Thierry Wolton
Thierry Wolton
Le pacte germano-soviétique, signé à Moscou le 23 août 1939, a stupéfait le monde avant de le précipiter dans le Second conflit mondial du XXe siècle. Contre-nature d'apparence, cette alliance entre deux régimes totalitaires a été scellée en opposition à leur ennemi commun, les démocraties occidentales, et pour servir des intérêts complémentaires : partage de l'Europe centrale (Pologne, pays Baltes entre autres), fournitures de matières premières russes (pétrole, caoutchouc, notamment) pour soutenir l'effort de guerre allemand. Hitler et Staline ont fait fructifier leur entente au-delà d'une complicité de circonstance car ils étaient faits pour s'entendre. L'affrontement sanglant qui a opposé ensuite l'Allemagne nazie et l'Union soviétique, à partir de juin 1941, a fini par faire oublier la gémellité des systèmes rouge et brun à l'origine d'une guerre qui a meurtri la planète. Revenir de nos jours sur les convergences idéologiques, les connivences politiques, les affinités psychologiques entre le communisme et le nazisme est une démarche essentielle alors que le pouvoir russe actuel instrumentalise ce passé pour justifier sa volonté de conquête au prétexte de poursuivre le combat mené contre le fascisme d'antan, tout en escamotant cette page honteuse de l'histoire.
1981 : le monde tremble pour un baril de pétrole. Entre Washington, Moscou, Pékin et Riyad, diplomates, espions et princes arabes jouent une partie sans merci où chaque coup peut déclencher la guerre.
Et si ceux qui ont vécu le pire du socialisme nous offraient leur regard sur l'Occident ? L'Occident des dissidents donne la parole à ces témoins uniques, entre fascination et désillusion face à nos sociétés.
Le 24 février 2022, la planète a basculé dans un conflit d'amplitude mondiale. Deux conceptions de gouvernance, deux types de valeurs, deux manières de concevoir les relations internationales s'y affrontent. Toutes proportions gardées, ce temps ressemble à ce qu'était le monde avant que n'éclate la catastrophe de 1939-1945, qui opposa des nations libres à un régime totalitaire. Pourquoi cette sidération au moment de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et cette indignation quand les exactions des envahisseurs ont été connues, alors que cette séquence était non seulement prévisible, mais même annoncée, pour qui avait prêté attention à la nature du pouvoir installé en Russie depuis un quart de siècle ? Tel est le questionnement de ce bref et lumineux essai, qui analyse les étapes successives de cette chronique d'une guerre annoncée, dénonce la cécité volontaire, la candeur mercantile et l'aveuglement complice des Occidentaux -singulièrement la France- et se projette dans l'avenir afin d'aiguiser la vigilance et de réarmer les esprits face aux menaces d'un autre grand conflit à venir. Un régime qui opprime son peuple est une menace pour son étranger proche : telle est la tragique leçon que l'Europe centrale et orientale a apprise dans le sang au long du siècle dernier. Ce n'est pas l'extension du domaine de l'OTAN qui fait peur au dictateur russe, ce sont les contre-modèles qui pourraient donner de mauvaises idées à ses concitoyens sous le boisseau : la « révolution des roses » de 2003 à Tbilissi, la « révolution orange » de 2004 à Kiev, les manifestations de Maïdan en 2014, les protestations massives à Minsk contre le trucage de la présidentielle biélorusse de 2020. Une hantise similaire anime les dirigeants communistes chinois qui voient dans la démocratie taïwanaise leur pire ennemi : il est clair que Pékin fera tout pour détruire ce contre-modèle. Nous avons, par cynisme et Realpolitik (notre logique d'Etat classique préfère s'arranger de l'ordre -fut-il dictatorial- existant que d'avoir à affronter les désordres à venir), mais aussi parce que la menace islamiste a diverti notre attention de l'évolution des anciens blocs communistes, été dupes du monde post-soviétique : tâchons au moins de ne pas l'être du monde post-maoïste ! « Le vent d'Est l'emportera sur le vent d'Ouest » prédisait le Grand Timonier : il ne tient qu'à l'Ouest que cette prédiction ne se réalise pas...
Le communisme est un cas unique dans l'histoire. Aucune doctrine n'a connu un engouement de cette ampleur si rapidement, aucune n'a conquis autant de pays en si peu de temps, aucune n'a provoqué de tels dégâts humains, aucune n'a réussi à conserver pareille force d'attraction en dépit de son échec, aucune ne laisse à ce point de regrets. Pourtant, hors de l'apologie ou du rejet dont les régimes communistes ont pu être l'objet, au-delà de la sanctification de l'idéologie ou de sa condamnation, ce phénomène exceptionnel continue d'échapper pour l'essentiel à une réflexion de fond. D'ou vient le communisme, de quel processus historique est-il l'aboutissement, à quoi correspond son apparition dans l'évolution des sociétés humaines, pourquoi a-t-il tant séduit, qu'est-ce qui explique sa faillite, pour quelles raisons son deuil est-il si difficile à porter, sa fin est-elle définitive, peut-il muter et si oui de quelles manières ? Ce livre répond à ces questions. Penser le communisme de nos jours, c'est sonder les aspirations humaines les plus profondes, c'est en révéler les cicatrices laissées, c'est en estimer l'évolution possible.
Internet, les réseaux sociaux et la multitude d'applications disponibles ont radicalement bouleversé notre rapport au réel. Nous sommes comme envoûtés par les promesses qu'ils portent et les possibilités infinies qu'ils ouvrent ; mais aussi sous leur dépendance, tant ces dispositifs se sont immiscés dans notre quotidien. Sur ce monde nouveau, beaucoup a été dit et écrit, tour à tour pour s'en émerveiller, s'en émouvoir ou s'en inquiéter. Cet essai propose une autre voie : le propos n'est pas de dénigrer la révolution numérique que nous vivons - aussi capitale que l'a été hier la Révolution industrielle- ni le progrès technique, manifestation du génie humain, mais de questionner la multiplication des contrôles que ces nouvelles technologies imposent déjà à nos vies, dans tous ses aspects, à notre insu souvent, de la part des Etats comme des géants de la Tech. Miroir du nombrilisme individuel et refuge des revendications communautaires, internet alimente les fractures sociales tout en promouvant un conformisme normalisateur sous la contrainte de minorités galvanisées par des calculs algorithmiques qui les persuade d'incarner la nouvelle doxa. Prenons garde de ne pas « offrir au peuple en masse l'holocauste du peuple en détail » (Benjamin Constant). Quand l'outil de connaissance devient outil de surveillance et de contrôle, quand on veut faire des valeurs (propres à chaque individu ou chaque groupe) des normes (règles que tous doivent respecter), la pensée et la pratique totalitaires ne sont pas loin. Car même ce qui nous est présenté comme le recours à la dépendance aux Big Tech, à savoir la prise en charge par la puissance publique, est un risque majeur pour nos libertés, comme le montre la dérive chinoise longuement développée ici : deux faces de la même médaille de la sujétion (pile l'Etat gagne, face l'internaute perd). Ce sont ces nouvelles routes de la servitude volontaire que dévoile ici l'auteur en trois parties : aliénation, normalisation, soumission. Parce que la liberté est le bien le plus précieux, surtout pour ceux qui en sont privés, c'est pour la défendre et la restaurer que ce livre a été écrit. Comme le disait Victor Hugo « Sauvons la liberté, elle s'occupera du reste ! ».
Voici le premier récit complet de la plus grande aventure politique du XXè siècle : celle qui a porté les plus folles espérances et qui a conduit à la plus terrible catastrophe humaine de tous les temps, par sa durée et son ampleur. Le communisme n'a pas seulement régné sur une trentaine de pays et régi la vie de plus d'un tiers de l'humanité, il a également occupé la plupart des esprits pendant des décennies, aux quatre coins du monde. Nulle autre idéologie, nul autre système politique n'ont connu dans l'histoire une si foudroyante expansion. Comment expliquer ce succès, à quoi correspond-t-il, de quelle manière le communisme a-t-il triomphé, pourquoi a-t-il partout échoué, pour quelles raisons tant de vie humaines ont-elles été sacrifiées en son nom ? Seule une histoire mondiale de cette épopée permet de répondre à ces questions, de comprendre à la fois ce siècle communiste et l'héritage qu'il nous a laissé. D'octobre 1917 à la Révolution culturelle chinoise, de la collectivisation des campagnes à l'industrialisation menée à marche forcée, de la pénurie généralisée à la culture bâillonnée, de l'enfermement des peuples aux camps de concentration, tous les aspects de la réalité communiste, de son vécu sont ici racontés, analysés, mis en perspective. La trilogie, saluée par la critique et les plus grands spécialistes, fait déjà date dans l'historiographie du communisme et a été couronnée par le prix Jan Michalski. Le tome 3 est aussi le lauréat du Prix Aujourd'hui 2018.
La tragédie humaine à laquelle est associée l'histoire du communisme est-elle la conséquence de circonstances malheureuses ou d'une politique délibérée ? Ce débat, récurrent depuis l'apparition du premier régime communiste en Russie, ne peut être tranché que si l'on prend en considération la dimension mondiale du système. Quelles que soient la géographie, l'histoire, la culture des pays où le communisme a triomphé, les mêmes méthodes ont abouti aux mêmes résultats. Ce ne sont pas les circonstances qui ont scellé le sort des peuples concernés, mais l'application d'une politique identique, quelles que soient les particularités nationales. Rien ne ressemble davantage à une victime russe qu'une victime chinoise, cubaine, coréenne ou roumaine... La guerre civile permanente que les régimes communistes ont menée contre leur population, pour imposer leur dogme, explique l'hécatombe sans précédent qui en a résulté. C'est en toute conscience que des dizaines de millions d'êtres humains ont été enfermés, torturés, déportés, affamés. C'est en toute conscience que des centaines de millions d'autres êtres humains ont été surveillés, exploités, endoctrinés, asservis. L'histoire mondiale du communisme, vue du côté des victimes, montre à quel point les utopistes parvenus au pouvoir n'ont pas davantage cherché à en finir avec les inégalités qu' à construire la société idéale promise : c'est à l'humanité de l'homme qu'ils s'en sont pris. La trilogie, saluée par la critique et les plus grands spécialistes, fait déjà date dans l'historiographie du communisme et a été couronnée par le prix Jan Michalski. Le tome 3 est aussi le lauréat du Prix Aujourd'hui 2018.
Après Les Bourreaux (tome 1, le communisme d'en haut, du côté du pouvoir) et Les Victimes (tome 2, le communisme d'en bas, du côté de la société), Thierry Wolton achève sa monumentale trilogie « Une histoire mondiale du communisme » par ce dernier volume : Les Complices (le communisme dans les têtes). L'auteur s'attache, dans ce volet de son essai d'investigation historique, à tous ceux qui ont permis au communisme de prospérer avec un tel succès dans l'espace et avec une telle longévité dans le temps. Les dizaines de PC dans le monde avec leurs millions d'adhérents ; l'aveuglement idéologique de la quasi-totalité des intellectuels de l'époque ; la complaisance de la plupart des responsables politiques occidentaux à l'égard des régimes marxistes-léninistes ; l'aide apportée par les capitalistes cupides aux économies socialistes : autant de visages et de formes de complicité. A l'heure du bilan, maintenant qu'il est établi que l'espoir s'est mué en tragédie, les responsabilités apparaissent multiples et planétaires, ce qui rend ce passé si douloureux et la volonté de l'oublier impérieuse. Regarder ces vérités en face, sans honte mais sans concession, est pourtant une nécessité si l'on veut comprendre notre époque, héritage direct de ce siècle communiste achevé. Fidèle à sa méthode, Thierry Wolton brosse ici un grand récit ponctué de témoignages, d'anecdotes, d'analyses qui viennent compléter sa réflexion. Il montre aussi combien cette aventure humaine a façonné le visage de notre nouveau siècle, faisant de cette Histoire mondiale du communisme un livre au présent. Sa trilogie, saluée par la critique et les plus grands spécialistes, fait déjà date dans l'historiographie du communisme et a été couronnée par le prix Jan Michalski. Le tome 3 est aussi le lauréat du Prix Aujourd'hui 2018.
« Nier l'existence des crimes contre l'humanité, en minimiser les faits ou les déformer est du négationnisme. Sont des négationnistes ceux qui doutent de la réalité des camps d'extermination nazis, qui remettent en cause l'unicité de la Shoah. Refuser de reconnaître ou relativiser le génocide arménien et le massacre des Tutsis est aussi du négationnisme. En revanche, minimiser le nombre des victimes du communisme, dénier aux régimes communistes leur caractère totalitaire, continuer à présenter l'enfer vécu par ceux qui l'ont connu comme une nostalgie, n'est pas considéré comme une négation de l'histoire du XXe siècle. Pourquoi ne parle-t-on pas de négationnisme de gauche, d'où vient ce blocage, quels sont ceux qui le pratiquent, que cachent-ils, quelles conséquences cet escamotage du passé a-t-il sur notre monde actuel qui en est l'héritage ? Ce livre décrit les mécanismes de cette résistance aux vérités dérangeantes, et analyse la manière dont cet aveuglement historique conditionne les enjeux actuels : terrorisme islamique, montée du populisme, renouveau du nationalisme, retour de l'antisémitisme. Regarder l'histoire en face, sans mensonge ni omission, est une nécessité pour se garder de ce que la nature humaine est toujours capable de reproduire. Dénoncer le négationnisme de gauche au même titre que les autres négationnismes n'est pas seulement une affaire de morale, c'est aussi une question de sauvegarde. » Thierry Wolton
La situation mondiale comme on ne l'a jamais aussi bien expliquée en une cinquantaine de questions/réponses, qui rendent enfin compréhensibles une planète qui a cessé de nous être intelligible. Tout est allé si vite depuis le 11 septembre 2001 que chacun a eu le sentiment de perdre le fil et la logique de l'histoire. Ce livre permet de reprendre pied face aux événements. Les attentats perpétrés depuis plus d'une décennie n'ont épargné aucun continent. Vingt-neuf pays ont déjà été victimes d'attaques terroristes. Des nations aussi différentes que la Russie et Israël, l'Indonésie, l'Australie et l'Arabie Saoudite, le Japon et le Pakistan, l'Italie et le Maroc, et des dizaines d'autres, sont sur le pied de guerre. Les moyens militaires, policiers et financiers engagés sont considérables. Nous voilà bien en présence d'un nouveau conflit mondial qui a déjà fait deux millions de morts, le quatrième en moins d'un siècle, si l'on considère la « guerre froide » comme la troisième guerre mondiale. Ce livre apporte des réponses simples, claires et précises à toutes les questions que nous nous posons sur le monde tel qu'il (ne) va (plus) : un outil de pédagogie indispensable pour le plus grand nombre, où les profanes découvriront tout, et les spécialistes apprendront beaucoup.
La France aime se pencher sur son passé. A sa façon. Le déchainement des passions n'y a d'égal que le poids des culpabilités. Et alors que la Seconde Guerre mondiale n'en finit pas de gouverner les esprits, les négationnismes de tous bords abondent. Des débats sur le procès Papon aux disputes sur les millions de morts du Goulag, le travail de mémoire de révèle troublé, piégé, voire impossible. Car l'histoire, en France, est frappée d'interdits. Elle est mythifiée dès qu'il s'agit d'instru- mentaliser la Résitance et le complexe de Vichy pour mieux emprisonner le présent dans le passé. Elle est occultée dès qu'il faut exonérer le communisme afin d'assurer un avenir à l'utopie. Elle tourne au procès en sorcellerie contre ceux qui cherchent à établir les faits contre l'idéologie. A l'origine de ce mal, l'hémiplégie dont souffre notre vision du totalitarisme au XXe siècle : l'exception française, sera-t-elle, demain, de demeurer le dernier pays communiste au monde ? A travers les grandes étapes de notre vie politique et intellectuelle depuis l'après-guerre, Thierry Wolton démonte les ignorances, dénonce les connivences, invite la droite à renouer avec les idées, la gauche à se libérer de ses archaïsmes. Avec, au coeur du débat, la place de la morale dans notre démocratie.
Pendant un quart de siècle, la France a davantage subi l'influence soviétique que les autres démocraties occidentales. De 1945 jusqu'aux années 1970, cette influence a reposé sur la fascination d'une partie des intellectuels français pour l'Est, et sur un parti communiste aux ordres de Moscou. Mais surtout, Moscou a trouvé en France un terrain plus favorable qu'ailleurs pour ses "opérations d'influence", en jouant sur la crainte des dirigeants de la puissance allemande et sur la volonté française de s'émanciper de l'influence américaine. Les archives diplomatiques soviétiques mises à jour pour la première fois dans ce livre apportent sur cette politique soviétique un éclairage entièrement nouveau : de De Gaulle à Jean Monnet, de Pierre Mendès France à Michel Debré, c'est l'ensemble de la classe politique française que les soviétiques ont tenté de circonvenir. A travers ces documents, on découvre ainsi comment la France a été pendant des années, "sous influence".
Pourquoi la France n'a-t-elle jamais connu de grandes affaires d'espionnage comme ses voisins britannique ou allemand avec les fameuses "taupes" de Cambridge ou le scandale Günther Guillaume qui a brisé la carrière du chancelier Brandt ? De telles affaires ont existé répond Thierry Wolton, et particulièrement un réseau d'espionnage soviétique dont les membres ont appartenu aux plus hautes sphères de l'Etat. Thierry Wolton a eu accès pour la première fois aux archives secrètes de l'ex-URSS. A Moscou, il a pisté les traces de ce réseau ultra-secret qui prend ses racines dans les années trente mais dont certains membres étaient récemment encore en activité. Son enquête, qui l'a aussi amené dans les coulisses du renseignement aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, lui permet également de reconstituer la fabuleuse destinée de l'homme par qui tout est arrivé : Henri Robinson, l'agent recruteur de ces "taupes" françaises.
Les Ecuries de la Ve ne sont guère reluisantes, nous révèle, preuves à l'appui, Thierry Wolton. A travers affaires et scandales, connus ou ignorés, il met au jour les liens secrets entre argent et politique. Il raconte comment le butin de certains hold-up aurait fini dans quelques caisses électorales ; pourquoi Jean de Broglie devait mourir ; où sont allés les millions disparus dans l'escroquerie des "avions renifleurs" ; qui a profité du gigantesque trafic des fausses factures de Nice ; dans quelle poche sont tombés les milliards perçus sur les ventes d'armes à l'Irak... Livre d'histoires de l'Histoire, voici un véritable roman noir des trente dernières années.
"Farewell" : c'est le titre d'un dossier ultrasecret dont François Mitterrand prend connaissance un jour de juin 1981. Mais "Farewell" c'est avant tout le nom de code d'un très haut responsable du KGB qui est devenu l'un des espions les plus importants de ce siècle en passant au service de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Grâce à "Farewell", la France a pu expulser quarante-sept "diplomates" soviétiques en 1983. Grâce à "Farewell", une centaine d'espions de Moscou ont été découverts dans le monde entier. Jamais ce secret explosif n'avait été révélé ! Thierry Wolton dresse ici le tableau stupéfiant et exhaustif des méthodes utilisées par les services de renseignements soviétiques, à travers des dizaines d'histoires vraies et des centaines d'anecdotes puisées aux meilleures sources.
Un gouvernement prend son peuple en otage, l'affame, inonde le monde de photos terribles et réclame de l'argent. L'opinion publique mondiale a réagi immédiatement, avec générosité, bravo ! Mais aussi avec aveuglement. André Glucksmann et Thierry Wolton révèlent les dessous de la plus grande opération d'aide et de charité qu'ait connue l'histoire humaine. Comment la dictature éthiopienne a laissé venir la famine, comment elle organisa et mit en scène l'information et pourquoi les institutions internationales, parfaitement au courant, couvrent les scandales et les crimes des autorités communistes locales. Informations, émotions, mobilisations, c'est sur le petit écran que se noue notre rapport à l'autre : un milliard cinq cents millions de Terriens ont regardé en même temps et les terribles images de la famine et la retransmission du plus grand concert pop et charitable. André Glucksmann et Thierry Wolton essaient de définir le principe d'une morale de l'extrême urgence qui fonde la nouvelle solidarité électronique. Dans la guerre des images, les démocraties sont en retard ; elles subissent les mises en scène terroristes sans interroger la stratégie qui les prémédite. L'URSS a pris de l'avance en Afrique, elle fournit les munitions, tandis que l'Occident livre le blé. L'Afrique rouge est bien partie.