticipines) soit induites par les pathogènes et ravageurs. Une plante peut neutraliser les toxines des pathogènes et vice versa. L'interférence par l'ARN permet aux plantes de lutter contre les virus, la méthylation de l'ADN réduit les gènes étrangers au silence. Les hormones de stress (éthylène, jasmonate, salicylate, acide abscissique, strigolactones, systémine) sont impliquées dans les réactions de défense. Les substances volatiles servent à communiquer entre plantes (appel aux parasitoïdes, avertissement de dangers d'infection ou de prédation). La communication souterraine entre plantes se fait à l'aide de mycorhizes (Internet souterrain). Ce que nous avons appris sur les stratégies de défense chez les plantes a son application pratique dans la lutte contre les maladies et les parasites.
Pourquoi certains aliments ou pratiques alimentaires, qu'il s'agisse du pâté chinois, de l'agneau de Charlevoix, de la poutine ou des rituels du temps des sucres, en arrivent-ils à être dotés d'une valeur patrimoniale? Les auteurs étudient ce phénomène de patrimonialisation, en cherchant à comprendre les voies par lesquelles elle se concrétise, en interrogeant les lieux communs et les évidences qu'elle génère, mais aussi les significations nouvelles qu'elle produit.
Les plantes hyperaccumulatrices de métaux lourds (zinc, cuivre, plomb, chrome, sélénium, arsenic, mercure, cadmium, nickel, argent, or, et platine) sont capables de les absorber et de décontaminer les eaux et les sols pollués. Près de mille plantes hyperaccumulatrices ou tolérant les métaux lourds ont été identifiées et chacune d'elles a sa spécialité. Cet ouvrage aborde plusieurs questions importantes. Quelles sont les origines de la pollution aux métaux lourds ? Comment les plantes réagissent-elles à la présence de ces métaux ? Pour la plante quels sont les avantages d'accumuler les métaux lourds (compétition avec d'autres plantes, protection contre les parasites et pathogènes) ? Quelles sont les qualités essentielles requises pour qu'une plante devienne de façon rentable accumulatrice de métaux lourds (potentiel d'accumulation, biomasse, système racinaire) ? Comment améliorer ces plantes par transgénèse ? Quelle est l'utilité de l'application d'engrais et d'agents chélateurs ? Quelques exemples pratiques de phytominage du nickel, de l'or et de l'argent ainsi que la phytoremèdiation (rhizofiltration, phytostabilisation, phytoextraction, phytovolatilisation) de sites pollués (sol et eau) au nickel, arsenic, cadmium, cuivre, mercure, plomb, sélénium, zinc sont présentés. Plus de quatre-vingts espèces de plantes tolérantes ou hyperaccumulatrices de métaux lourds sont citées dont seize d'entre elles sont illustrées dans cet ouvrage (aquarelles de l'un des auteurs).