Virginie Sassoon
Virginie Sassoon
Si nous ne pouvons plus vivre sans les écrans, comment apprendre à mieux vivre avec ? À l'image de l'océan, Internet est puissant, fascinant et dangereux. Ses courants bousculent nos vies, transforment nos métiers et nos repères, infiltrent nos intimités, et cela ne fait que commencer. Nous aspirons à devenir des amphibiens, capables de vivre en équilibre : un pied sur la terre ferme, l'autre plongé en conscience dans le flux numérique. En réalité, nous nous sentons submergés. Nous vous proposons une traversée, informée et sensible, pour partager nos expertises et nos expériences, celles d'un couple qui doute et grandit avec trois enfants et dix écrans sous leur toit. Faire la paix avec nos écrans, ce n'est pas renoncer, c'est apprendre à riposter pour préserver nos liens, et surtout, réconcilier nos cerveaux sursollicités avec la sagesse de nos corps oubliés. Le temps n'est plus à la culpabilité ni aux promesses irréalistes de déconnexion totale : sortons du sentiment d'impuissance. Nous sommes embarqués alors... naviguons !
Si nous ne pouvons plus vivre sans les écrans, comment apprendre à mieux vivre avec ? À l'image de l'océan, Internet est puissant, fascinant et dangereux. Ses courants bousculent nos vies, transforment nos métiers et nos repères, infiltrent nos intimités, et cela ne fait que commencer. Nous aspirons à devenir des amphibiens, capables de vivre en équilibre : un pied sur la terre ferme, l'autre plongé en conscience dans le flux numérique. En réalité, nous nous sentons submergés. Nous vous proposons une traversée, informée et sensible, pour partager nos expertises et nos expériences, celles d'un couple qui doute et grandit avec trois enfants et dix écrans sous leur toit. Faire la paix avec nos écrans, ce n'est pas renoncer, c'est apprendre à riposter pour préserver nos liens, et surtout, réconcilier nos cerveaux sursollicités avec la sagesse de nos corps oubliés. Le temps n'est plus à la culpabilité ni aux promesses irréalistes de déconnexion totale : sortons du sentiment d'impuissance. Nous sommes embarqués alors... naviguons !
La température « ressentie » est désormais présente dans tous les bulletins météo. Et, petit à petit, cette notion de ressenti se propage dans bien des domaines : sentiment d'insécurité ou de déclassement, anxiété écologique, fatigue informationnelle, craintes identitaires, consommations ou encore perceptions politiques..., ce que l'on ressent pèse de plus en plus lourd dans nos regards et nos actions. Peut-on mieux cerner cette notion ? Quelle est son influence sur nos sociétés ? Et qu'en faire ? Faut-il désormais inventer un ressentimètre ? La Fondation Jean-Jaurès a ouvert ce chantier, et quatre observatrices et observateurs de premier plan apportent ici leurs analyses sur cette France des ressentis qui émerge. Gilles Finchelstein est secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès, essayiste et chroniqueur.
Si nous ne pouvons plus vivre sans les écrans, comment apprendre à mieux vivre avec ? À l'image de l'océan, Internet est puissant, fascinant et dangereux. Ses courants bousculent nos vies, transforment nos métiers et nos repères, infiltrent nos intimités, et cela ne fait que commencer. Nous aspirons à devenir des amphibiens, capables de vivre en équilibre : un pied sur la terre ferme, l'autre plongé en conscience dans le flux numérique. En réalité, nous nous sentons submergés. Nous vous proposons une traversée, informée et sensible, pour partager nos expertises et nos expériences, celles d'un couple qui doute et grandit avec trois enfants et dix écrans sous leur toit. Faire la paix avec nos écrans, ce n'est pas renoncer, c'est apprendre à riposter pour préserver nos liens, et surtout, réconcilier nos cerveaux sursollicités avec la sagesse de nos corps oubliés. Le temps n'est plus à la culpabilité ni aux promesses irréalistes de déconnexion totale : sortons du sentiment d'impuissance. Nous sommes embarqués alors... naviguons ! Cover © Si mendo / Shutterstock
«Une soirée animée entre amis. A un moment, l'un d'eux me glisse :"Tu sais j'aime pas les Arabes mais toi c'est différent !" « Quand je dis mon lieu de naissance, on me répond par : "Non, mais avant ?" Avant quoi ? Et me voilà embarquée dans un interrogatoire policier sur mon arbre généalogique. On peut être française ET de couleur ! » « Un jour, une copine veut être rassurante et me balance : "Tu sais, tu es beau pour un Noir". » « D'habitude les gens me demandent mes origines en précisant que j'ai un léger accent charmant. Presque chaque fois que je réponds "je suis roumaine" je vois leur sourire se transformer en une sorte de déception indignée. » Le racisme ordinaire s'exprime tous les jours, de manière consciente ou inconsciente, par un trait d'humour maladroit, une question anodine ou une petite phrase en apparence bienveillante. Bien plus difficile à identifier et à dénoncer qu'une insulte ou une agression physique, il constitue pourtant une violence quotidienne pour des millions de Français. Des femmes et des hommes, de tous âges et tous horizons, racontent ici ces mots qui font mal, ces humiliations quotidiennes, ces gestes ou plaisanteries qui deviennent insupportables. La mise en lumière de ces témoignages bruts et anonymes dessine une radiographie du racisme ordinaire en France et rappelle l'urgence et la nécessité de ce combat. Pour apprendre, comprendre et avancer ensemble.
«Une soirée animée entre amis. A un moment, l'un d'eux me glisse :"Tu sais j'aime pas les Arabes mais toi c'est différent !" « Quand je dis mon lieu de naissance, on me répond par : "Non, mais avant ?" Avant quoi ? Et me voilà embarquée dans un interrogatoire policier sur mon arbre généalogique. On peut être française ET de couleur ! » « Un jour, une copine veut être rassurante et me balance : "Tu sais, tu es beau pour un Noir". » « D'habitude les gens me demandent mes origines en précisant que j'ai un léger accent charmant. Presque chaque fois que je réponds "je suis roumaine" je vois leur sourire se transformer en une sorte de déception indignée. » Le racisme ordinaire s'exprime tous les jours, de manière consciente ou inconsciente, par un trait d'humour maladroit, une question anodine ou une petite phrase en apparence bienveillante. Bien plus difficile à identifier et à dénoncer qu'une insulte ou une agression physique, il constitue pourtant une violence quotidienne pour des millions de Français. Des femmes et des hommes, de tous âges et tous horizons, racontent ici ces mots qui font mal, ces humiliations quotidiennes, ces gestes ou plaisanteries qui deviennent insupportables. La mise en lumière de ces témoignages bruts et anonymes dessine une radiographie du racisme ordinaire en France et rappelle l'urgence et la nécessité de ce combat. Pour apprendre, comprendre et avancer ensemble.