Valentine Goby
Valentine Goby
Vive est une enfant dont l'univers se déploie entre les arbres du jardin familial, les essences exotiques que son parfumeur de père rapporte de ses lointains voyages, et les mots nouveaux qu'elle consigne dans son carnet pour apprivoiser le monde qui l'entoure. Mais derrière la douceur apparente se cachent des blessures qui mettront beaucoup de temps à se refermer... "Le palmier" est le roman vrai d'une héroïne qui, comme l'autrice elle-même, fut très tôt confrontée à la beauté de la nature et à la brutalité de certains hommes. Tout à la fois récit initiatique, chronique familiale et fiction autobiographique, ce roman puzzle aux allures d'imagier est aussi une fascinante enquête, intime et poétique, sur les territoires de l'enfance, les pouvoirs de l'imaginaire et l'aventure de l'écriture.
Tout part d'une photo en noir et blanc jauni, carte postale retrouvée au fond d'une boîte à chaussures. Comme le souvenir d'une autre époque, on y devine l'histoire de Khadidja la mauresque, et à travers elle celle des oubliées du Bousbir, quartier fortifié de Casablanca réservé à la prostitution. Dans ce court roman à la langue ardente, Valentine Goby rend hommage à toutes ces femmes au corps surexposé mais à la mémoire oubliée, face au temps qui passe, face à la censure islamiste, face au patriarcat.
Camille est née sans bras. Avant son déménagement cela ne posait de problème à personne mais dans ce nouveau collège, le regard des autres ne la quitte plus. C'est vrai qu'elle est impressionnante avec sa bouche et ses pieds d'une rare dextérité. Quand ils la voient nager comme un poisson, ses camarades n'en croient pas leurs yeux. Enfin, acceptée, l'enthousiasme de Camille l'anguille va gagner Halis, cet élève que l'on chahute à cause de son poids. Une magnifique réécriture de Murène par Valentine Goby qui traite du handicap et de la différence avec humour et intelligence.
Billets réservés, valises bouclées, cet été, la famille Pommerol part en Chine ! Randonnées dans les montagnes, balades sur la Muraille, baguettes et sauce soja à tous les repas, ils en rêvent et l'ont annoncé à tout le quartier. Et puis patatras, le voyage est annulé. « Et si on faisait semblant ? »
« J'ai un rapport viscéral à la montagne. Elle m'a révélée à moi-même, m'a construite. Je l'associe à l'idée de refuge, de paix et de sérénité. » Née à Grasse dans une famille de parfumeurs, entre mer et montagne, Valentine Goby a choisi de se tourner du côté du relief, où elle a trouvé sa place : « C'est l'existence même qui prend du volume et de la consistance en montagne ; je m'y sens en fusion avec les éléments, à la fois aiguisée et totalement décentrée. » Au fil des entretiens, elle évoque ses souvenirs d'enfance dans les Alpes-de-Haute-Provence, ses voyages, ses nombreuses marches dans les Alpes et les Pyrénées, mais aussi sa tristesse quant aux blessures que l'activité humaine inflige à la montagne. Synonyme de silence et de solitude, la randonnée est un pas vers l'émancipation. Son travail d'autrice a rejoint son itinéraire de randonneuse avec l'écriture de L'Île haute, situé en Haute-Savoie : « Lorsqu'on aime raconter des histoires et les vivre, on ne peut qu'être attiré par la montagne. Chaque instant passé dans le relief induit un stimulus. On se trouve dans un état d'éveil permanent et voluptueux. »
« J'ai un rapport viscéral à la montagne. Elle m'a révélée à moi-même, m'a construite. Je l'associe à l'idée de refuge, de paix et de sérénité. » Née à Grasse dans une famille de parfumeurs, entre mer et montagne, Valentine Goby a choisi de se tourner du côté du relief, où elle a trouvé sa place : « C'est l'existence même qui prend du volume et de la consistance en montagne ; je m'y sens en fusion avec les éléments, à la fois aiguisée et totalement décentrée. » Au fil des entretiens, elle évoque ses souvenirs d'enfance dans les Alpes-de-Haute-Provence, ses voyages, ses nombreuses marches dans les Alpes et les Pyrénées, mais aussi sa tristesse quant aux blessures que l'activité humaine inflige à la montagne. Synonyme de silence et de solitude, la randonnée est un pas vers l'émancipation. Son travail d'autrice a rejoint son itinéraire de randonneuse avec l'écriture de L'Île haute, situé en Haute-Savoie : « Lorsqu'on aime raconter des histoires et les vivre, on ne peut qu'être attiré par la montagne. Chaque instant passé dans le relief induit un stimulus. On se trouve dans un état d'éveil permanent et voluptueux. »
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Coup de coeur de l'été de Cécile Ribault Caillol, journaliste et membre du jury du Prix Vendredi. Huit portraits vibrants de sportives qui se sont battues contre les préjugés et les interdits. Des femmes fortes, des athlètes qui ont lutté pour pouvoir pratiquer leur sport au même titre que les hommes. Avec courage, le feu dans les yeux et la rage au ventre, elles ont osé. Dire non, briser les tabous. Revendiquer leur place à l'entraînement, en compétition. Reprendre le contrôle de leur corps. À la poursuite des sommets, les Olympes se sont battues, guerrières invincibles, et ont ouvert la voie du sport à toutes les autres femmes. Par huit voix de la littérature contemporaine : Maïa Brami, Valentine Goby, Mathieu Palain, Sylvain Pattieu, Jennifer Richard, Caroline Solé, Carole Trébor, Jo Witek.
"Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes oeuvres, dans l'attente du jour qui se lève. De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort." Valentine Goby
"Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes oeuvres, dans l'attente du jour qui se lève. De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort." Valentine Goby
Un enfant arrive en hiver dans une région de haute montagne. Parisien il découvre la neige pour la première fois. Un décor impensé, impensable se dresse devant lui, cerné de pics et de glaciers qui par instant se dessinent dans l'épaisseur du brouillard. Là-haut, la nature règne en maître au rythme des saisons, ces cycles immuables au cours desquels des hommes et des femmes, des gosses, aux vies modestes mais d'une humanité décuplée par le sens et la nécessité de leurs tâches, vont partager leur monde avec ce citadin, ébahi.
Valentine Goby aborde ici ouvertement le récit autobiographique. Pour "Essences", elle revisite son enfance à Grasse, pays des parfumeurs et territoire du père, à travers les odeurs qui ont façonné les premières années de sa vie, de séduction en crises d'asthme. Plus tard, à Paris, à New York, à Hanoï et Manille, elle creusera la distance avec l'entreprise familiale, l'univers olfactif des origines, pour se forger une identité singulière dont la forme achevée sera le choix de la littérature.
'Elle imagine possible un mari fidèle, pour ça elle est prête à faire sa fille des rues, sa prostituée, sa courtisane. Tout plutôt que ça : qu'il couche ailleurs. Elle dit tout, elle pense tout, elle l'aime à se tuer.' Deux femmes en résistance contre la fin du désir amoureux. À un siècle d'écart leurs chemins se croisent, se confondent, se séparent : l'une tente l'impossible pour reconquérir l'homme qu'elle aime, l'autre imagine une rupture radicale. Toutes deux refusent le silence des corps.
'Elle imagine possible un mari fidèle, pour ça elle est prête à faire sa fille des rues, sa prostituée, sa courtisane. Tout plutôt que ça : qu'il couche ailleurs. Elle dit tout, elle pense tout, elle l'aime à se tuer.' Deux femmes en résistance contre la fin du désir amoureux. À un siècle d'écart leurs chemins se croisent, se confondent, se séparent : l'une tente l'impossible pour reconquérir l'homme qu'elle aime, l'autre imagine une rupture radicale. Toutes deux refusent le silence des corps.
Comme ils sont beaux. Mes enfants. Ils sont assis, tous les quatre, sur le muret. Immobiles. Silencieux. La maison dans le dos. En face, la mer. Ils regardent loin devant. Et loin derrière ; un soupir, un sourire pâle, un battement de cils. Les volets clos, les bagages posés sur le gravier, le soleil de septembre... c'est le décor d'un commencement ; d'un épilogue. L'un et l'autre peut-être. Un homme remonte l'allée, aveuglé de lumière. Dans sa main, il tient une Bible, le livre du début et de la fin ; ou l'inverse. Il ne sait pas que les quatre ombres assises là-bas, sur le muret, ont elles aussi peuplé un vide immense. Ébauché un monde. En sept jours. Quatre frères et soeurs se retrouvent, entre les murs de la maison où ils ont grandi. Seuls pour la première fois. En quête d'une rencontre. À la recherche d'un point de départ, au-delà des liens du sang.
Comme ils sont beaux. Mes enfants. Ils sont assis, tous les quatre, sur le muret. Immobiles. Silencieux. La maison dans le dos. En face, la mer. Ils regardent loin devant. Et loin derrière ; un soupir, un sourire pâle, un battement de cils. Les volets clos, les bagages posés sur le gravier, le soleil de septembre... c'est le décor d'un commencement ; d'un épilogue. L'un et l'autre peut-être. Un homme remonte l'allée, aveuglé de lumière. Dans sa main, il tient une Bible, le livre du début et de la fin ; ou l'inverse. Il ne sait pas que les quatre ombres assises là-bas, sur le muret, ont elles aussi peuplé un vide immense. Ébauché un monde. En sept jours. Quatre frères et soeurs se retrouvent, entre les murs de la maison où ils ont grandi. Seuls pour la première fois. En quête d'une rencontre. À la recherche d'un point de départ, au-delà des liens du sang.
Le rêve de Mamie Pommerol est de voler un jour. Juliette et sa soeur vont devoir mentir pour organiser une fête d'anniversaire mémorable.
Grâce à ses talents de grande menteuse, Juliette Pommerol se retrouve en séjour linguistique dans une famille anglaise typique. On retrouve avec plaisir ce personnage enjoué et entier, et partageons avec elle la nourriture et les habitudes des angliches. Réjouissant.
Hiver 56, François a 22 ans quand un accident le prive de ses bras. Bien au-delà de l'effroi, ce livre puissant raconte le combat de ce garçon, sa force et ses difficultés pour réintégrer non pas sa vie, mais une autre vie. Jusqu'au jour où, par-delà la vitre d'un aquarium, une murène lui réinvente un avenir et va lui ouvrir les portes d'une aventure singulière : les balbutiements du handisport.
À la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d'Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car à l'aube des années 1960, la Sécurité sociale ne protège que les salariés et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui, par insouciance, méconnaissance ou dénuement ne sont pas soignés à temps. Petite mère courage, Mathilde va se battre pour sortir ceux qu'elle aime du sanatorium, ce grand paquebot blanc niché dans les arbres, où se reposent et s'aiment ceux que l'enfance ne peut tolérer autrement qu'invincibles.
Fantine a abandonné sa fille aux Thénardier. Était-elle une mauvaise mère ? Telle est la question soulevée en classe un matin. En quoi cette histoire ancienne résonne-t-elle dans la vie de Sonia et Abdou ?
L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d'Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout. Je me promets d'éclatantes revanches est un texte intime, un manifeste vibrant qui rend hommage au pouvoir des mots et de la langue, plus que jamais nécessaire.
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l'entrée du camp. Autour d'elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l'énergie de survivre, au très profond d'elle-même, puiser chaque jour la force d'imaginer demain. Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.
Cet été de fin de 6e, Violette le passe à l'ombre des grands arbres du jardin de sa grand-mère. Entre parties de Scrabble et entraînement intensif à la slackline, elle tente d'effacer de sa vie tout ce qui pourrait lui rappeler son père et leur passion commune : les parfums. Mais voilà qu'un garçon du même âge emménage dans la maison voisine. Comme Violette, Roberto passe ses vacances seul. Hélas il est très curieux, et s'intéresse de trop près à ce carton secret dont se dégage l'odeur si spéciale de son jardin liquide Ilsl'ignorent tous deux, une fantastique aventure olfactive s'annonce. Illustration de couverture : Stéphane Kiehl
Un enfant arrive en hiver dans une région de haute montagne. Parisien, il découvre la neige pour la première fois. Un décor impensé, impensable se dresse devant lui, cerné de pics et de glaciers qui par instant se dessinent dans l'épaisseur du brouillard. Là- haut, la nature règne en maître au rythme des saisons, ces cycles immuables au cours desquels des hommes et des femmes, des gosses, aux vies modestes mais d'une humanité décuplée par le sens et la nécessité de leurs tâches, vont partager leur monde avec ce citadin, ébahi.
Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes oeuvres, dans l'attente du jour qui se lève. De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort. Trois personnages pour trois destins qui vont se rejoindre dans la tragédie la plus implacable : l'assassinat légal. Un narrateur, Samuel Labarthe, et trois comédiens pour trois points de vue : Maureen Diot dans le rôle de l'avortée, fragile et blessée, Marianne Epin dans celui de l'avorteuse attendant son exécution et Bernard-Pierre Donnadieu, dans le rôle tabou du bourreau, maniaque et brutal. Un narrateur, Samuel Labarthe, et trois comédiens pour trois points de vue : Maureen Diot dans le rôle de l'avortée, fragile et blessée, Marianne Epin dans celui de l'avorteuse attendant son exécution et Bernard-Pierre Donnadieu, dans le rôle tabou du bourreau, maniaque et brutal. Couverture : d'après photo © Allan Jenkins / Trevillion Images
Vingt-sept ans après la disparition mystérieuse de Sarah au Groenland, sa sœur Lisa part sur ses traces.