Vincent Robert
Vincent Robert
À la veille de la Grande Guerre, bien des observateurs notaient que les Français commençaient à s'habituer à la liberté de la rue, et que les cortèges de manifestants, catholiques ou nationalistes, pacifistes ou révolutionnaires, n'attiraient plus les foudres de l'autorité. Par quelles voies et à quel moment les manifestations, « symptôme non équivoque d'anarchie » en 1848 encore, sont-elles devenues une forme normale d'expression politique des citoyens ? La réponse a été cherchée dans le foisonnement des cortèges rituels, convois funéraires et processions, carnavals et conduites compagnonniques, qui sillonnaient l'espace d'une grande ville, le Lyon de la deuxième moitié du xixe siècle, dans les cris et les chants, sur les bannières et les pancartes : comment le politique naît du folklore et des traditions, qu'il nourrit à son tour.
On s'est beaucoup moqué des banquets politiques, de « cette éloquence d'automne semée autour de tables bourgeoises et arrosée de vins du cru » (Lamennais). Comment prendre au sérieux en effet ces agapes, à nos yeux si prosaïques en pleine exaltation romantique, mais aussi ridiculement effusives dans une époque qui vouait un culte à la rationalité politique ? Et pourtant, aujourd'hui encore, chacun sait que la cause immédiate de la révolution de Février 1848 fut l'interdiction par Guizot d'un banquet réformiste, celui du XIIe arrondissement de la capitale. Bon nombre de contemporains en restèrent perplexes : comme nous, ils n'arrivaient pas à comprendre comment une décision apparemment anodine avait pu avoir de telles conséquences.Aussi fallait-il reconstituer une histoire qui n'a jamais été écrite, celle d'une forme disparue du répertoire politique. Le banquet n'est si étrange à nos yeux que parce que nous avons indûment valorisé Gavroche et Tocqueville, la barricade et le parlement. Décrire les banquets, pour d'abord mieux comprendre la sociabilité du premier xixe siècle, et reconstituer la culture politique de toute une génération, qui savait jouer des symboles et de l'implicite, et qui, après la Révolution et le despotisme napoléonien, cherchait sa voie dans une période décisive pour l'apprentissage de la liberté et de la démocratie. Puis faire toute sa place à un imaginaire dont nous avons oublié la richesse et les multiples enjeux. C'est, en définitive, s'interroger sur la nature même du lien politique, au-delà des discours et des institutions.
2013. La loi Taubira ouvre l'adoption aux couples de même sexe. Vincent et Marc déposent leur dossier deux jours après leur mariage. Commence alors une longue attente qui durera quatre ans.Ce livre est le journal de leur parcours vers l'adoption, une vraie mise à l'épreuve. Puis Pascal arrive, déjà 8 ans, pupille de l'État, avec sa mémoire et ses blessures. L'île aux deux paons raconte ce chemin : le désir d'enfant de deux hommes, les résistances d'un système, et l'amour d'une famille qui se construit malgré tout. Pascal a aujourd'hui 18 ans. Ponctué d'un conte que Vincent a écrit pour son fils - et que l'on voudrait lire à voix haute -, ce livre est la trace de ce qu'ils ont vécu, et d'une promesse tenue. Scénariste, auteur et réalisateur, Vincent Robert écrit pour la télévision depuis plus de vingt ans. Créateur de séries et lauréat du prix du meilleur scénario au Festival de La Rochelle en 2017, il explore avec sensibilité les récits sociétaux et les intrigues policières. Formateur reconnu en dramaturgie, il place l'émotion au coeur de son travail d'écriture.
Le 15 août 1977, un signal inédit de 72 secondes ne ressemblant à aucun bruit du cosmos est capté par un radiotélescope surnommé « The Big Ear.» 41 ans plus tard, deux jeunes scientifiques, l'un basé sur l'île de Porto Rico et l'autre en Virginie occidentale, reçoivent à leur tour et à cinq reprises, un étrange message provenant des étoiles. L'Humanité a-t-elle obtenu la réponse à la question qu'elle se pose depuis la nuit des temps ? Quoi qu'il en soit... les certitudes ont la peau dure et les deux surdoués ont communiqué leurs découvertes sans passer par la voie hiérarchique. Les conséquences d'une telle divulgation ne peuvent manquer d'ébranler les fondations de notre civilisation telle que nous la connaissons. Quant aux dogmes... n'en parlons pas ici. L'éclosion d'un autre futur ? Pourquoi pas ?... Une chasse à l'homme sur fond de conspiration s'engage pour faire taire ceux qui auraient mieux fait de conserver un silence circonspect. Et si la vérité était ailleurs ?
Le germe de la réponse se niche toujours au coeur de la question. Quel est donc cet ouvrage anonyme, bien réel et tant controversé ? Que peuvent bien contenir ses pages enluminées qui défraient la chronique depuis le 15ème siècle ? En toute bonne foi, nul ne le sait ! Hormis l'encre et la salive qu'il fait couler, ce manuscrit écrit sur parchemin demeure une énigme, un mystère ! Pour dissiper les brumes ? Un seul recours ! Un jeune Curé atypique, expert en extrême-onction, véritable virtuose des derniers Sacrements, grand mécène pourvoyeur en âmes fraîches, docteur ès sciences en châtaignes variées et fin connaisseur en requiem pour les gisants, oeuvrant sous l'égide d'un Pape peu orthodoxe et d'un Cardinal encore plus étrange. D'aucuns diraient... Pas très catholique... Un faible lumignon fiché dans sa main d'ancien mercenaire ayant reçu l'illumination, le Prêtre se lance sur les traces d'une organisation séculaire dont les membres se sont juré la perte du genre Humain. Le chef, le gourou de cette cohorte de démons n'est autre que le fils d'un célèbre alchimiste dont le nom à lui seul évoque encore le soufre et l'alambic. Au fil de son enquête mouvementée, le Père Jonas Gabriel pourra compter sur l'aide indéfectible de Soeur Angélina ; religieuse au passé tumultueux nantie d'une rare beauté, ainsi que sur deux agents du Mossad venus leur prêter main forte pour démêler l'écheveau. A croire qu'il existe des domaines, des circonstances, où l'ignorant est plus sage que l'érudit...